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En essayant continuellement, on finit par réussir.
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Mardi 3 avril 2012 2 03 /04 /Avr /2012 11:20

PETITS RAPPELS

 

La constipation est responsable d’un gêne quotidienne, elle a donc un impact certain sur la qualité de la vie.

Avant toute chose, il est important d’évaluer et de corriger l’apport de fibres alimentaires.

Il faut IMPERATIVEMENT éliminer une cause organique.

Il faut être particulièrement attentif si : antécédents de cancer gynécologiques, si rectorragies, anémie, perte de poids, constipation sévère persistante ne répondant pas aux traitements, si aggravation d’une constipation chronique.

CONSTIPATION IATROGENE

Constipation induite par les médicaments : Les antalgiques opiacés (Tramadol, Ixprim, Zaldiar, Dafalgan codéiné), Carbamazépine, Lasilix, Gavison….

 

CONSTIPATION TERMINALE

Secondaire à des anomalies du plancher pelvien ou du rectum.

Cas le plus fréquent, associant : efforts de poussée, sensation d’une gêne au passage des selles ou d’une évacuation incomplète, associée parfois avec une évacuation fractionnée sur la journée, l’utilisation digitale, les difficultés à l’essuyage.

Traitement : augmenter l’apport en fibre, laxatifs osmotiques, mucilages, lubrifiants, laxatifs par voie rectale. En seconde intention : rééducation par biofeedback (surtout en cas d’anisme). Le recours à la chirurgie est exceptionnel sauf en cas de prolapsus rectal ou de rectocèle.

 CONSTIPATION DE TRANSIT

En rapport parfois avec une anomalie primitive de la paroi musculaire ou de l’innervation viscérale. Les laxatifs et les mucilages sont recommandés en première intention. Les laxatifs stimulants peuvent être prescrits sur une courte durée. En cas d’échec, la colectomie subtotale avec anastomose iléo-rectale peut être envisagée dans de rares cas et en cas d’inertie colique bien documentée.

 CONSTIPATION FONCTIONNELLE

Les examens complémentaires sont normaux. Prise en charge plus longue et plus complexe. Augmenter l’apport en fibres, prescrire des Osmotiques et des Mucilages en premier lieu.

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 EXAMEN COMPLEMENTAIRE

Temps de transit

La manomètrie anorectale permet d’identifier les anomalies responsables des troubles de l’évacuation.

 

COMPLICATIONS

ncontinence anale - Hémorroïdes - Fissure anale - Fécalomes - Rétention d’urine - Iléus (occlusion intestinale)

 TRAITEMENT

Laxatifs Osmotiques : augmentent la fréquence des selles, modifient leur consistance et limitent les efforts de poussées. Duphalac, Lactulose, Importal, Forlax, Movicol, Sorbitol , Transipeg

 

Laxatifs de lest – Mucilages : forment un ballast qui retient l’eau dans la lumière intestinale, ils améliorent la consistance et la fréquence des selles. Normacol – Psyla – Spagulax – Transilane – Actisson – All-Bran – Natuvit -

 

Laxatifs Stimulants : attention aux effets secondaires (troubles hydro-électrolytiques, ostéo-arthropathies, colites hémorragiques, insuffisance cardiaque). Dulcolax- Lubentyl magnésie- Jamylene- Fructines-Modane sennosides – huile de ricin

 

Laxatifs lubrifiants : huile de paraffine ou huile de vaseline. Ces traitements de façon prolongée peuvent favoriser les suintements anaux, et être à l’origine de déficit en vitamines (A D E K). A utiliser en deuxième intention. Lubentyl, Lansoyl

 

Laxatifs par voie rectale : à utiliser en cas de troubles de l’évacuation chez les personnes agées et les malades atteints de pathologie neurologique. Ils libèrent du gaz carboniquedans le rectum, stimulant ainsi le réflexe d’exonération. Eductyl – Microlax – Norgalax

Par docteur mailler - Publié dans : gastroentérologie
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Lundi 26 mars 2012 1 26 /03 /Mars /2012 19:02

neuropticomyélite - maladie de Devic

La neuromyélite optique de Devic (DNMO) est une affection inflammatoire démyélinisante du système nerveux central, qui touche préférentiellement la moelle épinière et les nerfs optiques.



