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pneumologie

Mercredi 17 octobre 2012 3 17 /10 /Oct /2012 10:45

 

 

La broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO), est un groupe de maladies chroniques systémiques d'origine respiratoire.


En France, la BPCO concerne 3 à 4 millions de personnes, soit 6 à 8% de la population adulte. La BPCO est la 3eme cause de mortalité en France.

 

Définition

Au niveau respiratoire, la BPCO est caractérisée par une obstruction lente et progressive des voies aeriennes et des poumons, avec une distension permanente des alvéoles pulmonaires et destruction des parois alvéolaires.

Il s'agit principalement de la bronchite chronique et de l'emphysème.


La cause principale de cette maladie est le TABAC!


Il est rare qu'un patient souffre d'emphysème pur ou de bronchite chronique pure, c'est pour cette raison que le terme de BPCO est apparu.



Diagnostic

Les EFR (explorations fonctionnelles respiratoires) objectivent la diminution non réversible des débits expiratoires et inspiratoires (dans une moindre mesure)

Copd_versus_healthy_lung.jpg

Évolution et complications

La plus fréquente parmi les complications de la BPCO est l'insuffisance respiratoire.

Il peut également se produire des complications neurologiques, cardiovasculaires (cardiopathies ischémiques, insuffisance cardiaque), métaboliques (diabète, syndrôme métabolique), osseuse (ostéoporose), psychiatrique (dépression) ou musculaires.



Prise en charge

Réadaptation à l'effort

Kinésithérapie respiratoire

Oxygénothérapie si hypoxémie diurne

Arret du tabac

 Prévention d'une exposition respiratoire aux polluants (bois de chauffage, profession...)

Vaccin antigrippal

Bronchodilatateur de courte durée d'action (ventoline, Aéromir,Bricanyl, Salbutamol...)

 

puis si les symptomes persistent : Bronchodilatateur de longue durée d'action (sérévent, Oslif, Onbrez, Spiriva, Foradil, Oxéol, Euphylline, Atrovent...)

 

puis si le stade est sévère avec un VEMS inferieur à 50% : Bronchodilatateur de longue durée d'action associé aux corticoïdes inhalés (seretide, Symbicort, Innovair..).

 

Par docteur mailler - Publié dans : pneumologie
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Mercredi 23 juin 2010 3 23 /06 /Juin /2010 11:23

 

LA BRONCHITE AIGUE DE L'ADULTE SAIN

 

 

 

La bronchite aigue est une affection fréquente (10 million de cas par an en France).


Elle est d'origine virale dans la majorité des cas (VRS, adénovirus, rhinovirus, réovirus). L'abstention de prescription d'antibiotique est la règle.


Dans 5% des cas, l'origine est bactérienne: mycoplasma pneumoniae, chlamydia pneumoniae, hemophilus influenzae.


La persistance ou l'apparition d'une fièvre supérieure à 38,5° doit faire rechercher une atteinte parenchymateuse (pneumonie).


Devant une toux persistante, quinteuse, de plus de 3 semaines à recrudescence nocturne et insomniante, la coqueluche doit être évoquée.



CLINIQUE

 

Toux

Douleur thoracique, Brûlures rétrosternales, Dyspnée, sifflements

Crachats plus ou moins jaunâtre

Fièvre peu élevée, Myalgies, Rhume, mal de gorge


En cas de suspicion de pneumonie (fièvre supérieure à 38,5 °, tachycardie, Polypnée, foyer auscultatoire), la radiographie pulmonaire permet de confirmer.

Chez les personnes âgées, le tableau clinique de pneumonie est parfois peu évocateur.

 

bronchite.jpg

TRAITEMENT

Symptomatique: antalgique, antipyrétique, antitussif

Aspirine , Paracétamol, AINS

Guérison en 10 jours


Les corticoïdes per os et les fluidifiants n'ont pas d'efficacité démontrée.

 

Par docteur mailler - Publié dans : pneumologie
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Dimanche 30 août 2009 7 30 /08 /Août /2009 16:26

30% de la population mondiale est porteuse du bacille de Koch.

 

culture de mycobacterium tuberculosis

En 2006, la tuberculose est à l’origine de 1,6 millions de décès.

 

L’incidence de la tuberculose en France est bas. La vaccination n’est plus obligatoire.

 

La tuberculose en France touche les personnes les  plus défavorisées, la région Ile de France, PACA et Rhône-Alpes (+Guyane).

 

Il faut vacciner tous les enfants à risques de tuberculose.

 

Après exposition aux bacilles de koch, 10% des personnes infectées développeront la maladie.

La maladie se déclare en général dans l’année suivant l’exposition.

 

INFECTION TUBERCULEUSE LATENTE

Pas de signes cliniques

Radiographies de thorax normales

Le risque de développer une maladie dépend de l’âge, du système immunitaire…

Dépistée par  l’IDR à la tuberculine pour les personnes contacts d’un cas de tuberculose maladie, pour les moins de 15 ans issus de zone de forte incidence, pour les immunodéprimés.

Pour éviter la maladie, un traitement préventif est donné pour les personnes exposés récemment (moins de 2 ans), les enfants, les immunodéprimés.

Pour les enfants de moins de 15 ans, une déclaration obligatoire est nécessaire.

IDR-ou test de mantoux

 


TUBERCULOSE MALADIE

Signes cliniques : toux, dyspnée, expectorations, hémoptysies, sueurs nocturnes, fièvre, AEG, amaigrissement, adénopathies, douleurs…

formes extra-pulmonaires: localisations ganglionnaires, osseuses, meningo-encéphaliques, rénales, génitales ou surrénaliennes.

