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En essayant continuellement, on finit par réussir.
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cardiologie

Vendredi 12 avril 2013 5 12 /04 /Avr /2013 15:08

PRISE EN CHARGE DE L'HYPERTENSION ARTERIELLE DE L'ADULTE

 

 

AVANT DE DEBUTER UN TRAITEMENT

Confirmer le diagnostic avec si possible des mesures tensionnelles en dehors du cabinet

Mettre en place des mesures hygiéno-diététiques ( réduire l'apport en sel, activité physique réguliere, reduire le poids, reduire la consommation d'alcool, stopper le tabac).

Réaliser un bilan : examen clinique , recherche des factuers de risque, bilan biologique, ECG de repos

 

NB: une hypokaliémie, une insuffisancre rénale, une protéinurie doivent faire évoquer une HTA secondaire.

 

Tensoval-duo-control.jpg

 

PLAN DE SOIN INITIAL

L'objectif est le contrôle de la pression arterielle dans les 6 mois

Choisir une monothérapie efficace parmi : diurétiques thiazidiques, betabloquants, inhibiteurs calciques, inhibiteurs de l'enzyme de conversion et ARA2.

Choisir une bithérapie en cas d'echec (association fixe) puis une trithérapie

 

 

PLAN DE SOIN A LONG TERME

Demander un avis spécialisé en cas de persistance à 6 mois.

Renouveler les ordonnances tous les 3 à 6 mois avec bilan biologique annuel

Dépister une mauvaise observance

Favoriser l'automesure tensionnelle

Apres 80 ans: ne pas depasser 3 antihypertenseurs (objectif modulé), éviter les hypotensions arterielles

Par docteur mailler - Publié dans : cardiologie
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Mercredi 4 juillet 2012 3 04 /07 /Juil /2012 15:27

 

La péricardite est l'inflammation du péricarde.

 

L' épanchement péricardique correspond à la présence de liquide dans le péricarde, sans obligatoirement d'inflammation.

 

 

Diagnostic

Clinique

Douleur thoracique:

  • d'apparition brutale ou subaiguë
  • prolongée
  • médiane, ou latéralisée à gauche
  • irradiant parfois à l'épaule gauche
  • augmentée à l'inspiration
  • beaucoup plus importante en décubitus dorsal, relativement calmée en position assise.

De façon inconstante, il peut également exister de la fièvre et l’existence d’un syndrôme viral actuel ou dans un passé proche.

 

L'examen du patient peut montrer un frottement péricardique systolique et diastolique à l’auscultation, évoquant une "feuille de papier froissée" ou un "frottement de vieux cuir"

 

Il sera systématiquement recherché des signes pouvant évoquer une forme grave (Tamponnade, péricardite constrictive) : chute de la tension, signes de collapsus, présence d’œdème des membres inférieurs prenant le godet, une hépatomégalie , une turgescence jugulaire…

 

Lors d’une anté-flexion du tronc, la douleur et la dyspnée diminuent[]. C’est le signe de la prière mahométane.

 

 

Examens complémentaires[ 

ECG : troubles électriques
Echographie Cardiaque : Fréquemment, l'examen est normal, ce qui n'élimine cependant pas le diagnostic.

L’IRM cardiaque


Biologie : syndrôme inflammatoire, élévation de la troponine possible (myo-péricardite virale- à hospitaliser)

 

 

1215207308962.jpg

 

Etiologies :

Virale dans 80% des cas  (coxackie, adenovirus, echovirus, HIV) , l'évolution est simple. Mycobactéries, Tuberculoses, septicémie

Rarement : Mycose (Candida, aspergilose)

 

Péricardite non-infectieuse (IDM, Lupus, PR, sarcoïdose, phénomène allergique)

 

L’épanchement péricardique lui est soit Idiopathique,  soit dû à une Insuffisance rénale chronique, ou à un  Traumatisme (Hémopéricarde), voire une  Néoplasie. 


Traitement

Une péricardite virale est traitée par :

  • le repos ;
  • les AINS (exemple : ibuprofene 400 3/j – 4 semaines), L’aspirine (3 g par jour pendant 4 semaines puis à dose regressive), les corticoïdes
  • Le traitement doit être prolongé au minimum jusqu'à la normalisation du syndrome inflammatoire (en général un mois).