Il s'agit d'une pathologie rare. Il existe des zones à plus forte incidence: Antilles françaises, Asie et notamment Japon.

L'âge moyen de début est estimé à 40 ans mais des formes pédiatriques sont possibles. Le sex-ratio penche très nettement vers une prédominance féminine.



Depuis sa première description en 1894 par Eugène Devic, sa relation avec la sclérose en plaques (SEP) reste controversée. Pendant très longtemps, la maladie de Devic a été considérée comme une forme particulière de SEP. Cependant, des travaux récents ont mis en évidence des différences sur le plan clinique, épidémiologique, immunologique et anatomopathologique (Wingerchuck et al., Neurology 1999; Luchinetti et al., Brain 2002; De Seze et al., J Neurol 2003; Cree et al., Semin. 2002 et pour revue Jacob et Boggild, JNNP 2006).



CLINIQUE

 

Sur le plan clinique, la maladie de Devic se caractérise par des poussées évolutives de :

  • Névrites optiques rétro-bulbaires (NORB) uni- ou bilatérales, souvent plus sévères que celles décrites dans la SEP

  • Myélites transverses aiguës (MTA) s'exprimant cliniquement par l'association de troubles moteurs, de troubles sensitifs et de troubles sphinctériens, là aussi parfois extrêmement sévères, pouvant engager le pronostic vital.

Parfois le tableau est incomplet et l'on parle alors de syndrome "à haut risque" pour la maladie de Devic :

  • NORB isolée bilatérale simultanée

  • NORB unilatérales isolées récidivantes, éventuellement alternantes

  • MTA extensive isolée (extensive correspond à une lésion médullaire qui s'étend sur au moins trois segments vertébraux à l'IRM médullaire)

  • MTA extensives récidivantes

L'intervalle entre les différentes poussées évolutives est très variable, parfois de plusieurs années.

Classiquement, la présence d'une atteinte neurologique autre que ces deux items est un critère d'exclusion pour le diagnostic de maladie de Devic (Wingerchuck et al., Neurology, 1999).



PARACLINIQUE

 

L'imagerie encéphalique doit être normale, tout du moins au départ.

L'élément le plus caractéristique sur l'IRM médullaire est la présence d'une lésion qui s'étend longitudinalement sur 3 segments vertébraux ou plus, lésion en hyposignal T1/ hypersignal T2, avec, à la phase aiguë, une possible prise de gadolinium.

Beaucoup plus rarement des lésions diencéphaliques ou périacqueducales ont été décrites et pourraient être assez spécifiques de la maladie de Devic (Pittock et al., Archives Neurology 2006).

A noter: des images évocatrices de SEP ont été retrouvées chez des patients présentant par ailleurs toutes les caractéristiques d'une maladie de Devic.

 

A la phase aiguë d'une poussée, une pléïocytose à polynucléaires neutrophiles est classiquement décrite dans le LCR.

 

La présence d'auto-anticorps circulants (antinucléaires, anti-thyroïdiens essentiellement) dans le sang n'est pas rare (de 30 à 40% selon les séries) et peut parfois être à l'origine de difficultés diagnostiques. Ces anomalies doivent être considérées plus comme le reflet d'une perturbation dysimmune que comme véritablement pathogènes (Jacob et Boggild, JNNP 2006).

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Principes thérapeutiques

Sans traitement adapté, l'évolution est le plus souvent rapidement péjorative et conduit à la cécité et/ou à un handicap moteur majeur (pour la moitié des patients après 5 ans d'évolution en moyenne).

La maladie de Devic est désormais considérée comme une maladie auto-immune.

