Mercredi 23 avril 2008
La diverticulose touche de préférence le colon sigmoïde et le colon gauche (90% des cas).

La diverticulose colique sans complication est asymptomatque et bénigne.


COMPLICATIONS

Diverticulite

Abcès diverticulaire

Perforation: péritonite (Urgence à hospitaliser)

Fistule: notamment fistule colo-vésicale

Hémorragies


DIVERTICULITE

douleurs en fosse iliaque gauche voire défense, fièvre.

Le scanner aide au diagnostic. La coloscopie rélisée à distance permet de faire le distingo avec certains cancers coliques.


TRAITEMENT

Chirurgie en cas de complications graves.

Anti-biotiques : Amoxicilline-acide clavulanique (E coli, Protéus, enterobacter, streptocoque, entérocoque...)

Si allergie: fluoroquinolone + nitroimidazole sur 7 à 10 jours

Prévention : rien de spécial – pas de traitement préventif ni de régime.

par docteurmailler publié dans : gastroentérologie
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Mardi 8 avril 2008

La maladie coeliaque est une entéropathie auto-immune par une intolérance au gluten. Elle correspond à une atrophie villositaire de l'intestin, induite par une réaction lymphocytaire T cytotoxique à une protéine du gluten: la gliadine.

Clinique:

Général: Asthénie, Amaigrissement

Digestif: Diarrhées chroniques (avec stéatorrhée),douleurs abdominales, asthénie, hépatopathie

sévère, élévation des transaminases,

Cutané: Dermatite herpétiforme

Gynécologique: Infertilité, aménorrhée, fausse couche, hypotrophie foetale...

Neurologiques : Neuropathie périphériques carentielles, épilepsie, ataxie, migraine

Malabsortion: Anémie ferripive,ostéopénie(déminéralisation,arthralgie,fractures...), diabéte de type

I,carence en folates, en vitamine B12, en vitamine K, hypocalcémie, hypoprotidémie

(crampes, tétanie...)


Les formes paucisymptomatiques représentent 80 % des cas.


Les sujets dont les parents du 1er degré présentent une maladie coeliaque sont à risques.

Les trisomiques 21, les sujets présentant une autre maladie auto-immune sont à risques.

.

Les signes cliniques peuvent simuler une colopathie fonctionnelle.


Diagnostic:

Recherche des IgA anti-endomysium - IgG et IgA anti-transglutaminases

Systéme HLA de classe II de type DQ2 présent à 95%


Si positif : endoscopie à la recherche d'atrophies villositaires de l'intestin grêle proximal.

Des lésions pré-atrophiques modérées peuvent être concidérées comme
pathologiques si elles sont régressives sous régime sans gluten


En cas de négativité, il faut réévaluer le tableau clinique en présence et en absence de gluten. Si l'élimination du gluten dans l'alimentation améliore le tableau, il peut s'agir d'un déficit en IgA et il faut alors doser les Ig G antitransglutamianse et anti-endomysium.


Il n'y a pas de maladie coeliaque chez l'adulte si les Ac sont négatifs ( et IgA sériques normaux).

Chez l'enfant la biopsie du grêle peut être discutée même si les AC sont négatifs , si la réintroduction du gluten déclenche de nouveau les symptômes.


Traitement:

Régime sans gluten donc sans céréales de blé, de seigle et d'orge. Le régime est garant des complications éventuelles (déminéralisation osseuse, lymphome invasif du grêle...).


Nov 2007


par docteurmailler publié dans : gastroentérologie
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Dimanche 2 mars 2008

La sécurité de vaccination est démontrée chez l’enfant.

Le rapport bénéfice/risque est positif.

Les recommandations françaises préconisent la vaccination de TOUS les nourrissons et le rattrapage des pré-adolescents non vaccinés (avant l’entrée en 6ème).

Le vaccin reste obligatoire pour certaines professions et recommandé pour les personnes à risque. Car l’hépatite B circule en France dans des groupes de personnes bien identifiées.

Vacciner les enfants permet d’éliminer la circulation virale (selon l’OMS). L’efficacité du vaccin est maximale chez l’enfant et sa protection bien plus longue.

L’étude Kidsep montre qu’il n’y a pas plus de sclérose en plaque chez l’enfant de moins de 16 ayant déjà eu un épisode d’affection démyélinisante après vaccination.

L’étude faite par Mikaeloff (Arch Pediatr Adolesc Med 2007 ;161(12)1176-82) montre qu’il n’y a pas plus de premier épisode d’affections démyélinisantes après la vaccination de l’enfant.