Les péricardites purulentes sont traitées par :

  • un drainage chirurgical avec mise en place d'un gros drain ;
  • une antibiothérapie prolongée par voie générale, adaptée au germe.

Les péricardites tuberculeuses sont traitées par :

  • un traitement anti-tuberculeux classique mais prolongé pendant un an;
  • une corticothérapie dans certains cas, ce qui pourrait diminuer le risque de constriction

 

En cas de récidive, le même traitement peut être reconduit. Dans ces cas, la colchicine  donnée pendant trois mois à 1 mg /j, réduit significativement le risque de récidive.

 


Évolution et complication

L'évolution se fait, dans la majeure partie des cas, vers la guérison.

Elle peut cependant récidiver.

 

COMPLICATION DE L'EPANCHEMENT PERICARDIQUE

La tamponnade est une complication grave 

Il s'agit d'une compression des cavités cardiaques par le liquide sous pression dans le péricarde, empêchant ainsi le cœur de se remplir correctement.

La tamponnade se manifeste par une baisse de la TA pouvant aller jusqu'au collapsus, voire à l’arrêt cardio-circulatoire

En cas de suspicion de tamponnade, le patient doit être laissé à jeun et maintenu en position assise avec une surveillance rapprochée de la tension artérielle. Une perfusion doit être posée afin d'obtenir un remplissage vasculaire correct.

Le traitement est souvent chirurgical : il consiste en l'évacuation de l'épanchement par une incision sous la xiphoïde et l'installation d'un drain.

On peut être amené à faire une ponction du péricarde à l'aide d'une longue aiguille, idéalement sous contrôle écho-cardiographique.

 

La péricardite constrictive est une autre complication grave. 

Il s'agit d'un épaississement du  péricarde, gênant ainsi l'expansion des cavités et leur remplissage.

C'est une maladie chronique, souvent insidieuse et dont le diagnostic est difficile. Les étiologies sont : la tuberculose, la radiothérapie , la néoplasie (rare).

Elle complique exceptionnellement une péricardite virale banale.

Elle se manifeste par : des œdèmes des jambes, Hépatomégalie, veines jugulaires "turgescentes.

Le traitement consiste en l'ablation chirurgicale du péricarde (péricardectomie).

Par docteur mailler - Publié dans : cardiologie
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Mardi 28 février 2012 2 28 /02 /Fév /2012 22:23

 

 

L'artériopathie des membres inférieurs provoque de manière en général progressive l'occlusion des artères irriguant les membres inférieurs.

L'aorte se divise en artères iliaques primitives droite et gauche au niveau du carrefour aortique.

Chaque artère iliaque primitive se divise en artère iliaque externe et artère iliaque interne.

L'artère iliaque externe se continue par les artères fémorales profonde et superficielle.

L'artérite des membres inférieurs est liée à l'athérosclérose le plus souvent.

Mais d'autres causes sont possibles : maladie de Buerger, homocystinurie…

CLINIQUE :

En général, le premier symptôme apparaît lors d'une marche. Après avoir parcouru 2 à 300 mètres, le patient ressent une gêne progressivement croissante, une sensation de crispation, de lien serré autour du mollet. Si le sujet insiste, s'il continue de marcher, si le chemin monte, cette gêne devient douleur et gagne la cuisse puis la fesse tant et si bien qu'il doit s'arrêter de bouger.

Après quelques secondes d'arrêt, la douleur disparaît.

Si le patient repart calmement, si le sol est plat, il peut à nouveau parcourir la même distance avant que ne revienne la sensation identique. S'il fait froid, si le terrain est en pente, si le sujet est ému, s'il doit lutter contre le vent, la distance qu'il peut parcourir sans douleur est plus courte.

Cette marche en chapelet ou claudication intermittente signe un trouble de l'irrigation sanguine.

L'examen clinique peut montrer la disparition du pouls, un souffle à l'auscultation au niveau d'une artère.

Si la claudication intermittente artérielle des membres inférieurs est méconnue ou mal soignée, les lésions vont s'aggraver :

  • Douleurs des membres inférieurs lorsque le sujet est allongé ;
  • Ischémie musculaire puis cutanée (gangrène ) et l'amputation sera le seul traitement possible.

Cette gangrène peut survenir subitement par embolie distale ou se constituer plus progressivement en dehors d'un syndrome d'ischémie aiguë chez un patient ayant déjà des troubles trophiques importants. Elle survient au niveau des orteils souvent après des soins cutanés intempestifs. Elle se manifeste par une zone noire localisée.

