LES DANGERS DU TRAMADOL , DE LA CODEINE

Publié le par docteur mailler

La prescription des antalgiques de palier II, est indiquée pour les douleurs modérées à intenses, ne répondant pas à l’utilisation d’analgésiques de palier I, antalgiques périphériques (Aspirine, Paracétamol) , en première intention.

 

 

Les Médicaments Antalgiques de Paliers II :

 

Les médicaments antalgiques de palier II  comportent  des opioïdes faibles, comme la codéine, dérivé de la morphine, et le tramadol, dérivé de la méthadone.

 

Exemple : Dicodin, Efferalgan Codéiné, Codoliprane, Lamaline, topalgic,Klipal, Tramadol, Ixprim, Zaldiar….

 

images-copie-2.jpg

La codéine possède un effet antalgique de 5 à 10 fois plus faible que la morphine, et est considérée comme peu toxicomanogène. La grande majorité des produits à base de codéine, sont  commercialisés en association avec le paracétamol.

 

La duré d’action est en moyenne de 4 heures, la prise est donc de 4 par jour, par voie orale.

 

Les produits passent la barrière placentaire et dans le lait maternel.

Au premier trimestre de la grossesse et au voisinage du terme, la codéine est à éviter en raison de risques d’apnées et de syndrome de sevrage chez le nouveau-né.

L’allaitement est à éviter en raison du risque d’hypotonie et de pauses respiratoires chez le nourrisson, en cas d’utilisation à forte dose de codéine par la mère.

 

Zaldiar.jpg

 

les effets secondaires induits varient selon les individus.

 

Lors de la prise de ces opioïdes faibles, ont été rapportés :

- de façon fréquente : des nausées, une constipation et une somnolence.

-de façon plus rare, des sensations vertigineuses, une dépression respiratoire (modérée aux doses thérapeutiques), des états confusionnels et hallucinations, des réactions allergiques cutanées, un bronchospasme.

 

L’attention des conducteurs et des utilisateurs de machine, doit être attirée sur les risques de somnolence induits par ces produits.

- Une hygiène de vie normale est conseillée, en prenant soin d’éviter la prise d’alcool.

 

tramadol_scalewidth_630.jpg

 

Il faut éviter toute utilisation prolongée de ces opioïdes, en raison d’un risque de dépendance.

 

Il faut utiliser ces produits avec prudence chez les patients présentant une hypertension intracrânienne ou des convulsions, chez les patients sous psychotropes ou dépresseurs du système nerveux central.

 

Il faut réduire la posologie chez le sujet âgé et en cas d’insuffisance rénale ou hépatique.

 

L’association de la codéine et du tramadol avec les agonistes-antagonistes morphiniques est contre-indiquée, en raison de la diminution de leur efficacité.

 

L’association avec l’alcool est déconseillée, en raison des effets sédatifs cumulés.

 

Les associations avec les autres morphiniques, les dépresseurs du système nerveux central sont à prendre en compte.

 

 

ARRET DU TRAITEMENT

 

Les essais d’arret brutal du traitement peuvent aboutir par un syndrome de sevrage :sueurs, douleurs, anxiétés, agitation , confusion…

 

Dans l’idéal, il faut proposer un sevrage progressif ( diminution de 25% de la dose sur 10 jours).

 

Publié dans PHARMACOLOGIE

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :