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Texte Libre

En essayant continuellement, on finit par réussir.
Donc, plus ça rate, plus on a de chances que ça marche.
(Pensée shadock)
Vendredi 23 mars 2007
Docteur Mailler

DIAGNOSTIC

Il s'agit d'une patiente présenatnt une aménorrhée (pas de règles) installée depuis un an.

AVEC:
Bouffées de chaleur, sueurs nocturnes
Sécheresse et atrophie vaginale, dyspareunies (douleurs lors des rapports sexuels)
Troubles du sommeil, troubles de l'humeur
Accélération de la perte osseuse

Les dosages hormonaux sont inutiles

Le diagnostic peut-être établi par un test au progestatif. On donne un progestatif  pendant 10 jours.

Si des règles apparaissent, on se trouve en Péri-ménopause. On peut poursuivre le progestatif 10 j/cycle jusqu'à apparition d'une aménorrhée (pas de règle).

Si on n'observe pas de règles pendant 3 cycles sous progestatif, la ménopause est confirmée.

Un traitement substitutif peut-être envisagé en l'absence de contre-indications et si les symptomes de la ménopause altèrent la qualité de vie.


Mise en route d'un Traitement Hormonal Subsitutif (THS)

Le traitement améliore la qualité de vie, de par son efficacité sur les troubles du climatère, et il protège contre l'ostéoporose.

Dans le traitement de l'ostéoporose, le rapport bénéfice-risque du THS est défavorable en 2006.

Le THS prévient la perte osseuse, importante lors de la première année de la ménopause. Il prévient la survenue des fractures osseuses.

Le THS peut être prescrit dans le cas d'une ostéoporose s'accompagnant de troubles du climatère altérant la vie quotidienne de la patiente.

Le THS peut être prescrit en cas d'intolérance aux autres traitements de l'ostéoporose.


contre-indications du THS:
cancer du sein connu ou suspecté
Antécédents de cancer du sein
Hyperplasie endométriale non traitée
Phlébite
Angor, infarctus du myocarde
Affection hépatique aigue
Porphyrie

Le progestatif sert à la protection de l'endomètre vis à vis du cancer induit par les oestrogènes seuls. Donner des progestatifs chez une femme hystérectomisée n'a donc pas de sens.

Le THS augmente le risque de cancer du sein. De plus, par un effet d'hyperdensité mammaire, il en retarde le diagnostic.
L'étude française E3N de l'INSERM (2005) montre que l'association d'un oestrogéne (transdermique) avec un progestatif naturel micronisé (utrogestan) à l'inverse des progestatifs de synthèse, n'augmente pas le risque de cancer du sein.
Le risque de cancer du sein avec ces progestatifs de synthése est de 8 cas pour 10 000 femmes soit 1 femme pour 1 000 femmes sous traitement.

Le THS diminuerait le risque de cancer colo-rectal. Il augmenterait le risque de cancer de l'ovaire (pas bien établi), du cancer de l'endomètre (en cas de prescription de progestatifs de façon séqentielle).

Le THS pourrait augmenter le risque de démence chez les plus de 65 ans.

Le THS augmenterait le risque d'infarctus du myocarde ou d'accidents cardio-vasculaires au cours de la première année de traitement.

Le THS augmente le risque thrombo-embolique veineux, notament pour les oestrogènes oraux.

Le traitement sans règles induites consiste à donner les hormones en même temps de façon continue. Si des règles sont désirées on peut alors donner le progestatif du 14ème jour au 28 ème jour du mois (date d'arret des hormones).

L' oestrogène utilisé en France est le même que celui secrété par les ovaires humains, on peut le délivrer en patch, en gel (Oestrodose) ou par voie orale . Les états-unis utilisent des estrogénes équins par voie orale.
L'administration par voie orale peut entrainer des modifications des facteurs de la coagulation, du bilan lipidique par effet de « premier passage hépatique ».
Par voie cutanée, il n'y a pas ces inconvénients.

Il faut prescrire la posologie minimale efficace .
La durée de prescription ne doit pas excéder 5 ans.

Signes de surdosage: mastodynies, oedèmes, irritabilité....

Une fenêtre thérapeutique de quelques semaines par an est utile afin de juger de la bonne opportunité de la prescription du THS. L'arrêt du traitement est justifié aussi si un ictère , une altération de la fonction hépatique, une HTA, une migraine apparaissent.


par docteurmailler publié dans : gynécologie
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Samedi 10 mars 2007
Docteur Mailler

La femme est plus exposée que l'homme aux virus herpétiques.

Le HSV (herpes simplex virus) 1 est le virus orofacial.

Le HSV2 est le virus génital. L'herpes génital est une MST.

De nos jours, la distinction entre HSV1 et HSV2 n'est plus de mise. Les deux virus peuvent affecter toutes les régions cutanéo-muqueuses.



CLINIQUE

Les symptômes peuvent être soit dus à une primo-infection soit dus à des récurrences dont l'intensité, la fréquence sont très variables.

