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endocrinologie

Lundi 26 novembre 2012 1 26 /11 /Nov /2012 21:53

LA DHEA


La déhydroépiandrostérone (DHA ou DHEA) ou prastérone, est un androgène réputé pour ses effets antivieillissement.


Il s'agit d'une hormone surrénalienne. Normalement présente dans l'organisme; son taux tend à décroître avec l'âge.


L'efficacité de la DHEA reste controversée. 


La DHEA améliorerait des propriétés mécaniques de la peau et de la densité osseuse chez les femmes de plus de 70 ans.

Une amélioration de la libido a été également constatée.


La DHEA n'est actuellement pas en vente libre en France.

 

La médecine Anti-Age la conseille quand deux critères sont présents :
- Niveau sanguin faible (inférieur à 150 microgr/dl)
- Signes cliniques indicateurs de faible taux sanguin de DHEA-S (asthénie, diminution libido, perte force musculaire…)


Mais attention, les effets à long terme d'une supplémentation en DHEA (50 mg par exemple) sont inconnus.


À la lumière des connaissances actuelles, il serait préférable de n'entreprendre un traitement prolongé qu'avec une vérification régulière des taux sanguins de cholestérol et de stéroïdes, de la tolérance au glucose, et de la possible apparition de cellules cancéreuses.


Une augmentation du risque de cancers hormonodépendants (sein, prostate, par exemple) est possible. 


Dans l'état actuel des choses, le r
apport bénéfices/risques est encore inconnu, et en l'absence de cette information, elle n'a pour l'instant aucune indication concrète dans la prévention des effets du vieillissement. 

 

A suivre...

Par docteur mailler - Publié dans : endocrinologie
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Mardi 20 novembre 2012 2 20 /11 /Nov /2012 18:58

Les hyperthyroïdies d'origine hypophysaire (adénome hypophysaire) sont très rares par rapport aux pathologies de la glande thyroïde elle même.

 

 

CLINIQUE

Amaigrissement avec appétit conservé ou augmenté

Thermophobie

Asthénie

Nervosité

Tachycardie

Dyspnée d'effort

Transit accéléré

Syndrome Polyuro-polydipsique

Réflexes Ostéo-tendineux vifs

Rétraction de la paupière supérieure et regard brillant

 

 

Biologie: TSH Basse -T4L T3L élevées

 

Si la TSH est abaissée avec des T4 et T3 normales, l'hyperthyroïdie est dite « frustre », il faut rechercher des pathologies non thyroïdiennes : Maladie générale sévère ou aiguë, dépression, iatrogénie (corticoïdes, dopamines...).

 

ATTENTION: Rechercher l'hyperthyroïdie en cas d'extrasystole, de tachycardie , d'ACFA, d'amaigrissement, d'ostéoporose, d'anomalie de l'appétit.

 

 

EXAMEN COMPLEMENTAIRE

Recherche des Ac anti-recépteurs à la TSH (TRAK)

Recherche des Ac anti-TPO (Thyréoperoxydase), antithyroglobuline.

Recherche d'un Syndrôme inflammatoire

Doser la thyroglobuline circulante (élimine les thyrotoxicoses factices)

Mesurer le rapport iodurie/créatininurie en cas de doute de surcharge iodée

 

Réaliser: une SCINTIGRAPHIE au Technecium 99 et une échographie thyroïdienne

 



FORMES CLINIQUES



MALADIE DE BASEDOW

Très fréquents.
Formes féminines prédominantes.

Maladie auto-immune (formes familiales possibles) associant un goitre, une orbitopathie (exophtalmie bilatérale avec rétraction de la paupière supérieure) et des signes de thyrotoxicose francs.

 

Associations possibles avec: la maladie de Biermer, le vitiligo, l'alopécie, l'angio-oedeme, le purpura-thrombopénique idiopathique, les myasthénies, le lupus systémique.

 

Scintigraphie: goitre homogène hyperfixant

Les Ac anti-recepteurs de la TSH (TRACK) sont positifs dans 85% des cas. Leur persistance après traitement est un facteur de rechute de la maladie.


Traitement: Néomercazole (20 à 60 mg/j en une prise) pendant 12 à 18 mois puis associer ½ dose de Néomercazole pendant 6 semaines à du Lévothyrox 75 ou diminuer le Néomercazole progressivement sans lévothyrox jusqu'à une dose d'entretien (entre 2,5 et 10 mg/j)

Pendant les 6 premières semaines , le propanolol et les anxyolitiques peuvent être utiles.

 

Le repos fait partie intégrante du traitement.

 

Ne pas oublier de surveiller la NFS 1x/semaine pendant 6 semaines avec le Néomercazole (risque d'agranulocytose).


