Dimanche 24 février 2008

Le patient ayant fait un infarctus du myocarde (IDM) est un patient à haut risque cardiovasculaire.

 

Il faut corriger les facteurs de risques: arrêter de fumer, surveiller l'alimentation, réaliser une activité physique régulière, lutter contre un taux de cholestérol élevé, un surpoids, contrôler l'hypertension artérielle (HTA), contrôler le diabète si il y a lieu....

Les objectifs tensionnels sont à 130/80 mmHg, Le LDL cible est à 1 g/l, l'HGa1c en dessous de 7%.

 

Le traitement doit être pris à vie sans interruption. Il réduit la mortalité, réduit le taux de récidive, prévient l'insuffisance cardiaque et le risque d'Accidents Vasculo-Cérébraux.

 

Il comporte une quadrithérapie:

 

A aspirine

entre 75 et 150 mg/j . Ne pas prescrire si antécédent allergique. Le clopidrogel est associé en cas de revascularisation pendant 12 mois. Les anticoagulants de types AVK sont prescrits en cas de fibrillation atriale, de dilatation du ventricule gauche, d'anévrisme ou de complications thrombo-emboliques post-IDM.

 

B Bêta-Bloquant

ralentit le coeur, diminue donc les besoins en oxygène et prévient la survenue de troubles du rythme.

 

C Inhibiteur de l'Enzyme de Conversion

Le ramipril 10 mg et le périndopril 8 mg(essai Hope et Europa) ont apportés les preuves de leur efficacité. En cas d'intolérance, le valsartan peut être prescrit.

 

D Statine ou fibrate

quelque soit le taux de cholestérol du patient.

 

 

par docteurmailler publié dans : cardiologie
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Samedi 16 février 2008

Le tabac est une plante cultivée dans le monde entier. Les feuilles sont séchées puis mises à fermenter pour obtenir un goût spécifique.

Le tabac contient de la nicotine. La nicotine a un effet éveillant, anxiolytique et coupe-faim. Les produits du tabac contiennent des additifs, leurs combustions créent de nouveaux composants nocifs pour la santé (goudrons, monoxyde de carbone).

En 1560, le tabac arrive en France via un moine revenant du Brésil et via Jean Nicot, diplomate français en poste à Lisbonne. Taxé par Richelieu, le tabac devient une source de revenu d'Etat et Colbert instaure en 1674 le monopole des ventes. La cigarette arrive en France qu'en 1825.

66 000 personnes meurent de tabagisme en France chaque année . Un cancer sur trois est dû au tabac.

EFFETS CARDIOVASCULAIRES

Hypertension artérielle, détérioration des artères (artères du cerveau , des membres...), augmentation du pouls. Les infarctus du myocarde sont 2 x plus nombreux chez les fumeurs.

EFFETS RESPIRATOIRES

Bronchite chronique, cancer du poumon, des bronches, des voies ORL....

EFFETS DIGESTIFS

augmentation de l'acidité gastrique : ulcères, gastrites, cancer de l'oesophage....

EFFETS GENERAUX

Le tabac limite l'apport d'oxygéne au niveau du cerveau et des muscles, maux de têtes, vertiges et diminution de la résistance à l'effort sont fréquents.

Risques de cancer de la vessie, du pancréas...

La dépendance (sensation de manque, anxiété, irritation, tremblements, sueurs) au tabac est connue de tous.

TABAC ET GROSSESSE

Retard de croissance intra-utérine possible.

Risque de prématurité.

Risque de grossesse extra-utérine augmenté.

Risque de mort subite du nourrisson augmentée.

Troubles respiratoires chez le bébé (tabagisme passif)

COMMENT ARRETER?

Les risques liés au tabac sont réversibles, il faut arrêter.

Substitutions nicotiniques (patch, gommes à mâcher, pastilles, inhaleur..) avec un sevrage progressif pour réduire les effets de manque. L’usage des substituts multiplie par 2 les chances d’arrêt versus placebo.

Aide psychologique individuelle ou collective, rencontre avec d'anciens fumeurs, relaxation,....

La quantité de tabac consommée en France est en baisse parallèlement à l'augmentation du prix.

  Depuis le 1er février 2007, les substituts nicotiniques sont remboursés pour un montant maximum de 50 euro par an sur prescription du médecin traitant. Renseignez-vous auprès de vos CPAM et/ou Mutuelles.

Des rechutes à l’arrêt sont possibles, il faut trouver la bonne stratégie. Il existe également des centres spécialisés en tabacologie.

