Mercredi 5 décembre 2007
 
Docteur mailler

Le zona est une réactivation du VZV, virus du zona et de la varicelle.
Le virus réactivé migre des ganglions le long des fibres nerveuses sensitives jusqu’à la peau.

Le zona touche plus les personnes âgées (plus de 70 ans) ou les immunodéprimés.

Le zona est 25 fois plus fréquents chez le patient porteur du VIH, il faut donc proposer une sérologie VIH chez un adulte jeune présentant un zona.

CLINIQUE

Début : brûlure prurit sur la zone atteinte.

Eruption unilatérale en hémi-ceinture le long d’une racine nerveuse. Eruption érythémateuse maculo-papulaire puis recouverte de vésicules groupées en bouquets puis en bulles polycycliques confluentes.

Les vésicules finissent par former des croûtes, tombant au 10ème jour.

Signes accompagnants : douleur, paresthésies, troubles de la sensibilité…Les douleurs disparaissent progressivement dans 60 % des cas en un mois. Si elles persistent, il s’agit de douleurs post-zostériennes.

Contagion : 7 jours suivant l’apparition de l’éruption (vis à vis de la varicelle)

Complications : atteinte pulmonaire, hépatique, encéphalique possible (immunodéprimés).
Un zona sévère chez un immunodéprimé s’hospitalise !

TRAITEMENT

Traitement local : hygiène (eau + savon), antihistaminique H1 si prurit, antibiotiques per os en cas de surinfection cutanée, pansements non adhésifs et humides.

Antalgiques de paliers II : paracétamol + codéine, dextropropoxyphène, paracétamol-tramadol. Association à l’amitriptyline.

Antalgiques morphiniques ou fentanyl

Les AINS sont à éviter.

Les antiviraux sont justifiés chez les patients de plus de 50 ans, en cas de zona ophtalmique ou chez les patients immunodéprimés.
Ils sont justifiés également chez les moins de 50 ans en cas de douleurs intenses, d’éruption étendue.
Il s’agit de l’aciclovir, du valaciclovir et du famciclovir.
Pour la voie IV, on utilise l’aciclovir. En cas de résistance chez l’immunodéprimé, on peut utiliser le foscarnet.
Ils sont efficaces dans les 72 heures suivant le début de l’éruption et atténuent les douleurs.


ZONA OPHTALMIQUE

Risque d’uvéite ou de kératite grave avec risque de perte de la vue. Une prise en charge spécialisée est nécessaire.
Traitement antiviral indispensable, voie IV conseillée (formes graves immunodéprimés).
Traitement : larmes artificielles, pommade ophtalmique, pansement oculaire.


DOULEURS POST-ZOSTERIENNES

Plus fréquentes chez le patient âgé.

Ce sont des douleurs de type névralgie . Elles disparaissent en 6 mois mais peuvent être définitives .

Elles sont traitées par l’amitryptiline (antidépresseur), la carbamazépine, la gabapentine, la prégabaline. Le patch à la lidocaïne est également efficace.
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Mercredi 21 novembre 2007
Docteur Mailler
 
La femme est plus exposée que l'homme aux virus herpétiques.
Le HSV (herpes simplex virus) 1 est le virus oro-facial.
Le HSV2 est le virus génital. L'herpes génital est une MST.
De nos jours, la distinction entre HSV1 et HSV2 n'est plus de mise. Les deux virus peuvent affecter toutes les régions cutanéo-muqueuses.
70 à 80 % des adultes seraient positifs à HSV1 et 17% à HSV2, mais 70% des personnes infectées sont asymptomatiques.
 
 
CLINIQUE
Les symptômes peuvent être soit dus à une primo-infection soit dus à des récurrences dont l'intensité, la fréquence sont très variables.
Les récurrences semblent moins fréquentes avec HSV1.
Premièrement : sensations de brûlures, de douleurs, de prurit (démangeaisons)
Une dysurie est possible lors de la primo-infection génitale.
Secondairement : éruption d'un bouquet vésico-pustuleux sur fond érythémateux évoluant sur des érosions, des ulcérations à contour polycyclique.
Le siège des récurrences est fixe pour un même malade. La durée des récurrences est de 8 à 10 jours.
Des adénopathies unilatérales au niveau inguinal pour l'herpes génital sont présentes dans 25% des cas.
Facteurs déclenchants une récurrence:
Traumatisme, exposition solaire (UV), période menstruelle...
Il existe des formes atypiques.

Attention: des excrétions virales asymptomatiques mais contagieuses sont possibles.
 