Tout patient prenant ce médicament dès l'apparition de fièvre, d'angine ou d'une autre infection devra réaliser une numération immédiate de l'hémogramme.

 

En cas de grossesse : des aplasies circonscrites du cuir chevelu, des atrésies des choanes, des atrésies oesophagiennes ont été rapportées sous Néomercazol.

 

Chez l'homme, la thyroïde foetale commence à fixer l'iode vers la 10-12ème semaine post-conceptionnelle.

 

Des anomalies fonctionnelles thyroïdiennes transitoires ont été rapportées chez des nouveau-nés de mères traitées en cours de grossesse par le Néomercazol.

 

Cependant une hyperthyroïdie doit être traitée au cours de la grossesse!

 

En conséquence, s'il n'est pas possible de recourir au traitement le mieux toléré par le foetus (propylthiouracile - Proracyl), le néomercazol sera maintenu.

 

Il sera nécessaire d'adapter les posologies afin d'obtenir une euthyroïdie voire une légère hyperthyroïdie maternelle de façon à limiter le risque d'hypothyroïdie foetale. Une supplémentation maternelle en L-thyroxine s'avérerait inefficace pour le foetus puisque cette hormone passe très peu le placenta. Un diagnostic anténatal (échographique) sera envisagé de manière à dépister certaines des anomalies décrites ci-dessus et à surveiller la thyroïde foetale. Il sera pratiqué un bilan thyroïdien néonatal.

 

 

La présence de TRACK et/ou d'un goitre vasculaire en fin de traitement est de mauvais pronostic quand au risque de rechute.

 

La récidive, le goitre volumineux, un nodule suspect, un désir de grossesse ouvrent les voies de la thérapie chirurgicale.

 

L'iode radioactif est une autre alternative.




GOITRE MULTINODULAIRE TOXIQUE

Plus fréquent chez le sujet âgé.

C'est une hypertrophie hétérogène de la thyroïde responsable souvent de manifestations cardiaques (ACFA).




ADENOME TOXIQUE




SURCHARGE IODEE

par injection de produit de contraste radiologique

par prise d'amiodarone

L'iodurie des 24 heures est augmentée ou du rapport iodurie/créatininurie




THYROTOXICOSE FACTICE

Prise volontaire d'hormones thyroïdiennes. Thyroglobuline indétectable et scintigraphie blanche



THYROIDITE DE QUERVAIN

Rechercher une affection ORL virale les jours précédents, une thyroïde dure et douloureuse, un syndrôme inflammatoire en biologie.

Echographie: glande hypoéchogène hétérogène à contour flou



THYROIDITE D'HASHIMOTO

Thyrotoxicose transitoire possible, évolution vers l'hypothyroïdie.

Pas de TRACK

Présence d'Ac anti-ThyréoPérOxydase

Echographie: Thyroïde hétérogène hypoéchogène

Scintingraphie: fixation hétérogène



DIVERS

hyperthyroïdie induite ou révélée par l'Interféron

Hyperthyroïdie gestationnelle transitoire

Adénome hypophysaire à TSH

Hyperthyroïdies famiales liées à des mutations activatrices du recepteur à la TSH



Par docteur mailler - Publié dans : endocrinologie
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Mercredi 11 avril 2012 3 11 /04 /Avr /2012 18:19

 

On ne parlera pas ici du cas des HYPERTRIGLYCERIDEMIES.

 

Il faut distinguer le HDL, "bon cholesterol", du LDL, "mauvais cholestérol".

 

Le HDL est le cholesterol transporté dans le sang vers le foie où il va être dégradé.

 

Le LDL est le cholestérol du sang qui est normalement destiné aux cellules. Il peut lorsqu'il est présent en grande quantité être à l'origine de l'athérosclérose (donnat des AVC, des maladies coronariennes, des atériopathies des vaisseaux des yeux, des jambes, des reins...).

 

Le LDL est créé par le foie, ou absorbé directement par la voie intestinale (d'origine alimentaire et biliaire).

 

Le taux de LDL est à mettre en relation avec le nombre de facteurs de risques(FR) individuels.

Sans facteurs de risques, le taux doit être inférieur à 2,2 g/l, avec 1 FR, inférieur à 1,9; avec 2 FR, inférieur à 1,6; avec 3 FR, inférieur à 1,3.

Pour les patients à très hauts risques cardiovasculaires, le LDL doit être inférieur à 1g/l.