Chez l’enfant, la maladie peut passer inaperçue avec soit pas de symptômes soit des symptômes aspécifiques.

Chez le jeune enfant les formes graves sont fréquentes : miliaires, méningite.


Radiographies thoraciques anormales

exemple de radiographie


Le diagnostic de certitude est microbiologique sur ECBC, sur liquide gastrique ou sur fibroscopie bronchique pour les formes respiratoires.

L’IDR peut aider au diagnostic.


La déclaration obligatoire est nécessaire. Une prise en charge ALD est possible.


Les formes pulmonaires et certaines formes ORL sont contagieuses.


Dépistage : Radiographie pulmonaire proposée aux populations à risque ou dans le cadre d’une enquête autour d’un cas réalisée par le CLAT (centre de lutte anti-tuberculose).

 

Populations à risque : migrant (depuis moins de 2 ans), professionnels exposés, prisonniers, sdf…

 

Le test de détection de la production d’interferon-gamma permet de différencier l’infection de la réaction induite par la vaccination (non remboursé – QuantiFERON, T-SPOT.TB)


Afin de limiter l’apparition de résistance, le traitement doit être pris de façon sérieuse, à des doses et dans des durées suffisantes.

 

Par docteurmailler - Publié dans : pneumologie
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Samedi 18 octobre 2008 6 18 /10 /Oct /2008 10:36

LES PNEUMOPATHIES INFECTIEUSES

COMMUNAUTAIRES (en ville) DE L’ADULTE


C’est une atteinte aigue infectieuse des alvéoles pulmonaires.

La clinique est souvent trompeuse.

La radiographie est utile au diagnostic.


CLINIQUE

Toux, expectorations, râles bronchiques, crépitants, dyspnée

Fièvre, frissons

Tachycardie (sup à 100/min), polypnée (sup à 25/min)

Début brutal par une douleur en point de côté (pneumonie franche lobaire aigue)

Début progressif possible

Signes possibles : douleurs abdominales, malaises, chutes, céphalées, myalgies…


RADIOGRAPHIE PULMONAIRE

Présence d’un foyer de condensation alvéolaire classiquement

Recherche d’un épanchement pleural, d’une tumeur bronchique


DIAGNOSTIC DIFFERENTIEL

Bronchite

Exacerbation de BPCO

Embolie pulmonaire, OAP, Pneumothorax


RISQUE

Décès dans 5% des cas (pensées à Guillaume Depardieu)


Facteurs de risques : âge de plus de 75 ans , autres pathologies associées


Facteurs de gravités : polypnée, cyanose, tachycardie, chute tensionnelle, troubles de la conscience.


TRAITEMENT

Antibiotiques sur 7 jours en ambulatoire en l’absence de facteurs de risques ou de signes de gravités. Sinon hospitaliser pour traitement par voie IV et recherche bactériologique.


Germes Possibles : pneumocoque, mycoplasme, chlamydia puis haemophilius, pseudomonas aeruginosa, legionella pneumophilia, staphyloccus aureus, moraxella catarrhalis, influenzae A et B (virus)


La recherche microbiologique n’est pas recommandée en ville. Le traitement reste probabiliste.


L’Amoxicilline et l’amoxicilline+acide clavulanique n’agissent pas sur les mycoplasmes et les chlamydias, elles sont actives sur les pneumocoques et possèdent une bonne concentration broncho-pulmonaire. Le spectre est plus large pour amoxicilline +acide clavulanique.

L’amoxicilline à 3g/j reste la référence contre le pneumocoque.


Les Macrolides agissent sur les germes atypiques et le staphylocoque. Le pneumocoque possède un taux de résistance élevé aux macrolides.


Les Kétolides sont actifs sur le pneumocoque et les germes atypiques.


La Pristinamycine agit sur les pneumocoques, les germes atypiques et les staphylocoques.


Les fluoroquinolones ont un large spectre et une excellente pharmacocinétique. Il existe un risque d’émergence de résistance à ne pas négliger

 
Par docteurmailler - Publié dans : pneumologie
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Dimanche 10 août 2008 7 10 /08 /Août /2008 11:50

TRAITEMENT DE L'ASTHME


En cas d'asthme, il faut réaliser un bilan allergologique , Phadiatop, puis réaliser des tests cutanés chez l'allergologue.

L'éviction des allergènes, la désensibilisation par voie sub-linguale ou sous-cutanée peuvent être proposées.

Un traitement antihistaminique est souvent utile en cas de rhinite associée.

Le contrôle de l'asthme est l'objectif numéro un.

http://www.hautesavoiephotos.com/montagne/photo_mey.htm


TRAITEMENT DE FOND CHEZ L'ADULTE


Si le patient est géné :

moins d'une fois par semaine: traitement à la demande (bronchodilatateur d'action rapide)


plus d'une fois par semaine (stade persistant léger) : corticothérapie inhalés à dose faible (250 à 500 µg/j)


tous les jours ( stade persistant modéré): corticothérapie inahlée à 500 voire 1000 g/j ou corticothérapie à 250/500 µg avec un bronchodilatateur d'action lente (serevent, foradil...)


en permanence (stade persistant sévère): corticothérapie inhalée à 1000/2000µg avec bronchodilatateur d'action lente et leucotriènes (singulair)


CHEZ L'ENFANT

Faire des EFR (indispensable vers 4/5ans)

Asthme intermittent: traitement à la demande par B2 mimetiques d'action rapide

Asthme persistant: corticothérapie inhalée (flixotide 100/200 µg/j chez les moins de 4 ans)- rechercher la dose minimale efficace -



 

Par docteurmailler - Publié dans : pneumologie
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