Des troubles génitaux d'origine artérielle peuvent se produire en cas d'obstruction haut située rendant l'érection impossible (impuissance )

Causes et facteurs de risque

Des facteurs favorisants sont presque toujours retrouvés :

  • Le tabac est le facteur majeur puisque 95% des artéritiques consomment plus d'un paquet de cigarettes par jour.
  • La pilule chez la femme, essentiellement si elle ajoute le tabac.

Les autres facteurs de risque de l'athérosclérose jouent aussi un rôle :

  • L'hypertension artérielle ;
  • L'hypercholestérolémie ;
  • Le diabète ;
  • La sédentarité ;
  • L'excès de poids.

Examens et analyses complémentaires

La radiographie simple des membres peut montrer des artères calcifiées.

  • L'exploration Doppler des vaisseaux des membres inférieurs permet de repérer la diminution du débit sanguin à un niveau donné de l'artère atteinte.

Toutes les artères des membres inférieurs peuvent être explorées : aorte abdominale, artères iliaques, fémorales, poplitées, tibiales, péronières etc...), mais également les artères cérébrales.

L'échographie directe du vaisseau permet de visualiser l'artère, ainsi que l'artériographie (conventionnelle ou numérisée) qui précise le type des sténoses, la valeur de la circulation collatérale et du réseau artériel d'aval.

L'électrocardiogramme vérifie l'état du coeur.

Le bilan général de l'athérosclérose (reins, coeur, cerveau) est systématique.

Traitement

Les règles d'hygiène de vie sont primordiales :

  • Entraînement régulier : la marche tous les jours pendant une heure d'une allure lente et régulière est le meilleur traitement possible. Le patient doit s'arrêter dès l'apparition de la douleur et repartir deux minutes après la disparition totale de la douleur. Il peut ensuite augmenter progressivement la durée et la vitesse de sa marche.

D'autres conseils sont utiles :

  • Ne pas rester accroupi ou assis les jambes croisées car la circulation sanguine se fait mal dans ces positions ;
  • Se laver les pieds tous les jours en insistant entre les orteils. Sécher minutieusement. Changer de chaussettes tous les jours ;
  • Utiliser des chaussures larges et souples pour que les pieds soient à l'aise. Préférer les chaussures de toile par temps chaud ;
  • Utiliser deux paires de chaussures, alternées de jour en jour ;
  • Couper courts et carrés les ongles des orteils. Ne pas hésiter à faire appel à un pédicure compétent en cas de difficultés ;
  • L'arrêt total et définitif du tabac est impératif ;
  • La lutte contre l'obésité, le diabète et la dyslipidémie est associée ;
  • Le patient doit savoir consulter en urgence le médecin en cas de :
  • Douleurs nocturnes ;
  • Ongle incarné ;
  • Cor, verrue plantaire ;
  • Blessure, zone noire sur la peau.

Les médicaments

  • Le traitement de l'hypertension artérielle éventuelle est impératif ;
  • Les anticoagulants oraux, les antiagrégants plaquettaires sont utilisés
  • La pentoxifylline (Torental ) est un traitement symptomatique de la claudication intermittente des artériopathies chroniques oblitérantes des membres inférieurs.

La crénothérapie constitue un appoint intéressant (Royat etc.).

Le traitement chirurgical s'impose lorsque le périmètre de marche devient très faible, lorsqu'il existe des douleurs de décubitus ou en cas de gangrène.

Plusieurs techniques sont possibles.

La chirurgie des artères a pour but de rétablir une circulation normale. Les différentes méthodes consistent à réparer et à mettre en dérivation le conduit rétréci ou obstrué. Pour intervenir sur une artère malade, il est nécessaire soit de l'ouvrir pour la déboucher, soit de la court-circuiter.

Le pontage est un conduit artificiel (prothèse en Teflon ou en Dacron) ou un fragment de veine saphène interne prélevé au membre inférieur. Cette veine superficielle de la cuisse peut être enlevée sans inconvénient pour la circulation veineuse car les suppléances sont nombreuses. Ce pontage permet de dévier le flux sanguin et de contourner le segment rétréci de l'artère.

Les prothèses sont utilisées pour le remplacement des grosses artères (aorte, fémorale). Les veines saphènes sont utilisées pour les artères de petit calibre.

