AVORTEMENT: Ce qu'il faut savoir.

Publié le par docteurmailler

  Docteur mailler 

L’avortement est un recours pour une femme enceinte d’interrompre sa grossesse. L’avortement est appelé aussi IVG (Interruption Volontaire de Grossesse).
 
L’IVG est pratiqué jusqu’à 14 semaines depuis le début des dernières règles (c’est à dire 12 semaines de grossesse).

Pour une mineure, l’autorisation parentale n’est pas indispensable. Elle doit cependant être accompagnée par une personne majeure de son choix.

L’IVG est toujours une épreuve douloureuse à vivre. C’est pourquoi il faut insister sur les méthodes contraceptives et voir le motif de l’échec de cette dernière.

Site d’information : www.choisirsacontraception.fr

Pour toute information ou pour parler, n’hésitez pas à appeler un planning familial.
 
Vous devrez consulter un médecin et éventuellement des analyses de laboratoire complémentaires.
Une semaine de délai de réflexion est obligatoire entre cette première et la deuxième consultation médicale.
En cas d’urgence, ce délai d’une semaine est ramené à 2 jours.
Un entretien est obligatoire uniquement pour les mineures, non mariées et non émancipées, avec une conseillère ou une assistante sociale avant l’IVG. Cet entretien sera fait pendant la semaine de réflexion et au moins 48 heures avant l’IVG.
Les IVG sont pratiquées dans des centres agréés: hôpitaux ou cliniques privées.
 
Seule la femme décide. Elle n’a pas besoin de l’autorisation de son conjoint.


Les techniques employées sont l'aspiration avec anesthésie locale ou générale ou le RU 486 (méthode médicamenteuse).
 
La technique instrumentale par aspiration peut se faire soit sous anesthésie générale ou soit sous anesthésie locale. L'intervention se fait au moyen d'une canule introduite dans le col de l'utérus qui a été préalablement dilaté. Cette canule est reliée à un système d'aspiration qui enlève l'œuf et la muqueuse utérine interne.
Une hospitalisation de quelques heures suffit le plus souvent pour une IVG.


La technique médicamenteuse est réservée aux femmes dont la grossesse est inférieure à 5 semaines (7 semaines après les dernières règles)
Elle se déroule en 3 consultations.
• Une première consultation où il vous sera donné des comprimés de mifépristone (RU 486). Vous prenez alors rendez-vous pour la deuxième consultation qui doit avoir lieu 36 à 48 heures plus tard.
• Lors de cette seconde consultation, le médecin vous donnera un autre type de comprimé ou d'ovules à mettre dans le vagin , c'est ce qui va déclencher l'expulsion de l'œuf. Vous resterez alors sous surveillance médicale. Pendant ces quelques heures, il surviendra des saignements, des contractions utérines, qui peuvent être douloureuses, pour lesquelles des antalgiques peuvent vous être prescrits, et l'expulsion de l'œuf.
• Les saignements vont durer une semaine en général parfois plus longtemps. Mais cela ne prouve pas que la grossesse est bien interrompue. Vous devez prendre rendez-vous pour une troisième consultation 10 jours après.
Ensuite une pilule contraceptive vous est prescrite pour un mois, dès le lendemain de l'IVG
Il est important d'avoir un examen gynécologique dans le mois qui suit.
Ce moment est aussi l'occasion de reparler de la contraception avec le médecin.


L'avortement médicamenteux coûte :
- à l'hopital 257 euros
- en cabinet 190 euros
L'avortement par méthode chirurgicale coûte :
- avec anesthésie locale, 190 euros
- avec anesthésie générale et une hospitalisation inférieure à 12 heures, 240 euros
- avec anesthésie générale et une hospitalisation supérieure à 12 heures, 275 euros

Dans la majorité des situations, une hospitalisation de moins de 12 heures est suffisante.
 
La sécurité sociale prends en charge 80% des frais de l'intervention. Certaines mutuelles peuvent rembourser le reste. Il est possible de demander l'aide médicale gratuite.


Les mineures et les non-assurées sociales peuvent bénéficier d'une prise en charge financière totale par l'état.


Les hopitaux ont mis en place un système de codification pour toutes les interruptions volontaires de grossesse, qui déclenche une procédure de "secret" au niveau du décompte de la sécurité sociale. Ni l'acte, ni le remboursement n'apparaîtront sur le décompte de la sécurité sociale.


Publié dans gynécologie

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