Le Bupropion et le varenicline peuvent être une autre alternative. Attention cependant aux contre-indications : troubles convulsifs ou antécédents convulsifs, anorexie ou boulimie, tumeur du système nerveux central, sevrage alcoolique ou de benzodiazépine, insuffisance hépatique et trouble bipolaire. Si au bout de 7 semaines, le patient n’est pas répondeur à la molécule, il ne sert à rien d’aller au delà…Une sensation de bouche sèche, des insomnies et des maux de têtes sont rapportés.

Un arrêt progressif (sous substituts) est possible. L’association patch-gommes à mâcher, par exemple est possible (attention aux doses de nicotine !), pour palier aux effets de manque si le patch est sous-dosé.

Le surdosage nicotinique entraîne des nausées, palpitations, sueurs, hypersalivation, douleurs abdominales…

par docteurmailler publié dans : divers
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Mercredi 13 février 2008

PREVENTION DE LA PHLEBITE CHE LES ALITES

La mobilisation précoce er la contention veineuse des patients alités restent  les meilleures préventions des thromboses (Phlébites, Embolies Pulmonaires…) chez les alités.

 

L’Héparine non fragmentée, les HBPM, le Fondaparinux (contre-indiqué en cas d’insuffisance rénale) sont à prescrire en cas d’alitement prolongé et/ou si le patient est âgé.

 

La prescription se fait pour une durée de 6 jours minimum.

 

Il faut doser le taux de plaquettes (risques de thrombopénie immuno-allergique) 2 x par semaine pendant les 3 premières semaines du traitement. Pour le Fondaparinux, l’AMM n’oblige pas à surveiller le taux des plaquettes.

 

ATTENTION au risque hémorragique avec les AINS ou l’Aspirine !

docteur mailler

par docteurmailler publié dans : cardiologie
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Mercredi 6 février 2008

Docteur mailler

Le RGO est marqué par le pyrosis (sensation de brûlures à point de départ épigastrique irradiant en rétrosternal) et les régurgitations acides.

On parle de reflux pathologique lorsque celui-ci survient plus d'1 fois par semaine.

Des troubles du sommeil sont possibles : réveils nocturnes, difficultés à l'endormissement, cauchemars.

On peut noter également: un enrouement chronique, une toux chronique, une toux nocturne, une sensation d'étouffement nocturne, douleurs pharyngées, douleur thoracique

Les facteurs favorisants sont: l'antéflexion, le décubitus post-prandial, le port d'une charge...

 

ENDOSCOPIE

Afin de visualiser une érosion oesophagienne, oesophagite...

Ecarte un cancer de l'estomac, de l'oesophage (terrain éthylo-tabagique)

Une endoscopie normale est possible lors d'un RGO.

 

TRAITEMENT

Régime pauvre en graisse en alcool, arrêt du tabac, corriger le surpoids.

Surélever la tête de lit.

Les antiacides et les alginates sont utiles si le RGO survient une fois tous les 3 mois.Leur effet est immédiat.

Les prokinétiques sont inutiles.

Les IPP sont utiles si le RGO est présent une fois par semaine ou en cas d'oesophagite. L'activité des IPP est obtenue en 3 à 5 jours.

La prescription initiale se fait sur 4 à 6 sem puis on peut proposer un traitement à la demande.

par docteurmailler publié dans : gastroentérologie
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Mercredi 30 janvier 2008
Docteur Mailler


FACTEURS DE RISQUES

Tabac (jusqu'à 3 ans après l'arrêt)

Antécédents de maladies cardiovasculaires personnelles (artérite des membres inférieurs, AIT, coronaropatie)

Antécédents de maladies cardiovasculaires familiaux(père d'âge inférieur à 55 ans et mère 65 ans)

Age: supérieur à 50 ans pour l'homme et 60 ans pour la femme

Diabète de type II

Dyslipidémie

Atteinte d'un organe cible (Hypertrophie ventriculaire G, retentissement rénal)



PRESCRIPTION

Lutter contre le tabagisme,, promouvoir l'exercice physique, consommer moins de sel, d'alcool, moins de graisse saturée. Manger plus de fruits, plus de légumes.


Prescrire plus des Ara2 chez le diabétique avec atteinte rénale.

Un bithérapie , voir trihérapie est parfois nécessaire pour ramener les chiffres tensionnels en dessous de 140/90 (125/75 si protéinurie).


Le contrôle d'une dyslipidémie par une statine par exemple peut être nécéssaire.

En l’absence de dyslipidémie, une statine est recommandée tout de même chez le diabétique ou chez les patients présentant 3 facteurs de risques associés à l’HTA.


Chez les patients souffrant d'une maladie cardiovasculaire, cérébrovasculaire ou rénale, l'aspirine doit être prescrite à dose faible (si pas de contre-indications).


par docteurmailler publié dans : cardiologie
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