Le pontage entre l'aorte et les artères de la cuisse (pontage aorto-bifémoral ou carrefour aortique) est pratiqué chez les malades souffrant d'une artérite des deux membres inférieurs et dont les obstacles touchent les artères iliaques ou l'origine des fémorales. Après l'intervention, le tabac est interdit et la marche recommandée.

Le pontage à la cuisse (pontage fémoro-poplité) est utilisé chez les patients dont l'obstacle siège sur les artères de cuisse ou de jambe.

L'angioplastie transluminale percutanée corrige par dilatation certaines atteintes.

Le chirurgien introduit sous anesthésie locale une sonde munie à son extrémité d'un ballonnet dans l'artère fémorale à l'aine et la descend sous contrôle radiologique jusqu'à l'obstacle. Une fois en place, le ballonnet est gonflé et écrase la plaque d'athérome.

L'endartériectomie percutanée permet d'abraser l'intérieur de l'artère lésée.

L'endoprothèse métallique ou "stent" est une autre technique qui permet de recanaliser certaines sténoses.

La thrombolyse locale intra-artérielle donnerait de bons résultats.

La sympathectomie lombaire est la plus fréquente des interventions chirurgicales vasculaires. Le principe est de sectionner au niveau de la colonne vertébrale le nerf sympathique qui assure la tonicité des artères de petit calibre. Il en résulte un relâchement des vaisseaux et une dilatation bénéfique. Cette intervention concerne les patients qui ne peuvent bénéficier du pontage et qui souffrent de douleurs de décubitus sans revascularisation chirurgicale possible.

L'amputation

C'est l'intervention de dernière chance qui peut sauver la vie d'un malade dont les artères sont irrémédiablement lésées.

c'est une intervention fréquente en France.

Le chirurgien s'efforce d'être le plus conservateur possible.

L'amputation au dessous du genou permet de reprendre une vie presque normale avec la kinésithérapie et l'appareillage. Une prothèse provisoire est posée dès le 4° jour sans attendre la cicatrisation. La prothèse définitive est mise environ un an plus tard.

L'amputation de cuisse demande un appareillage plus important.

La sensation de membre fantôme est fréquente après l'amputation. Le malade a l'impression d'avoir toujours son membre amputé. Ce phénomène est dû à la mémorisation du schéma corporel.

Des douleurs du moignon peuvent survenir. Ce sont parfois des décharges électriques à l'effleurement de la peau. L'anxiété, la dépression augmentent ces troubles. L'aide du psychologue, le bandage très serré du moignon, la neuro-stimulation péridurale sont parfois utiles.

Une nouvelle technique de neurostimulation a été récemment mise au point. L'appareil comporte une sonde-électrode qui stimule les nerfs issus de la moelle épinière à destination de la partie inférieure du corps. Le boîtier de stimulation se trouve dans l'abdomen. La stimulation atténue la douleur et favorise l'amélioration de la circulation dans les artères par dilatation de celles-ci.

 

cet article est la copie de doctissimo http://www.doctissimo.fr/html/sante/encyclopedie/sa_783_arterite_mi.htm parce que je n'aurai pas pu faire mieux. Bravo doctissimo!

Par docteur mailler - Publié dans : cardiologie
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Dimanche 20 novembre 2011 7 20 /11 /Nov /2011 18:58

 

Le Pradaxa serait prescrit en remplacement des anti-vitamines K (AVK)  (Previscan, coumadine, sintron…) en prévention des accidents cardio-vasculaires lors des arythmies par fibrillation auriculaire (ACFA). L'intérêt est une meilleure prévention, avec un dosage INR devenu inutile (donc sans prise de sang mensuelle!).

L’ACFA multiplie par 5 le risque d’accident vasculaire cérébral (AVC).

 

Le score de CHAD2DS2 aide à la décision de prescrire un anticoagulant en cas d’ACFA. On utilise actuellement l’aspirine (de75 à 325 mg) ou un AVK en cas d’un facteur de risque ischémique retenu, un AVK en cas de deux facteurs de risques retenus. On ne prescrit rien si il n’y a pas de facteur de risque (FR).

Les facteurs de risque retenus sont : l’insuffisance cardiaque, l’hypertension artérielle, le sexe féminin, l’âge supérieur à 65 ans, le diabète, les antécédents d’AVC, d’accidents ischémiques, de thrombo-embolie ou de maladies vasculaires.