 

Les facteurs de risques retenus sont: âge (50 ans pour l'homme,60 ans poiur la femme), les antécédents familiaux de maladie coronaire précoce, le tabagisme actuel ou arrêté depuis moins de 3 ans, l'hypertension artérielle permanente traitée ou non, le Diabète de type 2, le HDL inférieur à 0,4 g/l.

 

LES TRAITEMENTS

 

Des règles hygiéno- diététiques appropriés sont prescrites sur 3 à 6 mois, seules, avant de prescrire un médicament hypolipémiant.

Elles seront poursuivies.

 

Le but est de retarder la formation de l'athérome et de ses complications. On vise, pour se faire, une baisse du LDL-cholestérol.


La prescription est judicieuse lorsque le LDL est supérieur à 1.6 g/l et qu'il existe au moins un facteur de risque.

 

Avant de prescrire, on dose les CPKen cas d'insuffisance rénale, d'hypothyroïdie, d'antécédents personnels ou familiaux de maladies musculaires génétiques, d'abus d'alcool, d'âge supérieur à 70 ans, d'antécédents d'effets indésirables musculaires sous fibrate ou statine.

 

Le traitement commence par les doses les plus faibles. Il est prescrit au long cours avec réévaluation périodique, exemple: à 3 mois après l'introduction d'une molécule.

 

Le taux de LDL-cible n'est qu'un objectif.

 

Il est recommandé de doser les transaminasesà 3 mois, puis tous les ans, de stopper tout traitement si les taux sont supérieurs à 3X la norme.

 

Il est recommandé de doser les CPK devant tout symptôme musculaire inexpliqué. Le traitement est arrêté si le taux est supérieur à 5 x la norme.

 

LES STATINES

atorvastatine -Fluvastatine – rosuvastatine - Simvastatine

 

Toutes les statines commercialisées ont démontré leur efficacité sur des évenements cliniques.

 

Il faut prescrire une statine en première intention sauf en cas d'intolérance , sauf si LDL < 1 g/l avec hypertriglycéridémie et HDL bas.

Elles sont également indiqués dans les hypercholestérolémies isolées.

Ils préviennent l'infarctus du myocarde et ses récidives (même à cholestérol normal), les décès de cause coronarienne.

 

 

LES FIBRATES

bézafibrate – ciprofibrate - Fénofibrate - gemfibrozil

 

Elles inhibent la synthèse des triglycérides (un peu celle du cholestérol).

 

Elles sont indiquées dans les hypercholestérolémies isolées, les hypertriglycéridémies isolées ou associées.

 

L'association fibrates – statines est déconseillée.

 

L'EZETIMIBE

Ezétrol

Il inhibe la réabsorption du cholestérol. Il est prescrit en 2ème intention dans l'hypercholestérolémie primaire, l'hypercholestérolémie familiale homozygote.

En association avec une statine (Inégy) ou seule si intolérance aux statines.

 

LA COLESTYRAMINE

Questran

C'est un chélateur des acides biliaires, prescrit en 2ème intention seul ou avec un fibrate ou une statine dans l'hypercholestérolémie isolée.

 

LES OMEGA 3

Maxepa, Omacor, Ysoméga, Triglistab

Ils sont indiqués dans les hypertriglycéridémies endogènes isolées.

A dose de 1 g/j, ils ont un effet préventif en post-infarctus mais aucun effet sur le taux biologique des triglycérides.

Effet indésirable: augmentation du temps de saignement.

Par docteur mailler - Publié dans : endocrinologie
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Jeudi 3 décembre 2009 4 03 /12 /Déc /2009 10:25
 


Des règles hygiénodiététiques appropriés sont prescrites sur 3 à 6 mois, seules, avant de prescrire un hypolipémiant.

Elles seront poursuivies.



Le but est de retarder la formation de l'athérome et de ses complications. On vise, pour se faire, une baisse du LDL-cholestérol.




La prescription est judicieuse lorsque le LDL est supérieur à 1.6 g/l et qu'il existe au moins un facteur de risque.


Avant de prescrire, on dose les CPK en cas d'insuffisance rénale, d'hypothyroïdie, d'antécédents personnels ou familiaux de maladies musculaires génetiques, d'abus d'alcool, d'âge supérieur à 70 ans, d'antécédents d'effets indésirables musculaires sous fibrate ou statine.


Le traitement commence par les doses les plus faibles. Il est prescrit au long cours avec réévaluation périodique, exemple: à 3 mois après l'introduction d'une molécule.


Le taux de LDL-cible n'est qu'un objectif.


Il est recommandé de doser les transaminases à 3 mois, puis tous les ans, de stopper tout traitement si les taux sont supérieurs à 3X la norme.


Il est recommandé de doser les CPK devant tout symptôme musculaire inexpliqué. Le traitement est arrêté si le taux est supérieur à 5 x la norme.