Femme enceinte:
Attention la transmission du HSV peut être responsable de mort in-utéro du fœtus.
Cette transmission peut se faire par virémie (virus dans le sang) lors d'une primo-infection de la mère ou lors de l'accouchement par contact direct de l'enfant avec les secrétions maternelles.
Si le père de l’enfant a présenté un herpès génital, il faut réaliser une sérologie chez la mère. Si elle n’est pas infectée, le préservatif doit être utilisé tout le long de la grossesse et les rapports oro-génitaux interdits.
Si le père présente une poussée herpétique, les rapports doivent être interdits.
Si la mère est déjà infectée (sérologie positive) avant la grossesse, la transmission par virémie est limitée, par contre il faudra s’entourer de précaution lors de l’accouchement.
 
Au niveau génital un prélèvement est utile pour confirmer la poussée herpétique.
 
TRAITEMENT
Le Valaciclovir  ou l'Aciclovir diminuent de un à deux jours le temps de guérison. Ils n'agissent pas sur le temps des douleurs. Ils permettent une protection néanmoins fœtale. Le Valaciclovir est la pro-drogue de l’Aciclovir.
Les récurrences ne doivent être traitées qu'en cas de gêne importante ou qu'en cas de risque de contamination fœtale.

Les traitements locaux n'ont pas fait la preuve de leur efficacité clinique. Il faut éviter les crèmes corticoïdes, les crèmes antibiotiques, l’alcool, les désinfectants iodés, le permanganate.
Un traitement préventif (valaciclovir) peut être prescrit pour les patients ayant plus de 6 récurrences par an. Ce traitement préventif ne sera efficace qu’après quelques mois pour obtenir un espacement des poussées.
Rapports protégés si un des partenaires à une poussée herpétique génitale.
 
Un vaccin est en cours d'évaluation, cependant il ne protègera que les gens non encore infectés soit 20 % de la population adulte.
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Jeudi 30 août 2007

 Docteur Mailler  

LA LEGIONELLOSE

La légionellose est appelée également maladie des légionnaires.

La première épidémie a été observée en 1976 aux Etats-Unis parmi des anciens combattants (American Legion) réunis en congrés dans un hotel de Philadelphie.

Maladie due à un petit bacille à Gram négatif : Legionella pneumophila.

Les personnes à risques sont les personnes âgées , les patients immunodéficients (cancéreux, diabétiques, Insuffisants respiratoires, fumeurs, patients sous corticoïdes...)

La contamination se fait par inhalation d'eau contaminée sous forme d'aérosol ou de microgoutellettes. Les microgoutelletes peuvent se déplacer sur 2 km et les Legionella survivre pendant 2 heures à l'air libre. Les tours aéro-réfrigérantes sur le toit des immeubles sont d'importants vecteurs de contamination.

SIGNE CLINIQUE

Incubation : 2 à 10 jours

La forme banale est nommée fièvre de Pontiac

Syndrome grippal à forme pulmonaire

Signes possibles :
Céphalées, confusion mentale
Diarrhées cholériformes
Insuffisance rénale

La légionellose est mortelle dans 16 % des cas.

Le diagnostic est confirmé par la recherche des antigenes solubles urinaires.

TRAITEMENT

Antibiothérapie : érythromycine par exemple sur 3 semaines.


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Mardi 7 août 2007

  Docteur Mailler

 

TRYPANOSOMIASES AFRICAINES

Les trypanosomiases, sont appelées maladies du sommeil, elles sont dues à des trypanosomes (trypanosoma gambiense, trypanosoma rhodesiense) transmis par piqûre d’insectes hématophages, les glossines (mouche tsé-tsé).


CYCLE EVOLUTIF

Chez l’hôte vertébré :
Le parasite est présent dans le sang, le système lymphatique et nerveux. Il est mobile , c’est un protozoaire flagellé, de part son flagelle et de part sa membrane ondulante.
Sa taille varie de 15 à 40 µ de long pour 3µ de large.
Le sang des sujets parasités est contagieux, on note des cas de tripanosomioses par transfusion ou chez les toxicomans.

Chez le vecteur :
Les glossines ingèrent les plus petits parasites lors d’une piqûre chez le vertébré infecté. L’insecte est parasité, puis au bout de 18/25 jours, le parasite s’accumule au niveau des glandes salivaires. La glossine injectera ses parasites à un nouvel hôte à l’occasion d’une nouvelle piqûre.

