Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

Texte Libre

En essayant continuellement, on finit par réussir.
Donc, plus ça rate, plus on a de chances que ça marche.
(Pensée shadock)
Vendredi 31 août 2007

  Docteur Mailler

 

SYNDROME DE MARSHALL

Syndrome découvert en 1958.

Il s’agit d’un ensemble de malformations voisin du syndrome de Stickler ou de l’arthro-ophtalmopathie héréditaire progressive.

Ce syndrome a été décrit dans une douzaine de familles, avec dans chacune au moins 2 individus atteints.

SIGNES CLINIQUES:
Petite taille
Brachycéphalie (crâne tronqué en arrière)
Dysmorphie faciale (hypertélorisme (écartement excessif des yeux), épicanthus, racine du nez aplati avec narines antéversées, étage moyen de la face plat, micrognathie, philtrum long, lèvres épaisses et parfois fente palatine).
Anomalie de la dentition : Incisives supérieures proéminentes.
Surdité
Anomalies oculaires : myopie, cataracte mais aussi : dégénérescence vitro-rétinienne, décollement de rétine, glaucome et luxation du cristallin. Les globes oculaires apparaissent gros, en raison d'un défaut de profondeur des orbites .

On note également en radiographie : une hypoplasie du maxillaire supérieur, des os du nez et des sinus frontaux, une voûte du crâne épaissie, des calcifications intra-crâniennes, des espaces intra-articulaires étroits et une arthropathie ostéophytique des genoux et des hanches.

Une ostéoarthrite peut débuter après 30 ou 40 ans, intéressant les genoux et la colonne vertébrale.

GENETIQUE :
Le syndrome est transmis sur le mode autosomique dominant. Il est dû à une mutation du gène alpha-1 polypeptide du collagène XI (COL11A1) qui a été localisé sur le chromosome 1, en 1p21.

Le diagnostic prénatal est possible par la recherche de la mutation du gène COL11A1 après la naissance d'un cas index.
 
La prise en charge est symptomatique.


LE SYNDROME DE MARSHALL ou SYNDROME PFAPA

Origine :inconnue
Durée: plusieurs années

SIGNES CLINIQUES:

Fièvre périodique jusque 40°C sur 4 à 5 jours qui se reproduit toutes les 3 à 6 semaines.
Stomatite aphteuse, Pharyngite, adénite cervicale douloureuse
Croissance normale.
Douleurs abdominales possibles avec diarrhée, céphalées, et douleurs articulaires.

BIOLOGIE
La vitesse de sédimentation est accélérée, et il existe une augmentation du nombre des globules blancs.

TRAITEMENT:
Antibiotiques, anti-inflammatoires non-stéroïdiens, Aspirine, Colchicine, Antiviraux, Corticoïdes, Cimétidine et Amygdalectomie.

L'administration de cortisone est très efficace, faisant disparaître rapidement les symptômes, la fièvre en particulier.
La chirurgie (tonsillectomie avec ou sans adénoidectomie) permet de garantir les meilleurs résultats dans le traitement du syndrome PFAPA.

Le pronostic est excellent, avec un espacement progressif des crises sur des années..



LE SYNDROME DE MARSHALL SMITH
 
Découvert en 1971.
Il s’agit d’un ensemble rare.

SIGNES CLINIQUES :
Avance staturale et une avance de l'âge osseux dès la naissance
Dysmorphie : bosses frontales saillantes, yeux proéminents, sclérotiques bleues, antéversion des narines et micrognathie.
Retard mental

Difficulté à l’alimentation (prise de poids diificile)
Infections respiratoires fréquentes.

Radiographies :avance de l'âge osseux et un aspect anormal des phalanges qui sont courtes et coniques.

L'étiologie du syndrome est encore inconnue, mais le fait qu'il survienne de manière sporadique évoque une mutation dominante de novo.

DIAGNOSTIC DIFFERENTIEL:
Syndrome de Weaver et syndrome de Sotos : mêmes caractéristiques osseuses mais pas d’association à des infections respiratoires ou à un visage particulier.

TRAITEMENT :

Prise en charge de la malnutrition et des infections respiratoires.

L'évolution est le plus souvent sévère et le décès survient au cours des premières années de vie.

Quelques formes moins sévères d'évolution prolongée ont été rapportées chez des patients sans complications respiratoires. Elles s'accompagnent alors d'un retard mental
par docteurmailler publié dans : divers
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander
Jeudi 30 août 2007

 Docteur Mailler  

LA LEGIONELLOSE

La légionellose est appelée également maladie des légionnaires.

La première épidémie a été observée en 1976 aux Etats-Unis parmi des anciens combattants (American Legion) réunis en congrés dans un hotel de Philadelphie.

Maladie due à un petit bacille à Gram négatif : Legionella pneumophila.

Les personnes à risques sont les personnes âgées , les patients immunodéficients (cancéreux, diabétiques, Insuffisants respiratoires, fumeurs, patients sous corticoïdes...)

La contamination se fait par inhalation d'eau contaminée sous forme d'aérosol ou de microgoutellettes. Les microgoutelletes peuvent se déplacer sur 2 km et les Legionella survivre pendant 2 heures à l'air libre. Les tours aéro-réfrigérantes sur le toit des immeubles sont d'importants vecteurs de contamination.

SIGNE CLINIQUE

Incubation : 2 à 10 jours

La forme banale est nommée fièvre de Pontiac

Syndrome grippal à forme pulmonaire

Signes possibles :
Céphalées, confusion mentale
Diarrhées cholériformes
Insuffisance rénale

La légionellose est mortelle dans 16 % des cas.

Le diagnostic est confirmé par la recherche des antigenes solubles urinaires.

TRAITEMENT

Antibiothérapie : érythromycine par exemple sur 3 semaines.


par docteurmailler publié dans : maladie infectieuse
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mardi 21 août 2007

Docteur Mailler

LES ANTIDEPRESSEURS


Il faut prescrire un anti-dépresseur pour les épisodes dépressifs majeurs s'inscrivants dans la durée (+ de 14 jours) à l'origine d'une souffrance significative avec un retentissement fonctionnel au quotidien.

Le risque suicidaire doit être systématiquement recherché.

FACTEURS DE RESISTANCE AU TRAITEMENT
Personnalité pathologique
Environnement défavorable
Pathologie organique (dégénérescence neurologique , pathologie d'ordre vasculaire)

FACTEURS DU RISQUE SUICIDAIRE
Antécédents familiaux et/ou personnels
Projets suicidaires construits élaborés avec des moyens définis

TRAITEMENT
Toutes les molécules utilisées en médecine de ville sont efficaces. Il faut les prescrire en monothérapie. Les associations doivent être exceptionnelles et transitoires.

Cependant la Paroxétine est plus sédative. La fluoxétine est plus stimulante.
La Tianéptine a des effets stabilisants et réduit les phénomènes anxieux.

Il est recommandé de prescrire un antidépresseur qui s'est avéré efficace et bien toléré chez un patient lors d'un épisode antérieur.

Le Milnacipran a montré une action interessante dans la dépression avec douleurs somatiques (fibromyalgie).
La Venlafaxine peut apporter un plus dans les dépressions résistantes à d'autres antidépresseurs.

Le Dosulépine, Amitriptyline, Clomipramine (imipraminiques) sont des traitrements de 2ème , 3ème intention. On les réserve pour les formes plus sévères, les dépressions mélancoliques ou s'accompagnant de douleurs somatiques.

Les traitements par anti-dépresseurs ne doivent pas être d'une durée inférieure à 4 mois (risque de rechute).
En cas de rechutes, on peut proposer un traitement au long cours sur plusieurs années à visée prophylactique.
L'arrêt des traitements anti-dépresseur doit être progressif (Sd de Sevrage) sur 1 à 6 mois.
par docteurmailler publié dans : psychiatrie
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander
Mercredi 15 août 2007
 
LA PILULE DE L'ADOLESCENTE


L'adolescente peut s'adresser au Planning Familial de façon gratuite pour sa contraception.

La contraception peut être une contraception programmée ou une contraception d'urgence en cas de viol, de rupture de préservatif ou de rapport non protégé.
 
La contraception chez l'adolescente peut être proposée pour régulariser les règles, éviter les douleurs de règles.