 

Le traitement à la phase aiguë repose sur la corticothérapie à forte dose voire aux échanges plasmatiques en cas d'échappement.

 

La prévention des récidives repose sur une immunosuppression prolongée avec des résultats encourageants (Mandler et al., Neurology 1998 ; Cree et al., Neurology 2005).

 

En revanche, les interférons ainsi que l'acétate de glatiramer, traitements de référence dans la SEP, semblent inefficaces.

Par docteur mailler - Publié dans : neurologie
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Jeudi 22 mars 2012 4 22 /03 /Mars /2012 21:52

DEFINITION

L’eau de Javel est une solution liquide oxydante fréquemment utilisée comme désinfectant et comme décolorant.

Elle est composée d’hypochlorite de sodium pur (NaClO), en solution aqueuse salée (résidu du procédé de fabrication).

HISTORIQUE

Le fabrication de l'eau de Javel (NaClO) se fait à partir de chlore et de soude (NaOH):

Cl2 + 2 NaOH → NaCl + NaClO + H20

Elle est étudiée particulièrement à partir de 1775 par le chimiste français Claude Louis Berthollet, avec son hypochlorite de potassium, dont la manufacture est située dans le quartier de Javel à Paris. L'eau de Javel a rapidement connu un vif succès comme décolorant.

En 1820, le pharmacien Antoine Germain Labarraque étudie les qualités désinfectantes des dérivés chlorés et des hypochlorites de potassium et de sodium. Il met au point une solution de chlorure et d’hypochlorite de sodium qu'il appelle « liqueur de Labarraque ».

 Au départ, on appelait eau de Javel l’hypochorite de potassium, et eau de Labarraque l'hypochlorite de sodium. Plus tard, le potassium est totalement remplacé par le sodium, sans changement de nom.

L'eau de Javel est une solution basique, dont le pH varie en fonction de la concentration.

On dit souvent que l'eau javellisée est « chlorée », terme impropre. L’acide chlorhydrique est également une solution chlorée, et l’odeur caractéristique de l'eau de Javel n'a rien à voir avec l'odeur du Chlore.

L'eau de Javel doit être conservée en emballage opaque et au frais, car les ions hypochlorites sont dégradés par les UV solaires et la chaleur. Elle ne doit pas être mélangée à de l'eau chaude, ni mélangée à d'autres biocides ou agents nettoyants (émanations toxiques possibles).

PROPRIETE DESINFECTANTE

Ce biocide a un large spectre désinfectant.

Il est bactéricide, sporicide, fongicide et virucide.

Cependant, l'eau de Javel n'est pas un détergent, et ne lave donc pas ; Pour désinfecter une surface, il faut d'abord la nettoyer avec un détergent, avant d'appliquer l'eau de javel sur la surface propre.

Les microbes, pour être atteints,  ne doivent pas être protégés dans un biofilm, dans un autre organisme qui ferait écran, ou dans un épais mucus.  

L'eau de javel peut être utilisée pour le traitement de l'eau potable. Pour être totalement efficace, l'eau de Javel doit agir au moins un quart d'heure. L'eau de Javel doit toujours être utilisée avec de l'eau froide, car outre que la dilution à l'eau chaude est dangereuse, d'autre part elle diminue fortement les propriétés désinfectantes de l'eau de Javel.

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USAGE COURANT

Pour la désinfection des surfaces, elle doit être correctement diluée et uniquement utilisée après nettoyage complet par un détergent suivi d'un rinçage, pour une désinfection efficace et pour ne pas favoriser l'apparition du phénomène de résistance au chlore chez certains microbes et parasites, dont les cryptosporidies qui peut se développer dans les piscines et qui développe rapidement des résistances à de nombreux biocides.

Certaines bactéries se sont montrées également capables après phénomène de sélection naturelle de développer des résistances à des concentrations importantes de chlore. Des tapis de bactéries dites chlororésistantes ont ainsi été trouvés dans l'Aa durant plusieurs années, sur plusieurs kilomètres, suite à l'usage de quantités importantes de désinfectants chlorés dans le processus d'une usine riveraine de la rivière.