Les récurrences semblent moins fréquentes avec HSV1.

Premièrement : sensations de brûlures, de douleurs, de prurit (démangeaisons)

Une dysurie est possible lors de la primo-infection.

Secondairement : éruption d'un bouquet vésico-pustuleux sur fond érythémateux évoluant sur des érosions, des ulcérations à contour polycyclique.

Le siège des récurrences est fixe pour un même malade. La durée des récurrences est de 8 à 10 jours.

Des adénopathies unilatérales au niveau ingunales pour l'herpes génital sont présentes dans 25% des cas.

Facteurs déclenchants une récurrence:
Traumatisme, exposition solaire (UV), période menstruelle....

Il existe biensûr des formes atypiques.
Attention: des excrétions virales asymptomatiques mais contagieuses sont possibles.


Femme enceinte:
Attention la transmission du HSV peut être responsable de mort in-utéro du foetus
. Cette transmission peut se faire par virémie (virus dans le sang) lors d'une primo-infection de la mère ou lors de l'accouchement par contact direct de l'enfant avec les secrétions maternelles.



TRAITEMENT

Le Valaciclovir  ou l'Aciclovir diminue de un à deux jours le temps de guérison. Ils n'agissent pas sur le temps des douleurs. Ils permettent une protection néanmoins foetale.

Les récurrences ne doivent être traitées qu'en cas de gêne importante ou qu'en cas de risque de contamination.


Les traitements locaux n'ont pas fait la preuve de leur efficacité clinique.

Un traitement préventif (valaciclovir) peut être prescrit pour les patients ayant plus de 6 récurrences par an.

Rapports protégés si un des partenaires à une poussée herpétique génitale

Un vaccin est en cours d'évaluation.
par docteurmailler publié dans : maladie infectieuse
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Dimanche 4 mars 2007
 
PILULE oestroprogestative ET CANCER
 
Docteur Mailler

La pilule oestro-progestative (et le traitement substitutif de la ménopause)  a été classée parmi les substances cancérogènes en novembre 2005.

 Quels sont les risques:
risques de cancers du foie et du col utérin

La pilule protège:
vis à vis du cancer de l'endomètre ,de l'ovaire et du colon (et des kystes ovariens).

Et pour le cancer du sein?
Les résultats sont discordants.
Le risque augmenterait avec l'âge et la durée d'utilisation (il faut stopper la pilule oestroprogestative après la quarantaine).
La présence de plusieurs cas de cancers du sein dans la famille doit faire préférer un autre type de pilule ou un autre moyen contraceptif.

Alors pour le cancer du col utérin et du foie?
Le risque augmente aussi avec la durée d'utilisation.
Une tumeur hépatique même bénigne doit inciter à la prudence. L'adénome hépatique contre-indique la pilule oestroprogestative car il y a risque d'hémopéritoine.
par docteurmailler publié dans : gynécologie
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Dimanche 25 février 2007
 
LES SOINS PALLIATIFS
 
Docteur Mailler

Les soins palliatifs sont des soins actifs, continus, évolutifs, coordonnés et pratiqués par une équipe pluriprofessionnelle. Ils s'adressent à des personnes atteintes de maladies graves évolutives ou mettant en jeu le pronostic vital ou en phase avancée et terminale, en accompagnant leur famille et leurs proches.

Ils servent à :
prévenir et soulager la douleur et les autres symptômes physiques
prévenir les complications
prévenir les problèmes psychologiques (angoisse,fatigue), sociaux et spirituels
respecter la dignité de la personne soignée.

Il faut éviter les investigations et les traitements déraisonnables, en refusant de provoquer intentionnellement la mort.

L'accompagnement consiste à apporter attention, écoute, réconfort du malade en fin de vie mais aussi de son entourage. Cet accompagnement peut se poursuivre après le décés pour faciliter le travail de deuil.

SOINS PALLIATIFS A DOMICILE

Pour mettre en place ces soins à domicile on peut:
-travailler en équipe avec pharmaciens, infirmiers, psychologues...
-coopérer avec un Ssiad (service de soins infirmiers à domicile) ou un HAD (hospitalisation à domicile)
-solliciter les travailleurs sociaux (auxillaire de vie, gardes-malades...)
-coopérer avec une EMSP (équipe mobile de soins palliatifs)
Renseignements au 0811 020 300


L'achat ou la location de matériel, d'équipement pour assurer le maintien à domicile peut en cas de besoin et sous certaines conditions, être pris en charge par le Fnass (fond national d'action sanitaire et sociale de la Cnamts).
Il faut se renseigner auprès de sa CPAM et de l'assistante sociale de la CPAM. L'aide vient en supplément de l'APA (allocation pour l'autonomie).

Les proches ont la solution de prendre un congé de solidarité familale. Il s'agit d'un congès non rémunéré d'une durée maximale de 3 mois, il peut se transformer en activité partielle en accord avec l'employeur.


SOINS PALLIATIFS EN HOPITAL

En cas de besoin, une hospitalisation est necessaire. Inutile d'encombrer les urgences, des USP, unité de soins palliatifs existent parfois. Renseignez-vous auprès du centre hospitalier sollicité.
par docteurmailler publié dans : divers
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Samedi 24 février 2007
 
Docteur Mailler

Les hyperthyroïdies d'origine hypophysaire (adénomes) sont très rares par rapport aux pathologies de la glande thyroïde.

CLINIQUE
Amaigrissement avec appétit conservé ou augmenté
Thermophobie
Asthénie
Nervosité
Tachycardie
Dyspnée d'effort
Transit accéléré
Syndrome Polyuro-polydipsique
Réflexes Ostéo-tendineux vifs
Rétraction de la paupière supérieure et regard brillant

Biologie: TSH Basse -T4L T3L élevées

Si la TSH est abaissée avec des T4 et T3 normales, l'hyperthyroïdie est dite « frustre », elle peut être due à des pathologies non thyroïdiennes (Maladie générale sévère ou aiguë, dépression, iatrogénie (corticoïdes, dopamines...))

ATTENTION: Rechercher l'hyperthyroïdie en cas d'extrasystole, de tachycardie , d'ACFA, d'amaigrissement, d'ostéoporose, d'anomalie de l'appétit.

EXAMEN COMPLEMENTAIRE
Recherche des Ac anti-recépteurs à la TSH
Recherche des Ac anti-TPO (Thyréoperoxydase)
Recherche d'un Syndrôme inflammatoire
Doser la thyroglobuline circulante (élimine les thyrotoxicoses factices)
Mesurer le rapport iodurie/créatininurie en cas de doute de surcharge iodée
Réaliser: une SCINTIGRAPHIE au Technecium 99 et une échographie thyroïdienne




FORMES CLINIQUES


MALADIE DE BASEDOW
Très fréquents. Formes féminines prédominantes.
Maladie auto-immune (formes familiales possibles) associant un goitre, une orbitopathie (exophtalmie bilatérale avec retraction de la paupière supérieure) et des signes de thyrotoxicose francs.
Associations possibles avec: la maladie de Biermer, le vitiligo, l'alopécie, l'angio-oedeme, le purpura-thrombopénique idiopathique, les myasthénies, le lupus systémique.
Scintigraphie: goitre homogène hyperfixant
Les Ac anti-recepteurs de la TSH (TRACK) sont positifs dans 85% des cas. Leur persistance après traitement est un facteur de rechute de la maladie.
Traitement: Néomercazole (20 à 60 mg/j en une prise) pendant 12 à 18 mois puis associer ½ dose de Néomercazole pendant 6 semaines à du Lévothyrox 75 ou diminuer le Néomercazole progressivement sans lévothyrox jusqu'à une dose d'entretien (entre 2,5 et 10 mg/j)
Pendant les 6 premières semaines , le propanolol et les anxyolitiques peuvent être utiles.
Le repos fait partie intégrante du traitement.
Ne pas oublier de surveiller la NFS 1x/semaine pendant 6 semaines avec le Néomercazole.
La présence de TRACK et/ou d'un goitre vasculaire en fin de traitement est de mauvais pronostic quand au risque de rechute.
La récidive, le goitre volumineux, un nodule suspect, un désir de grossesse ouvrent les voies de la thérapie chirurgicale.
L'iode radioactif est une autre alternative.




GOITRE MULTINODULAIRE TOXIQUE
Plus fréquent chez le sujet âgé.
C'est une hypertrophie hétérogène de la thyroïde responsable souvent de manifestations cardiaques (ACFA).


ADENOME TOXIQUE


SURCHARGE IODEE
par injection de produit de contraste radiologique
par prise d'amiodarone
L'iodurie des 24 heures est augmentée ou du rapport iodurie/créatininurie


THYROTOXICOSE FACTICE
Prise volontaire d'hormones thyroïdiennes. Thyroglobuline indétectable et scintigraphie blanche


THYROIDITE DE QUERVAIN
Rechercher une affection ORL virale les jours précédents, une thyroïde dure et douloureuse, un syndrôme inflammatoire en biologie.
Echographie: glande hypoéchogène hétérogène à contour flou


THYROIDITE D'HASHIMOTO
Thyrotoxicose transitoire possible, évolution vers l'hypothyroïdie.
Pas de TRACK
Présence d'Ac anti-ThyréoPérOxydase
Echographie: Thyroïde hétérogène hypoéchogène
Scintingraphie: fixation hétérogène


DIVERS
hyperthyroïdie induite ou révélée par l'Interféron
Hyperthyroïdie gestationnelle transitoire
Adénome hypophysaire à TSH
hyperthyroïdies famiales liées à des mutations activatrices du recepteur à la TSH

Si Ttt par antithyroïdien de synthèse faire une NFS une x par semaine pendant 2 mois

Si conjonctivite bilatérale : penser à une OPHTALMOPATHIE
par docteurmailler publié dans : endocrinologie
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