Prise en Charge
La maladie de Parkinson est une maladie neurodégénérative chronique qui touche 100 000 personnes entre 45 et 70 ans en France.
Les causes sont multiples et mal connues : génétiques, environnementales (métaux lourds, pesticides organochlorés), traumatismes crâniens.
La physiopathologie n’est pas connue en totalité, néanmoins le taux de dopamine cérébral est diminué par dégénérescence des neurones qui la produisent.
Les altérations cérébrales ne se limitent pas seulement à la sphère dopaminergique mais aussi à de nombreux systèmes de neurotransmetteurs (sérotoninergiques,
cholinergiques, glutamatergiques, adénosinergiques ou encore adrénergiques).
Plusieurs structures cérébrales sont atteintes au cours de la maladie. Les tubercules olfactifs et le locus cœruleus sont affectés en premier rendant compte des troubles de l'olfaction et du sommeil (agitation nocturne et cauchemars) initiaux. Ensuite, des structures impliquées dans la régulation motrice (substance noire) situées dans la partie haute du tronc cérébral vont être atteintes et entraîner les signes moteurs caractéristiques de la maladie. Enfin après plusieurs décennies d'évolution, des structures corticales peuvent être touchées.
Une consultation chez le neurologue est conseillée avant de débuter un traitement.
La maladie de Parkinson se distingue des syndromes parkinsoniens qui sont généralement d'origines diverses, plus sévères et répondent peu au traitement.
CLINIQUE :
Tremblement, lors des moments de repos, des extrémités : « le patient compte sa monnaie,sucre les fraises». Il est lent et régulier, pouvant plus rarement persister dans l'attitude. Classiquement, il disparait lors des mouvements volontaires et du sommeil, augmenté par les efforts de concentration tels que le calcul mental et respecte le cou et la tête mais il peut toucher le menton.
Lenteur des mouvements (Akinésie, bradykynésie). Perturbation des mouvements automatiques comme dans la mimique du visage ou dans la marche (visage impassible, la bouche entrouverte, clignant rarement des yeux avec marche lente à petits pas, parfois entrecoupée d'arrêts avec piétinement) . La marche est parfois rapide (festination), le malade penché en avant paraissant courir après son centre de gravité. Il y a toujours perte du ballant des bras. Les mouvements alternatifs rapides des membres (épreuve des marionnettes..) sont mal réalisés.
Douleurs articulaires, asthénie, troubles urinaires, troubles digestifs
Troubles de l’odorat, de la parole, de la déglutition, de l’humeur, du sommeil, de l’écriture (micrographie), troubles cognitifs…
Le diagnostic repose sur la mise en évidence d'une akinésie associée à un autre symptôme (rigidité, tremblement de repos, ou trouble postural).
EVOLUTION
Perte progressive de l’autonomie
Chutes
Le traitement permet de limiter les symptômes, il n’arrête pas l’évolution de la maladie.
TRAITEMENT
Actuellement, aucun médicament n'a démontré d'efficacité sur la progression de la maladie, il n'existe pas de traitement curatif de la maladie.
L-dopa
Agonistes dopaminergiques (Selegiline, rasagiline)
Neurochirurgie stéréotaxique avec stimulation cérébrale profonde.
Kinésithérapie
Orthophonie
Exercices physiques réguliers
Des mouvements anormaux (dyskinésie) peuvent apparaître sous L-Dopa . Les dyskinésies peuvent être retardées par la prise d'agonistes dopaminergiques, il est nécessaire de diminuer la dose.
Autres effets secondaires de la L-DOPA : nausées, vomissements (augmenter les doses progressivement) . La prise doit être régulière tout au long de la journée .
L'importance de l'effet Placebo est à noter dans cette maladie.
MALADIE DE PARKINSON
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