L'eau de Javel ne doit pas être employée pour nettoyer des ustensiles en aluminium, inox ou argent, qu'elle noircit.

Pour être efficace, une dose ouverte doit être rapidement utilisée, et il convient de respecter la date limite d'utilisation du produit.

L’eau de Javel est également utilisée pour le traitement de l'eau potable (verdunisation).

L’hypochlorite de sodium réagit avec les substances azotées, dont celles émises par l'homme dans les piscines (sueur et urine).

TOXICITE

Combinée à l’ammoniaque (présent dans certains produits de nettoyage), elle produit des chloramines (avec éventuel dégagement d’azote). Combinée à des acides, par exemple des acides chlorhydrique ou sulfurique ou même des acides doux présents dans certains produits de nettoyage ou décapants, elle réagit violemment en émettant de la vapeur de chlore, très toxique (du vinaigre ou du jus de citron suffisent à produire ce type de réaction).

L'INRS rapporte aussi qu'appliqué sur des matériaux finement divisés (fibres textiles, papier ou poussière de bois), l'extrait de Javel peut dégager de la vapeur d'eau contenant un peu de chlore, ces matériaux devenant ensuite plus inflammables à l’état sec.

L'eau de Javel est toxique et corrosive. Elle provoque des brûlures sur la peau, les muqueuses (les yeux notamment), surtout sous forme concentrée.

Son inhalation peut provoquer une réaction respiratoire (irritation bronchique, avec œdème dans les cas graves accompagné d'une baisse de la pression partielle de l'oxygène dans le sang) se manifestant par une dyspnée (manque de souffle, sensation d'étouffement) et une toux (qui peut persister plusieurs années).

En cas de projection, rincer longuement et abondamment à l'eau claire.

Les accidents les plus fréquents sont liés à l'ingestion volontaire (tentative de suicide) ou involontaire et aux mélanges avec d'autres produits (Elle doit surtout ne pas être mélangée aux acides, ce qui provoque un violent dégagement gazeux de dichlore, très toxique.)

Les pastilles doivent être tenues hors de portée des enfants parce qu'elles risquent d'être confondues avec des bonbons.

Jusqu’à 4 g/l, l’hypochlorite de sodium ingérée via l’eau de boisson n'influe pas sur la survie de rats, de souris (jusqu’à 2 754 g/l) ou de cobaye (50 mg/l) expérimentalement exposés, mais des effets génotoxiques semblent possibles (démontrés chez la souris). Une étude montre aussi que les rats boivent moins d'eau quand elle est assez fortement javellisée, les plus jeunes grossissant légèrement.[.]

D'éventuels effets sur la fertilité sont discutés.

L'eau de Javel est un puissant biocide nécessitant des précautions pour sa manipulation et pour éviter les rejets de ce produit dans la nature. Les eaux javellisées et extraits concentrés de Javel oxydent la matière organique qu'elles rencontrent. Elle est alors susceptible de produire des organochlorés toxiques, de nombreux produits de dégradation (chlorures) et des métabolites lorsqu'elle a été ingérée par des animaux ou autres organismes aquatiques. L'effet toxique sur la faune est donc persistant en se transmettant via la chaîne alimentaire. Ces transformations seraient cancérigènes et mutagènes.

 L'eau de Javel, au contact de l'air, se décompose lentement (à température ambiante, plus rapidement au soleil et/ou exposée à la chaleur, ou en contact avec des métaux. De nombreux métaux (dont le cuivre (souvent utilisé pour les tuyauteries), le nickel et leurs alliages) peuvent accélérer la décomposition de l'eau de Javel.

Dans certaines stations d'épuration,  elle pourrait contribuer à y sélectionner des organismes chlororésistants ou produire des métabolites indésirables.

