REFORME DES ARRETS DE TRAVAIL : LA SECU EN DANGER!

Publié le par docteur mailler

Nos politiques osent tout, et c’est à ça que nous les reconnaissons !

 

Ajouter un jour de carence aux fonctionnaires, pourquoi pas ? Tenter de rajouter un jour de plus aux 3 jours du privé est par contre plus difficile.

Parce que 4 jours de carence dans le privé pour au final, être indemnisé de quelques demi-journées, c’est abuser ! Comment couvrir les petits risques (grippe, lumbago…) ?

 N’est-ce pas encourager les arrêts de travail plus long ?

 

 

N’est-ce pas également tirailler la société entre ceux qui n’ont pas de jours de carence (fonctionnaire, employés de grandes entreprises) et qui souvent perçoivent leurs salaires entiers,  et ceux qui n’ont pas ces avantages ?

 

La médecine à 2 vitesses tant décriée par les politiques commencent déjà par la mise au niveau de l’effort de solidarité vis à vis des malades qu’ils soient du privé ou non…

 

Laurent Wauquiez dit qu’il faut responsabiliser les malades…et non les culpabiliser !  RESPONSABILISER !

C’est sûr que le jour où tu as 40° de fièvre, qu’on t’annonce un cancer, tu te comportes en citoyen responsable et tu vas travailler tranquillement…. Autant supprimer carrément les arrêts de travail ou la sécu…

A force de tirailler, de responsabiliser, certains se demandent même si il est utile d’avoir une sécurité sociale.

Aux USA, les habitants la trouve inutile et coûteuse.

Plus proche mon voisin me déclare n’être jamais en arrêt maladie, ne pas prendre de médicament. Il ne comprend pas tous ces fainéants en arrêt pour un « oui ou un non », dit-il. Il ne comprend pas pourquoi rembourser des frais pour des cancers induits par le tabac, alors que nous  sommes tous au courant que le tabac tue. Il ne voit pas non plus pourquoi dépenser tant d’argent pour les gens qui chutent en ski, qui se grippent alors que le vaccin existe…

 

Il est un peu con mon voisin…

Il ne comprend pas, ne souhaite pas être solidaire, trouve que c’est trop cher… jusqu’au jour où….il lui arrive malheur, et là l’utilité d’un système de soin performant, accessible lui semble beaucoup plus intéressant….

La sécurité sociale ne s’use que si l’on s’en sert.

 

 La solidarité est l’assurance la plus juste.

Ne laissons pas l’individu primer sur le groupe.

 

 

Responsabiliser le malade, c’est déjà fissurer les fondations d’une société, et nous n’en avons pas besoin.

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