 

Au contraire, le score de HASBled nous permet d’arrêter les AVK si il y a 3 FR hémorragiques. Les FR retenus sont : l’hypertension artérielle, l’insuffisance rénale, l’insuffisance hépatique, les personnes à INR variable, l’âge supérieur à 65 ans, les alcooliques, les drogués, les antécédents de saignement, d’AVC.

 

Le Pradaxa agit sur l’antithrombine et empêche la transformation du fibrinogène en fibrine. Il se prend en 2 prises par jour (150mg x 2 ou 110 mg x 2 ). La dose de 110mg est réservé pour les cas où les risques hémorragiques sont modérés.

 

L’indication est l’anticoagulation des ACFA en cas de facteurs de risques ischémiques (CHAD2DS2).

 

On note un taux d’infarctus du myocarde plus élevé chez les patients sous Pradaxa sans explication actuelle.

Les précautions d’emploi sont : la gastrite, l’oesophagite, la coronaropathie, l’âge supérieur à 75 ans, le poids inférieur à 70 kg, la prise de vérapamil, de cordarone, d’AINS (la dose de 110 mg x2 est conseillée).

 

Les contre-indications sont l’insuffisance rénale sévère, les saignements évolutifs, les lésions organiques susceptibles de saigner, l’insuffisance hépatique, le taux des transaminases supérieur à deux fois la normale, la prise de Kétoconazole, de ciclosporine, d’Itroconazole…

 

L’efficacité du Pradaxa est diminué en cas de prise de Rifamicine, de Carbamazépine, de phénitoïne, de Millepertuis , de pantoprazole.

 

En cas de surdosage, attention, il n’y a pas d’antidote. En cas de besoin, il faut arrêter le Pradaxa 2 jours avant une chirurgie. En cas de relais avec un AVK, on débute Pradaxa dès que l'INR est inferieur à 2.

Par docteur mailler - Publié dans : cardiologie
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Mercredi 9 décembre 2009 3 09 /12 /Déc /2009 15:35

 

QUE PENSER DE RASILEZ (aliskiren) 150 / 300 ?



C'est le premier inhibiteur direct de la rénine, indiqué dans l'Hypertension Artérielle Essentielle.



La fabrication de la rénine se fait au niveau rénal en réponse à :

  • une baisse de la tension artérielle

  • à une hyperkaliémie

  • à une hyponatrémie

     

La rénine sert donc à retenir le sodium et donc à augmenter la tension artérielle.


La rénine catalyse la transformation de l'angiotensinogène (synthétisée par le foie) en angiotensine I qui donnera elle-même l'angiotensine II, entraînant une augmentation de la volémie en jouant sur la sensation de soif, la sécrétion d'aldostérone et diminuant le calibre des vaisseaux sanguins.



L'aliskiren inhibe la rénine, et réduit donc les taux circulants d'angiotensine I et II . Il est considéré actuellement comme un traitement de deuxième intention en l'absence de démonstration d'un bénéfice en termes de réduction de la morbi-mortalité (les études sont en cours). En deuxième intention signifie qu'il est à utiliser si le patient est résistant à un premier traitement antihypertenseur ou présente une réponse insuffisante.

L'aliskiren a démontré son efficacité sur la tension artérielle en monothérapie et en bithérapie.

En monothérapie,il s'est montré plus efficace que le ramipril, l'aténolol ou l'amlodipine.

En bithérapie, il s'est montré efficace avec les inhibiteurs calciques et les diurétiques. Il peut être associé également aux bétabloquants.



L'association avec un IEC ou un ARAII (autres inhibiteurs du système rénine/angiotensine) n'est pas recommandée par augmentation du risque de troubles kalièmiques et d'insuffisance rénale, par contre il peut être prescrit en remplacement d'un ARA II ou d'un IEC si besoin.

Le dosage est de 150 mg par jour, on peut le monter à 300mg par jour en cas de besoin.

L'aliskiren est contre-indiqué en cas d'allergie, de grosessesse (3eme trimestre), d'angioedèmes avec l'aliskiren, avec les ciclosporine, la quinidine et le vérapamil.



La surveillance de la kalièmie et de la créatininémie doit être régulière.

Par docteurmailler - Publié dans : cardiologie
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