CONCLUSION

L'eau de javel est un produit chimique qui reste très efficace envers les virus, microbes et champignons. Elle n'est en rien un détergent.

Un phénomène de résistance est cependant possible.

Elle doit être manipulée avec certaines précautions.

Il semble exister également un cout pour l'environnement, et par là de santé publique (ce qui reste à démontrer).

Par docteur mailler - Publié dans : maladie infectieuse
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Samedi 17 mars 2012 6 17 /03 /Mars /2012 22:15

 

10 000 nouveaux cas par an en France dont 2500 mélanomes découverts à un stade avancé.

1500 décès par an en France. La médiane de survie est de 6 à 10 mois.

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L’arrivée du Yervoy (ipilimubab) et du Zelboraf (vémurafénib) à l’hopital semble changer le pronostic dans la prise en charge du mélanome métastatique.

 Il s’agit d’anticorps monoclonaux et d’inhibiteurs d’enzyme qui agissent sur les cellules tumorales au moment de leurs multiplications, ce qui bloque la croissance des cellules tumorales, s’opposent à l’angiogénèse, commandent l’aptoptose, stimulent les réactions immunitaires.

Le Zelboraf est un inhibiteur de protéine kinase, il inhibe l’activité de la protéine mutante, BRAF qui est présente dans 50 % des mélanomes avec un pronostic défavorable. La protéine BRAF provoque une croissance et une survie cellulaires anarchiques. Le Zelboraf réduirait le risque de décès de 63 %  chez les malades présentant cette mutation (dépisté par un test génétique réalisé sur une biopsie) et de 74 % le risque de progression. Le Zelboraf est donc le  traitement de première ligne en cas de mutation dans les mélanomes BRAF V600 positif, administré per os en monothérapie.

En deuxième ligne, le Yervoy, anticorps monoclonaux, peut intervenir en empêchant la prolifération cellulaire. Il agit sur le CTLA-4 des lymphocytes T. Le gain de survie global serait de 30% avec un délai d’action de 3 mois.

Par docteur mailler - Publié dans : dermatologie
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Mardi 28 février 2012 2 28 /02 /Fév /2012 22:23

 

 

L'artériopathie des membres inférieurs provoque de manière en général progressive l'occlusion des artères irriguant les membres inférieurs.

L'aorte se divise en artères iliaques primitives droite et gauche au niveau du carrefour aortique.

Chaque artère iliaque primitive se divise en artère iliaque externe et artère iliaque interne.

L'artère iliaque externe se continue par les artères fémorales profonde et superficielle.

L'artérite des membres inférieurs est liée à l'athérosclérose le plus souvent.

Mais d'autres causes sont possibles : maladie de Buerger, homocystinurie…

CLINIQUE :

En général, le premier symptôme apparaît lors d'une marche. Après avoir parcouru 2 à 300 mètres, le patient ressent une gêne progressivement croissante, une sensation de crispation, de lien serré autour du mollet. Si le sujet insiste, s'il continue de marcher, si le chemin monte, cette gêne devient douleur et gagne la cuisse puis la fesse tant et si bien qu'il doit s'arrêter de bouger.

Après quelques secondes d'arrêt, la douleur disparaît.

Si le patient repart calmement, si le sol est plat, il peut à nouveau parcourir la même distance avant que ne revienne la sensation identique. S'il fait froid, si le terrain est en pente, si le sujet est ému, s'il doit lutter contre le vent, la distance qu'il peut parcourir sans douleur est plus courte.

Cette marche en chapelet ou claudication intermittente signe un trouble de l'irrigation sanguine.

L'examen clinique peut montrer la disparition du pouls, un souffle à l'auscultation au niveau d'une artère.

Si la claudication intermittente artérielle des membres inférieurs est méconnue ou mal soignée, les lésions vont s'aggraver :

  • Douleurs des membres inférieurs lorsque le sujet est allongé ;
  • Ischémie musculaire puis cutanée (gangrène ) et l'amputation sera le seul traitement possible.

Cette gangrène peut survenir subitement par embolie distale ou se constituer plus progressivement en dehors d'un syndrome d'ischémie aiguë chez un patient ayant déjà des troubles trophiques importants. Elle survient au niveau des orteils souvent après des soins cutanés intempestifs. Elle se manifeste par une zone noire localisée.

Des troubles génitaux d'origine artérielle peuvent se produire en cas d'obstruction haut située rendant l'érection impossible (impuissance )

Causes et facteurs de risque

Des facteurs favorisants sont presque toujours retrouvés :

  • Le tabac est le facteur majeur puisque 95% des artéritiques consomment plus d'un paquet de cigarettes par jour.
  • La pilule chez la femme, essentiellement si elle ajoute le tabac.

Les autres facteurs de risque de l'athérosclérose jouent aussi un rôle :

  • L'hypertension artérielle ;
  • L'hypercholestérolémie ;
  • Le diabète ;
  • La sédentarité ;
  • L'excès de poids.

Examens et analyses complémentaires

La radiographie simple des membres peut montrer des artères calcifiées.

  • L'exploration Doppler des vaisseaux des membres inférieurs permet de repérer la diminution du débit sanguin à un niveau donné de l'artère atteinte.

Toutes les artères des membres inférieurs peuvent être explorées : aorte abdominale, artères iliaques, fémorales, poplitées, tibiales, péronières etc...), mais également les artères cérébrales.

L'échographie directe du vaisseau permet de visualiser l'artère, ainsi que l'artériographie (conventionnelle ou numérisée) qui précise le type des sténoses, la valeur de la circulation collatérale et du réseau artériel d'aval.

L'électrocardiogramme vérifie l'état du coeur.

Le bilan général de l'athérosclérose (reins, coeur, cerveau) est systématique.

Traitement

Les règles d'hygiène de vie sont primordiales :

  • Entraînement régulier : la marche tous les jours pendant une heure d'une allure lente et régulière est le meilleur traitement possible. Le patient doit s'arrêter dès l'apparition de la douleur et repartir deux minutes après la disparition totale de la douleur. Il peut ensuite augmenter progressivement la durée et la vitesse de sa marche.

D'autres conseils sont utiles :

  • Ne pas rester accroupi ou assis les jambes croisées car la circulation sanguine se fait mal dans ces positions ;
  • Se laver les pieds tous les jours en insistant entre les orteils. Sécher minutieusement. Changer de chaussettes tous les jours ;
  • Utiliser des chaussures larges et souples pour que les pieds soient à l'aise. Préférer les chaussures de toile par temps chaud ;
  • Utiliser deux paires de chaussures, alternées de jour en jour ;
  • Couper courts et carrés les ongles des orteils. Ne pas hésiter à faire appel à un pédicure compétent en cas de difficultés ;
  • L'arrêt total et définitif du tabac est impératif ;
  • La lutte contre l'obésité, le diabète et la dyslipidémie est associée ;
  • Le patient doit savoir consulter en urgence le médecin en cas de :
  • Douleurs nocturnes ;
  • Ongle incarné ;
  • Cor, verrue plantaire ;
  • Blessure, zone noire sur la peau.

Les médicaments

  • Le traitement de l'hypertension artérielle éventuelle est impératif ;
  • Les anticoagulants oraux, les antiagrégants plaquettaires sont utilisés
  • La pentoxifylline (Torental ) est un traitement symptomatique de la claudication intermittente des artériopathies chroniques oblitérantes des membres inférieurs.

La crénothérapie constitue un appoint intéressant (Royat etc.).

Le traitement chirurgical s'impose lorsque le périmètre de marche devient très faible, lorsqu'il existe des douleurs de décubitus ou en cas de gangrène.

Plusieurs techniques sont possibles.