LES STATINES

Tahor (atorvastatine)

Fluvastatine, Fractal, Lescol

Crestor (rosuvastatine)

Simvastatine,Zocor, Lodales


Toutes les statines commercialisées ont démontré leur efficacité sur des évenements cliniques.


Il faut prescrire une statine en première intention sauf en cas d'intolérance , sauf si LDL<1 g/l avec hypertriglycéridémie et HDL bas. Elles sont également indiqués dans les hypercholestérolémies isolées.

Ils préviennent l'infarctus du myocarde et ses récidives (même à cholestérol normal), les décès de cause coronarienne.



LES FIBRATES

Béfizal (bézafibrate)

Lipanor (ciprofibrate)

Fénofibrate (Lipanthyl, Fegenor)

Lipur (gemfibrozil)


Elles inhibent la synthèse des triglycérides (un peu celle du cholestérol).


Elles sont indiquées dans les hypercholestérolémies isolées, les hypertriglycéridémies isolées ou associées.


L'association fibrates – statines est déconseillée.



L'EZETIMIBE

Ezétrol

Il inhibe la réabsorption du cholestérol. Il est prescrit en 2ème intention dans l'hypercholestérolémie primaire, l'hypercholestérolémie familiale homozygote.

En association (Inégy) ou seule si intolérance aux statines.



LA COLESTYRAMINE

Questran

C'est un chélateur des acides biliaires, prescrit en 2ème intention seul ou avec un fibrate ou une statine dans l'hypercholestérolémie isolée.



L'ACIDE NICOTINIQUE

Niaspan

Il augmente le HDL-cholestérol en 2ème intention associé à une statine ou seul en cas d'intolérance aux statines, dans les hypercholestérolémies mixtes ou les hypercholestérolémies primaires. La tolérance est moyenne.



LES OMEGA 3

Maxepa, Omacor, Ysoméga, Triglistab

Ils sont indiqués dans les hypertriglycéridémies endogènes isolées.

A dose de 1 g/j, ils ont un effet préventif en post-infarctus mais aucun effet sur le taux biologique des triglycérides.

Effet indésirable: augmentation du temps de saignement.

 

 

 

 

Par docteurmailler - Publié dans : endocrinologie
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Samedi 21 février 2009 6 21 /02 /Fév /2009 16:18

LA DENUTRITION


En France, la dénutrition touche :

5% des plus de 65 ans

20 à 50% des patients hospitalisés

40% des personnes vivants en institution.


La dénutrition expose le patient à des risques majeurs et peut, dans certains cas, avoir une incidence sur le pronostic vital.

On observe une asthénie intense parfois avec anémie, un risque majoré de chute, une sensibilité aux infections accrue, un risque d'escarre.



Facteurs de risques :

Les cancers ORL, du tube digestif, des poumons par hypercatabolisme, par altération du goût, de l'odorat, de la secrétion salivaire et aussi par des difficultés à s'alimenter.

Les pathologies chroniques: mucoviscidose, myopathie, alzheimer, Insuffisance rénale , Insuffisance respiratoire, maladie de parkinson, malabsorption, mauvais état bucco-dentaire...

La solitude, le manque d'activité, la dépression, la perte d'autonomie.



Le diagnostic de dénutrition est porté si

  1. la perte de poids est supérieure à 5% en 1 mois ou 10 % en 6 mois

  2. si l’IMC est en dessous de 21 à partir de 70 ans

  3. si l’albuminémie est inférieure à 35 g/l

  4. si le MNA est en dessous de 17


Le MNA est un questionnaire évaluant l’état nutritionnel.


l' IMC est Indice de Masse Corporelle (Poids en Kg / Taille en m au carré)

IMC inférieur à 15: dénutrition profonde

IMC entre 15 et 17: dénutrition sévère

IMC entre 17 et 21: dénutrition modérée


Traitement:

Suppléments oraux nutritionnels enrichis en calories, protéïnes, vitamines et minéraux, disponible en bouteille, en brique, en plats préparés, en pots de crême...

Ils sont à prendre en plus de l'alimentation habituelle.

Les suppléments oraux peuvent être utilisés à titre préventif en cas de facteurs de risques.

Il faut apporter environ 4 à 600 Kcal par jour par ces suppléments (donc consommer 2 à 3 suppléments par jour)

A prendre en dehors des repas (1h30 avant et après le repas), en collation afin de ne pas couper l’appétit, par petite quantité, lentement et de fractionner leur prise pour éviter la survenue rapide de satiété.

DENUTRITION
Par docteurmailler - Publié dans : endocrinologie
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