Docteur Mailler
LES ANTIDEPRESSEURS
Il faut prescrire un anti-dépresseur pour les épisodes dépressifs majeurs s'inscrivants dans la durée (+ de 14 jours) à l'origine d'une souffrance significative avec un retentissement fonctionnel au quotidien.
Le risque suicidaire doit être systématiquement recherché.
FACTEURS DE RESISTANCE AU TRAITEMENT
Personnalité pathologique
Environnement défavorable
Pathologie organique (dégénérescence neurologique , pathologie d'ordre vasculaire)
FACTEURS DU RISQUE SUICIDAIRE
Antécédents familiaux et/ou personnels
Projets suicidaires construits élaborés avec des moyens définis
TRAITEMENT
Toutes les molécules utilisées en médecine de ville sont efficaces. Il faut les prescrire en monothérapie. Les associations doivent être exceptionnelles et transitoires.
Cependant la Paroxétine est plus sédative. La fluoxétine est plus stimulante.
La Tianéptine a des effets stabilisants et réduit les phénomènes anxieux.
Il est recommandé de prescrire un antidépresseur qui s'est avéré efficace et bien toléré chez un patient lors d'un épisode antérieur.
Le Milnacipran a montré une action interessante dans la dépression avec douleurs somatiques (fibromyalgie).
La Venlafaxine peut apporter un plus dans les dépressions résistantes à d'autres antidépresseurs.
Le Dosulépine, Amitriptyline, Clomipramine (imipraminiques) sont des traitrements de 2ème , 3ème intention. On les réserve pour les formes plus sévères, les dépressions mélancoliques ou s'accompagnant de douleurs somatiques.
Les traitements par anti-dépresseurs ne doivent pas être d'une durée inférieure à 4 mois (risque de rechute).
En cas de rechutes, on peut proposer un traitement au long cours sur plusieurs années à visée prophylactique.
L'arrêt des traitements anti-dépresseur doit être progressif (Sd de Sevrage) sur 1 à 6 mois.
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