La chirurgie des artères a pour but de rétablir une circulation normale. Les différentes méthodes consistent à réparer et à mettre en dérivation le conduit rétréci ou obstrué. Pour intervenir sur une artère malade, il est nécessaire soit de l'ouvrir pour la déboucher, soit de la court-circuiter.

Le pontage est un conduit artificiel (prothèse en Teflon ou en Dacron) ou un fragment de veine saphène interne prélevé au membre inférieur. Cette veine superficielle de la cuisse peut être enlevée sans inconvénient pour la circulation veineuse car les suppléances sont nombreuses. Ce pontage permet de dévier le flux sanguin et de contourner le segment rétréci de l'artère.

Les prothèses sont utilisées pour le remplacement des grosses artères (aorte, fémorale). Les veines saphènes sont utilisées pour les artères de petit calibre.

Le pontage entre l'aorte et les artères de la cuisse (pontage aorto-bifémoral ou carrefour aortique) est pratiqué chez les malades souffrant d'une artérite des deux membres inférieurs et dont les obstacles touchent les artères iliaques ou l'origine des fémorales. Après l'intervention, le tabac est interdit et la marche recommandée.

Le pontage à la cuisse (pontage fémoro-poplité) est utilisé chez les patients dont l'obstacle siège sur les artères de cuisse ou de jambe.

L'angioplastie transluminale percutanée corrige par dilatation certaines atteintes.

Le chirurgien introduit sous anesthésie locale une sonde munie à son extrémité d'un ballonnet dans l'artère fémorale à l'aine et la descend sous contrôle radiologique jusqu'à l'obstacle. Une fois en place, le ballonnet est gonflé et écrase la plaque d'athérome.

L'endartériectomie percutanée permet d'abraser l'intérieur de l'artère lésée.

L'endoprothèse métallique ou "stent" est une autre technique qui permet de recanaliser certaines sténoses.

La thrombolyse locale intra-artérielle donnerait de bons résultats.

La sympathectomie lombaire est la plus fréquente des interventions chirurgicales vasculaires. Le principe est de sectionner au niveau de la colonne vertébrale le nerf sympathique qui assure la tonicité des artères de petit calibre. Il en résulte un relâchement des vaisseaux et une dilatation bénéfique. Cette intervention concerne les patients qui ne peuvent bénéficier du pontage et qui souffrent de douleurs de décubitus sans revascularisation chirurgicale possible.

L'amputation

C'est l'intervention de dernière chance qui peut sauver la vie d'un malade dont les artères sont irrémédiablement lésées.

c'est une intervention fréquente en France.

Le chirurgien s'efforce d'être le plus conservateur possible.

L'amputation au dessous du genou permet de reprendre une vie presque normale avec la kinésithérapie et l'appareillage. Une prothèse provisoire est posée dès le 4° jour sans attendre la cicatrisation. La prothèse définitive est mise environ un an plus tard.

L'amputation de cuisse demande un appareillage plus important.

La sensation de membre fantôme est fréquente après l'amputation. Le malade a l'impression d'avoir toujours son membre amputé. Ce phénomène est dû à la mémorisation du schéma corporel.

Des douleurs du moignon peuvent survenir. Ce sont parfois des décharges électriques à l'effleurement de la peau. L'anxiété, la dépression augmentent ces troubles. L'aide du psychologue, le bandage très serré du moignon, la neuro-stimulation péridurale sont parfois utiles.

Une nouvelle technique de neurostimulation a été récemment mise au point. L'appareil comporte une sonde-électrode qui stimule les nerfs issus de la moelle épinière à destination de la partie inférieure du corps. Le boîtier de stimulation se trouve dans l'abdomen. La stimulation atténue la douleur et favorise l'amélioration de la circulation dans les artères par dilatation de celles-ci.

 

cet article est la copie de doctissimo http://www.doctissimo.fr/html/sante/encyclopedie/sa_783_arterite_mi.htm parce que je n'aurai pas pu faire mieux. Bravo doctissimo!

Par docteur mailler - Publié dans : cardiologie
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