LES GLOSSINES
Insectes diptères de 6 à 15 mm de long , les glossines sont hématophages (mâles et femelles). Elles piquent en général de jour et sont attirées par les couleurs sombres.
Les femelles fécondées pondent des larves qui s ‘enfoncent dans le sol.
Les adultes ont une distance de vol importante, et ils vivent jusqu’à plusieurs mois (3 mois environ).

PAYS CONCERNES :
Mali, Sénégal, Burkina Faso, Niger, côte d’ivoire, Bénin, Togo, Cameroun, Gabon, Tchad, RCA, Zaïre, Soudan , Ethiopie, Ouganda, Kenya, Tanzanie, Zymbabwe, Mozambique.


CLINIQUE

Affection fébrile d’évolution chronique , se compliquant de signes nerveux et de méningo-encéphalite mortelle.
Le diagnostic n’est pas facile car le tableau clinique est loin d’être clair. Il existe même des porteurs sains !

Première Phase :
Chancre d’inoculation : sorte de furoncle siégeant au niveau des parties découvertes, avec plus ou moins des adénopathies périphériques. Guérison : 3 semaines.

Deuxième Phase :
Fièvre modérée et irrégulière avec adénopathies
Hépatosplénomégalie
Trypanides (exanthèmes linéaires) bien visibles sur une peau blanche, présents dans 10 % des cas.
Céphalées, Rachialgies, troubles du comportement

Troisième Phase :
Trouble du tonus, hypothermie, mouvements anormaux, troubles du sommeil, Signes méningés, confusion… démence puis mort possible.


PARACLINIQUE

Biologie sanguine : VS augmentée, augmentation des IgM à plus de 4X la normale

LCR : augmentation du nombre des cellules , présence de cellules de ott (Plasmocytes vacuolisés) , Protéinorachie, IgM élevés.

Découverte du parasite par ponction ganglionnaire, dans le sang (frottis , goutte épaisse), dans le LCR ; par techniques immunologiques (ELISA, Immunofluorescence…).


TRAITEMENT

Mélarsoprol (Arsobal) : produit très actif mais aussi très toxique.
Il s’agit d’un Arsenical trivalent utilisé en IV strict. Une grave encéphalopathie arsenicale est possible et impose l’arrêt du traitement !

La Lomidine et l’Ornidyl semble moins efficace.

Traiter les malades et les porteurs sains
Lutter contre les glossines
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Samedi 10 mars 2007
Docteur Mailler

La femme est plus exposée que l'homme aux virus herpétiques.

Le HSV (herpes simplex virus) 1 est le virus orofacial.

Le HSV2 est le virus génital. L'herpes génital est une MST.

De nos jours, la distinction entre HSV1 et HSV2 n'est plus de mise. Les deux virus peuvent affecter toutes les régions cutanéo-muqueuses.



CLINIQUE

Les symptômes peuvent être soit dus à une primo-infection soit dus à des récurrences dont l'intensité, la fréquence sont très variables.

Les récurrences semblent moins fréquentes avec HSV1.

Premièrement : sensations de brûlures, de douleurs, de prurit (démangeaisons)

Une dysurie est possible lors de la primo-infection.

Secondairement : éruption d'un bouquet vésico-pustuleux sur fond érythémateux évoluant sur des érosions, des ulcérations à contour polycyclique.

Le siège des récurrences est fixe pour un même malade. La durée des récurrences est de 8 à 10 jours.

Des adénopathies unilatérales au niveau ingunales pour l'herpes génital sont présentes dans 25% des cas.

Facteurs déclenchants une récurrence:
Traumatisme, exposition solaire (UV), période menstruelle....

Il existe biensûr des formes atypiques.
Attention: des excrétions virales asymptomatiques mais contagieuses sont possibles.


Femme enceinte:
Attention la transmission du HSV peut être responsable de mort in-utéro du foetus
. Cette transmission peut se faire par virémie (virus dans le sang) lors d'une primo-infection de la mère ou lors de l'accouchement par contact direct de l'enfant avec les secrétions maternelles.



TRAITEMENT

Le Valaciclovir  ou l'Aciclovir diminue de un à deux jours le temps de guérison. Ils n'agissent pas sur le temps des douleurs. Ils permettent une protection néanmoins foetale.

Les récurrences ne doivent être traitées qu'en cas de gêne importante ou qu'en cas de risque de contamination.


Les traitements locaux n'ont pas fait la preuve de leur efficacité clinique.

Un traitement préventif (valaciclovir) peut être prescrit pour les patients ayant plus de 6 récurrences par an.

Rapports protégés si un des partenaires à une poussée herpétique génitale

Un vaccin est en cours d'évaluation.
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