Avant tout , il est impératif de parler du préservatif et des MST. La pilule ne protège pas des MST!

LA CONTRACEPTION D'URGENCE

On utilise le Norlevo : 1 cp dans les 72 heures après le rapport. Cette contraception d'urgence fonctionne dans 98.4% des cas. Le Norlevo est en vente libre dans les pharmacies sans ordonnance. Elle est gratuite pour les mineures.

Comme on a 1.6% d'échecs, si un retard de plus de 5 jours survient,il faut faire un test de grossesse.

Le stérilet post coïtal est une autre solution, on peut le poser jusqu'à 10 jours après le rapport. Le risque infectieux n'est pas négligeable.


LA CONTRACEPTION PROGRAMMEE

La pilule oestroprogestative doit être prescrite en première intention. Elle doit être la moins dosée en oestrogène possible, être pratique dans la prise. On peut proposer par exemple 15 µg et à prendre en continu (boite de 28 comprimés)).

Si il exite un problème financier réél, il faut choisir une pilule remboursée. Les oestrogenes sont alors plus dosés et les problèmes artérioveineux plus fréquents. Exemple: à 30 µg -21 comprimés.

La pilule oestroprogestative est contre-indiquée en cas de thrombophlébite, d'embolies pulmonaires, de cardiopathie thrombogène, d'infarctus du myocarde, d'accident vasculaire cérébral,d'hypertension artérielle, de valvulopathies, d'hépatite virale, d'hépatite chronique, de cirrhose hépatique, de diabète compliqué de micro ou de macro angiopathie,de cancer du sein, de cancer de l'utérus, de tumeurs hypophysaires,de porphyries, de connectivites.

Il faut être prudent en cas de tabagisme, d'hyperlipidémie, de diabète non compliqué, d'obésité, d'otosclérose, de tumeurs benignes du sein, de fibromes et d'hyperplasie utérine,d'insuffisance rénale, d'hyperprolactinémie,de cholestase récurrante.
 
Si le cholestérol total est supérieur à 3 g/l et les triglycérides supérieurs à 4 g/l, la pilule oestroprogestative est contre-indiquée.

En cas d'antécédents familiaux thromboemboliques veineux, il peut être utile de faire un bilan de thrombophilie en milieu hospitalier avant de prescrire une pilule oestroprogestative.

En cas de risque de thrombose (exemple: plâtre, alitement pronlongé), il faut arrêter la pilule oestroprogestative.

En cas de tabagisme, on préferera les pilules moins dosés (15 à 20 µg d'oestrogene). Il ne faut pas donner d'oestroprogestatifs chez une femme tabagique de plus de 35 ans.

La  pilule à 35 µg d'oestrogène  est indiquée dans le traitement de l'acné. Attention, si on associe des cyclines, antibiotiques proposés aussi dans le traitement de l'acné, l'efficacité contraceptive  est moindre.

QUE FAIRE EN CAS D'OUBLI DE PILULE?

Le délais de sécurité de prise est de 3 heures pour une pilule progestative microdosée, et de 12 heures pour une pilule oetroprogestative ou progestative.

Si l'oubli date de moins de 12 heures, il faut prendre la pilule oubliée, et poursuivre sa contraception, comme si de rien était.

Si l'oubli date de plus de 12 heures, il faut prendre la pilule oubliée et si il y a eu un rapport dans les 5 jours avant l'oubli, il faut prendre le Norlevo, pilule du lendemain.Les rapports sexuels doivent être protégés pendant 7 jours. En fin de plaquettes, on peut enchainer les plaquettes et faire un test de grossesse de sécurité car en enchainant les plaquettes, il n'y aura pas de règle.

QUE FAIRE EN CAS DE CONTRE-INDICATIONS AUX OESTROPROGESTATIFS?

Prescrire une pilule progestative microdosée. Le délais de sécurité est de 3 heures, on observe des troubles des règles dans 70% des cas. Les risques de grossesses extra-utérines, de mastodynies, de kystes ovariens sont plus fréquents.

Prescrire un implant à implanter sous la peau, donnant 3 ans de contraception. Des problèmes de règle sont fréquents.

Prescrire unepilule progestative en continu (28 comprimés). L'aménorrhée (pas de règle) est fréquente.