Selon le Pf Perrone, président de la sécurité sanitaire au haut conseil de la santé publique, dans un article du 11/02/08 du panorama du médecin, l’étude Hernan ayant montré une corrélation entre la vaccination et une première poussée de SEP (sclérose en plaque) est de mauvaise qualité. Il s’agit d’une étude portée sur l’adulte rétrospectivement qui ne lui semble pas solide sur le plan méthodologique.

Il déclare également que sur des millions de vaccination, on ne peut pas exclure la possibilité qu’un vaccin favorise une poussée de SEP qui serait tout de même survenue tôt ou tard. Le vaccin ne serait pas la cause de la SEP mais son révélateur.

Dans tous les cas, l’intérêt du vaccin n’est pas remis en cause. A noter qu’il n’y a qu’en France que le problème d’association vaccin/SEP est survenu.

 

.Article inspiré du panorama du médecin n°5089 P :20 – entretien du Pf Perronne

par docteurmailler publié dans : gastroentérologie
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Mercredi 6 février 2008

Docteur mailler

Le RGO est marqué par le pyrosis (sensation de brûlures à point de départ épigastrique irradiant en rétrosternal) et les régurgitations acides.

On parle de reflux pathologique lorsque celui-ci survient plus d'1 fois par semaine.

Des troubles du sommeil sont possibles : réveils nocturnes, difficultés à l'endormissement, cauchemars.

On peut noter également: un enrouement chronique, une toux chronique, une toux nocturne, une sensation d'étouffement nocturne, douleurs pharyngées, douleur thoracique

Les facteurs favorisants sont: l'antéflexion, le décubitus post-prandial, le port d'une charge...

 

ENDOSCOPIE

Afin de visualiser une érosion oesophagienne, oesophagite...

Ecarte un cancer de l'estomac, de l'oesophage (terrain éthylo-tabagique)

Une endoscopie normale est possible lors d'un RGO.

 

TRAITEMENT

Régime pauvre en graisse en alcool, arrêt du tabac, corriger le surpoids.

Surélever la tête de lit.

Les antiacides et les alginates sont utiles si le RGO survient une fois tous les 3 mois.Leur effet est immédiat.

Les prokinétiques sont inutiles.

Les IPP sont utiles si le RGO est présent une fois par semaine ou en cas d'oesophagite. L'activité des IPP est obtenue en 3 à 5 jours.

La prescription initiale se fait sur 4 à 6 sem puis on peut proposer un traitement à la demande.

par docteurmailler publié dans : gastroentérologie
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Vendredi 13 juillet 2007
 
Docteur Mailler
Après 6 mois de selles peu fréquentes ou d'exonérations difficiles, on parle de constipation chronique.
La constipation peut favoriser la survenue d'hémorroïdes, d'incontinence fécale, voire de cancer du colon.

Il existe 3 types de constipation:
La constipation de transit (anomalie du muscle digestif ou de l'innervation viscérale)
La constipation distale (anomalies du plancher pelvien ou du rectum)
La constipation fonctionnelle (les examens complémentaires restent normaux)

SYMPTOMES:
Efforts de poussée
Gêne au passage des selles
Evacuation incomplète
Emission de selles dures
Temps d'exonération prolongée
Utilisation de manoeuvre digitale

ELIMINER UNE CAUSE ORGANIQUE
Diabète, Hypothyroïdie
Insuffisance rénale chronique
Sclérose en plaque
Parkinson, Myopathie
Grossesse, endométriose
Dépression
Traitements (anti-dépresseur, analgésiques, anti-hypertenseur, antihistaminique....)

FACTEURS DE RISQUES
Sexe féminin
Age
Notion de maltraitance
Ration calorique journalière faible

EXAMEN CLINIQUE
Rechercher une fissure, une béance anale, un prolabsus rectal, une rectocèle, une colpocèle, une descente périnéale ou une pathologie hémorroïdaire.

EXAMEN COMPLEMENTAIRE
A réaliser en cas de non réponse au traitement laxatif bien conduit.
Le TTC mesure le Temps de Transit Colique.
La MAR est la Manomètrie AnoRactale.
Ces examens permettent de différencier une constipation distale d'une constipation de transit.

TRAITEMENT
Mesure hygiéno-diététique
Laxatifs osmotiques et/ou mucilages et/ou émollients
Si echec: réaliser une défécographie et/ou une IRM dynamique afin de discuter d'une rééducation périnéale, l'utilisation de laxatifs stimulants voire d'un traitement chirurgicale (correction des rectocèles etc etc...)

par docteurmailler publié dans : gastroentérologie
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