Prescrire des macroprogestatifs,sur 21 jours avec un arret de 7 jours. L'aménorrhée est fréquente.

QUAND FAIRE LE FROTTIS?

Le frottis cervico-vaginal dépiste les cancers du col utérin. Il faut en faire un à l'âge de 20 ans , un second un an après, puis un tous les 3 ans.

Un bilan sanguin lipidique doit être demandé tous les 5ans.
 
Docteur Mailler
par docteurmailler publié dans : gynécologie
ajouter un commentaire commentaires (4)    créer un trackback recommander
Mardi 7 août 2007

  Docteur Mailler

 

TRYPANOSOMIASES AFRICAINES

Les trypanosomiases, sont appelées maladies du sommeil, elles sont dues à des trypanosomes (trypanosoma gambiense, trypanosoma rhodesiense) transmis par piqûre d’insectes hématophages, les glossines (mouche tsé-tsé).


CYCLE EVOLUTIF

Chez l’hôte vertébré :
Le parasite est présent dans le sang, le système lymphatique et nerveux. Il est mobile , c’est un protozoaire flagellé, de part son flagelle et de part sa membrane ondulante.
Sa taille varie de 15 à 40 µ de long pour 3µ de large.
Le sang des sujets parasités est contagieux, on note des cas de tripanosomioses par transfusion ou chez les toxicomans.

Chez le vecteur :
Les glossines ingèrent les plus petits parasites lors d’une piqûre chez le vertébré infecté. L’insecte est parasité, puis au bout de 18/25 jours, le parasite s’accumule au niveau des glandes salivaires. La glossine injectera ses parasites à un nouvel hôte à l’occasion d’une nouvelle piqûre.

LES GLOSSINES
Insectes diptères de 6 à 15 mm de long , les glossines sont hématophages (mâles et femelles). Elles piquent en général de jour et sont attirées par les couleurs sombres.
Les femelles fécondées pondent des larves qui s ‘enfoncent dans le sol.
Les adultes ont une distance de vol importante, et ils vivent jusqu’à plusieurs mois (3 mois environ).

PAYS CONCERNES :
Mali, Sénégal, Burkina Faso, Niger, côte d’ivoire, Bénin, Togo, Cameroun, Gabon, Tchad, RCA, Zaïre, Soudan , Ethiopie, Ouganda, Kenya, Tanzanie, Zymbabwe, Mozambique.


CLINIQUE

Affection fébrile d’évolution chronique , se compliquant de signes nerveux et de méningo-encéphalite mortelle.
Le diagnostic n’est pas facile car le tableau clinique est loin d’être clair. Il existe même des porteurs sains !

Première Phase :
Chancre d’inoculation : sorte de furoncle siégeant au niveau des parties découvertes, avec plus ou moins des adénopathies périphériques. Guérison : 3 semaines.

Deuxième Phase :
Fièvre modérée et irrégulière avec adénopathies
Hépatosplénomégalie
Trypanides (exanthèmes linéaires) bien visibles sur une peau blanche, présents dans 10 % des cas.
Céphalées, Rachialgies, troubles du comportement

Troisième Phase :
Trouble du tonus, hypothermie, mouvements anormaux, troubles du sommeil, Signes méningés, confusion… démence puis mort possible.


PARACLINIQUE

Biologie sanguine : VS augmentée, augmentation des IgM à plus de 4X la normale

LCR : augmentation du nombre des cellules , présence de cellules de ott (Plasmocytes vacuolisés) , Protéinorachie, IgM élevés.

Découverte du parasite par ponction ganglionnaire, dans le sang (frottis , goutte épaisse), dans le LCR ; par techniques immunologiques (ELISA, Immunofluorescence…).


TRAITEMENT

Mélarsoprol (Arsobal) : produit très actif mais aussi très toxique.
Il s’agit d’un Arsenical trivalent utilisé en IV strict. Une grave encéphalopathie arsenicale est possible et impose l’arrêt du traitement !

La Lomidine et l’Ornidyl semble moins efficace.

Traiter les malades et les porteurs sains
Lutter contre les glossines
par docteurmailler publié dans : maladie infectieuse
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander

Calendrier

Juillet 2008
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Recherche

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus