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maladie infectieuse

Jeudi 29 novembre 2012 4 29 /11 /Nov /2012 18:56

L'INFECTION A CHLAMYDIAE

 

 

 

Il s'agit de l'infection sexuellement transmissible la plus courante chez les moins de 25 ans.

 

 

Asymptomatique chez 75% des femmes et 50% des hommes.

 

 

Elle peut être la cause d'urétrite, de douleurs pelviennes, de grossesse extra-utérine, de fausses couches, d'accouchements prématurés, d'infertilité...

 

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En cas de grossesse, la survenue de kératoconjonctivite, de pneumopathie atypique chez le nouveau-né est possible.

 

 

Le diagnostic biologique se fait sur des prélèvements urinaires (premier jet), prélèvement vulvo-vaginal, prélèvement anal, ou de gorge, secrétion bronchique, conjonctival (chez le nouveau-né).

 

 

Le sérodiagnostic est réservé aux infections hautes, au diagnostic d'une ulcération génitale, d'une rectite (lymphogranulomatose vénérienne, aux bilans d'hypofertilité, au diagnostic d'une arthrite réactionnelle ou syndrôme de Reiter, à la recherche des IgM chez le nouveau-né.

Par docteur mailler - Publié dans : maladie infectieuse
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Dimanche 1 juillet 2012 7 01 /07 /Juil /2012 11:59

La peste provient du latin, pestis : maladie contagieuse.


Elle est causée par yersina pestis, découverte par Alexandre Yersin (Institut Pasteur- 1894).


Elle est principalement véhiculée par un rat, le rattus rattus (ou par un écureuil aux USA) qui la transmet à l’homme par l’intermédiaire de puces.


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Les rongeurs sauvages constituent le réservoir naturel de la maladie. Les lapins, les lièvres ou carnivores peuvent infecter l'humain par contact ou morsure. Les animaux domestiques (chiens, chats) peuvent aussi être vecteurs.


La peste noire  de 1347 à 1351 a exterminé 30 % à 50 % de la population européenne. La population française chuta de 41 % ( 7 millions de victimes sur 17 millions d'habitants ).


Par analogie, d'autres maladies à forte morbidité pour d'autres espèces sont également nommées peste (peste aviaire, peste porcine...). Elles n'ont rien à voir avec la peste humaine.

 

La peste est considérée par l’OMS  comme une maladie ré-émergente.


De 1987 à 2009, 53 417 cas de peste humaine ayant causé 4 060 décès ont été notifiés à travers le monde (soit une moyenne de 2 322 cas et de 177 décès par an), 95 % des cas étant africains.


Un foyer malgache est responsable de 31 % des cas mondiaux et de 37 % des décès. Il s’agit essentiellement de peste bubonique (entre 80 et 95 % des cas) avec une mortalité comprise entre 4 et 10 % des cas.

 


CLINIQUE


La peste s'exprime sous trois formes cliniques  pouvant parfois se succéder dans le temps :


La peste bubonique

Forme la plus fréquente en milieu naturel

Incubation : moins d’une semaine

Bubons à l'aine dès le deuxième jour. Le bubon est une adénopathie inflammatoire, suppurée, oedémateux (ou un paquet ganglionnaire) satellite du territoire de drainage de la piqûre de puces. Les aires ganglionnaires le plus souvent touchées sont : l’aire inguinale  ou crurale, plus rarement axillaire voire cervicale.


Etat septique : fièvre élevée sans dissociation de pouls, frissons, vertiges, sensation de malaise.

Déshydratation

Défaillance neurologique


La mort survient en moins de sept jours en l'absence de traitement. 20 et 40 % des malades qui vont guérir spontanément après un temps de convalescence assez long.

 

La peste septicémique

10 à 20% des cas. Forme plus grave et très contagieuse.

 

La peste pneumonique ou pulmonaire

Forme plus rare, plus grave et extrêmement contagieuse.


Elle survient lorsque le bacille pénètre directement dans l'organisme par les poumons (et non par la peau, après une piqûre de puce). Les humains sont contaminés par les projections d'expectoriations  purulentes.

Incubation : quelques heures

Pneumopathie aiguë sévère avec état septique.

Même avec un traitement antibiotique approprié, cette forme de peste est souvent mortelle en quelques jours par œdème pulmonaire aigu et défaillance respiratoire.

 

BIOLOGIE

Ponction des bubons avec examen au microscope après coloration (examen direct). Mise en culture (nécessitant un délai de 48 h).


220px-Yersinia_pestis_fluorescent.jpeg

 

Culture des crachats ou de l’aspiration bronchique (peste pulmonaire).


Hémoculture (forme septicémique).


Y. pestis  est une  bactérie gram-négative de forme ovoïde, d’une taille comprise entre 0,5 à 0,8 µm de largeur sur 1 à 3 µm de longueur, à coloration bipolaire.


Des examens post-mortem peuvent être réalisés puisque le germe est particulièrement résistant dans un corps en putréfaction.

 

La recherche d’antigène du Yersinia (dit F1) permet de faire également un dépistage rapide.


 Les prélèvements sont très contagieux . Leur gestion nécessite des précautions renforcées.

 

TRAITEMENT

Au Moyen Âge , le traitement s'est longtemps limité à :

§  prier les saints (saint roch, saint sébastien)  

§  organiser des processions de flagellants, brûler les hérétiques, les juifs et les lépreux accusés de propager la maladie

§  utiliser la thériaque, composée de multiples plantes. Sa teneur en opium devait diminuer légèrement la diarrhée et les douleurs 

§  utiliser les bézoards, les sécrétions animales (sang de vipère et bave de crapaud)

§  utiliser la purge et la saignée

§  Appliquer le « cito, longe, tarde », (pars) vite, (va) loin, (reviens) tard, susceptible de propager plus encore la maladie.


À partir du xvie siècle, l'Europe découvre les mesures d’isolement et sépare les malades dans les hôpitaux , avec désinfection et fumigation, désinfection du courrier et des monnaies, création d’hôpitaux hors les murs, et incinération des morts.


La mise en quarantaine systématique des navires suspects s’avère efficace .


Le masque à bec de canard imaginé par Charles de Lorme, médecin de Louis XIII, contenait des plantes aromatiques, notamment de la girofle et du romarin, aux propriétés désinfectantes. Une éponge, placée devant la bouche et imprégnée de vinaigre des quatre voleurs (vinaigre blanc, absinthe, genièvre, marjolaine, sauge, clou de girofle, romarin et camphre) était censée protéger de la contagion.


Medico_peste.jpg

 

Traditionnellement, on dit que 3 professions sont épargniées : les chevriers, les palefreniers, et les porteurs d’huile (l’odeur, l’huile repousseraient les puces de rat).


 

TRAITEMENT ACTUEL

Les antibiotiques.


Y. pestis est résistant aux bétas-lactamines mais est sensible aux aminosides (streptomycine, gentamicine, kanamycine) , aux cyclines, au chloramphénicol, aux quinolones, à la rifampicine, au triméthoprime-sulfaméthoxale.

 

La voie d’administration peut être orale ou parentérale. L’antibiothérapie doit être prescrite au stade précoce (8 à 24 h après le début de la peste pulmonaire) pour obtenir un maximum d’efficacité. Il a été décrit de rares souches résistantes à plusieurs de ces antibiotiques.


Il peut être nécessaire d’inciser le bubon et de faire un drainage.

 

En France, la peste fait partie des maladies infectieuses à déclaration obligatoire  auprès des agences régionales de santé (Maladie n°9).


Il faut  administrer une antibioprophylaxie par cyclines, rifampicine ou streptomycine aux sujets en contact.


La désinsectisation et la lutte contre les réservoirs animaux  sont déterminantes dans la prévention d’une épidémie.

 

Un vaccin existe, mais il est réservé aux  personnes fortement exposées à la maladie, comme le personnel militaire dans certaines circonstances opérationnelles, ou celles qui travaillent avec des animaux dans des régions endémiques. 

Par docteur mailler - Publié dans : maladie infectieuse
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Jeudi 22 mars 2012 4 22 /03 /Mars /2012 21:52

DEFINITION

L’eau de Javel est une solution liquide oxydante fréquemment utilisée comme désinfectant et comme décolorant.

Elle est composée d’hypochlorite de sodium pur (NaClO), en solution aqueuse salée (résidu du procédé de fabrication).

HISTORIQUE

Le fabrication de l'eau de Javel (NaClO) se fait à partir de chlore et de soude (NaOH):

Cl2 + 2 NaOH → NaCl + NaClO + H20

Elle est étudiée particulièrement à partir de 1775 par le chimiste français Claude Louis Berthollet, avec son hypochlorite de potassium, dont la manufacture est située dans le quartier de Javel à Paris. L'eau de Javel a rapidement connu un vif succès comme décolorant.

En 1820, le pharmacien Antoine Germain Labarraque étudie les qualités désinfectantes des dérivés chlorés et des hypochlorites de potassium et de sodium. Il met au point une solution de chlorure et d’hypochlorite de sodium qu'il appelle « liqueur de Labarraque ».

 Au départ, on appelait eau de Javel l’hypochorite de potassium, et eau de Labarraque l'hypochlorite de sodium. Plus tard, le potassium est totalement remplacé par le sodium, sans changement de nom.

L'eau de Javel est une solution basique, dont le pH varie en fonction de la concentration.

On dit souvent que l'eau javellisée est « chlorée », terme impropre. L’acide chlorhydrique est également une solution chlorée, et l’odeur caractéristique de l'eau de Javel n'a rien à voir avec l'odeur du Chlore.

L'eau de Javel doit être conservée en emballage opaque et au frais, car les ions hypochlorites sont dégradés par les UV solaires et la chaleur. Elle ne doit pas être mélangée à de l'eau chaude, ni mélangée à d'autres biocides ou agents nettoyants (émanations toxiques possibles).

PROPRIETE DESINFECTANTE

Ce biocide a un large spectre désinfectant.

Il est bactéricide, sporicide, fongicide et virucide.

Cependant, l'eau de Javel n'est pas un détergent, et ne lave donc pas ; Pour désinfecter une surface, il faut d'abord la nettoyer avec un détergent, avant d'appliquer l'eau de javel sur la surface propre.

Les microbes, pour être atteints,  ne doivent pas être protégés dans un biofilm, dans un autre organisme qui ferait écran, ou dans un épais mucus.  

L'eau de javel peut être utilisée pour le traitement de l'eau potable. Pour être totalement efficace, l'eau de Javel doit agir au moins un quart d'heure. L'eau de Javel doit toujours être utilisée avec de l'eau froide, car outre que la dilution à l'eau chaude est dangereuse, d'autre part elle diminue fortement les propriétés désinfectantes de l'eau de Javel.

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USAGE COURANT

Pour la désinfection des surfaces, elle doit être correctement diluée et uniquement utilisée après nettoyage complet par un détergent suivi d'un rinçage, pour une désinfection efficace et pour ne pas favoriser l'apparition du phénomène de résistance au chlore chez certains microbes et parasites, dont les cryptosporidies qui peut se développer dans les piscines et qui développe rapidement des résistances à de nombreux biocides.

Certaines bactéries se sont montrées également capables après phénomène de sélection naturelle de développer des résistances à des concentrations importantes de chlore. Des tapis de bactéries dites chlororésistantes ont ainsi été trouvés dans l'Aa durant plusieurs années, sur plusieurs kilomètres, suite à l'usage de quantités importantes de désinfectants chlorés dans le processus d'une usine riveraine de la rivière.

L'eau de Javel ne doit pas être employée pour nettoyer des ustensiles en aluminium, inox ou argent, qu'elle noircit.

Pour être efficace, une dose ouverte doit être rapidement utilisée, et il convient de respecter la date limite d'utilisation du produit.

L’eau de Javel est également utilisée pour le traitement de l'eau potable (verdunisation).

L’hypochlorite de sodium réagit avec les substances azotées, dont celles émises par l'homme dans les piscines (sueur et urine).

TOXICITE

Combinée à l’ammoniaque (présent dans certains produits de nettoyage), elle produit des chloramines (avec éventuel dégagement d’azote). Combinée à des acides, par exemple des acides chlorhydrique ou sulfurique ou même des acides doux présents dans certains produits de nettoyage ou décapants, elle réagit violemment en émettant de la vapeur de chlore, très toxique (du vinaigre ou du jus de citron suffisent à produire ce type de réaction).

L'INRS rapporte aussi qu'appliqué sur des matériaux finement divisés (fibres textiles, papier ou poussière de bois), l'extrait de Javel peut dégager de la vapeur d'eau contenant un peu de chlore, ces matériaux devenant ensuite plus inflammables à l’état sec.

L'eau de Javel est toxique et corrosive. Elle provoque des brûlures sur la peau, les muqueuses (les yeux notamment), surtout sous forme concentrée.

Son inhalation peut provoquer une réaction respiratoire (irritation bronchique, avec œdème dans les cas graves accompagné d'une baisse de la pression partielle de l'oxygène dans le sang) se manifestant par une dyspnée (manque de souffle, sensation d'étouffement) et une toux (qui peut persister plusieurs années).

En cas de projection, rincer longuement et abondamment à l'eau claire.

Les accidents les plus fréquents sont liés à l'ingestion volontaire (tentative de suicide) ou involontaire et aux mélanges avec d'autres produits (Elle doit surtout ne pas être mélangée aux acides, ce qui provoque un violent dégagement gazeux de dichlore, très toxique.)

Les pastilles doivent être tenues hors de portée des enfants parce qu'elles risquent d'être confondues avec des bonbons.

Jusqu’à 4 g/l, l’hypochlorite de sodium ingérée via l’eau de boisson n'influe pas sur la survie de rats, de souris (jusqu’à 2 754 g/l) ou de cobaye (50 mg/l) expérimentalement exposés, mais des effets génotoxiques semblent possibles (démontrés chez la souris). Une étude montre aussi que les rats boivent moins d'eau quand elle est assez fortement javellisée, les plus jeunes grossissant légèrement.[.]

D'éventuels effets sur la fertilité sont discutés.

L'eau de Javel est un puissant biocide nécessitant des précautions pour sa manipulation et pour éviter les rejets de ce produit dans la nature. Les eaux javellisées et extraits concentrés de Javel oxydent la matière organique qu'elles rencontrent. Elle est alors susceptible de produire des organochlorés toxiques, de nombreux produits de dégradation (chlorures) et des métabolites lorsqu'elle a été ingérée par des animaux ou autres organismes aquatiques. L'effet toxique sur la faune est donc persistant en se transmettant via la chaîne alimentaire. Ces transformations seraient cancérigènes et mutagènes.

 L'eau de Javel, au contact de l'air, se décompose lentement (à température ambiante, plus rapidement au soleil et/ou exposée à la chaleur, ou en contact avec des métaux. De nombreux métaux (dont le cuivre (souvent utilisé pour les tuyauteries), le nickel et leurs alliages) peuvent accélérer la décomposition de l'eau de Javel.

Dans certaines stations d'épuration,  elle pourrait contribuer à y sélectionner des organismes chlororésistants ou produire des métabolites indésirables.

CONCLUSION

L'eau de javel est un produit chimique qui reste très efficace envers les virus, microbes et champignons. Elle n'est en rien un détergent.

Un phénomène de résistance est cependant possible.

Elle doit être manipulée avec certaines précautions.

Il semble exister également un cout pour l'environnement, et par là de santé publique (ce qui reste à démontrer).

Par docteur mailler - Publié dans : maladie infectieuse
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Jeudi 26 janvier 2012 4 26 /01 /Jan /2012 16:13

 

La lèpre (ou maladie de Hansen) est une maladie infectieuse chronique du à Mycobactérium leprae (une bactérie proche de la tuberculose, identifiée par le Norvégien Hnsen en 1873,touchant nerfs périphériques, la peau et les muqueuses.

Elle provoque des infirmités sévères.

 

 La lèpre est une maladie peu contagieuse.

La lèpre fut longtemps incurable et très mutilante, entraînant l'exclusion des lépreux  et leur regroupement dans des lèproserie comme mesure essentielle de prophylaxie.

Aujourd'hui elle est traitée par les antibiotiques. Des prothèses aident également les sujets guéris.

Ces vingt dernières année, plus de 12 millions d'individus ont été guéris de la lèpre. Sa prévalence a diminué de 90% et la lèpre a été éradiquée dans 108 des 122 pays touchés.

La lèpre n’est plus un problème de santé publique mondiale puisque sa prévalence mondiale est actuellement inférieure à 1 cas pour 100 000 habitants.

 Elle demeure un problème de santé publique dans 100 pays situés en majeure partie en Afrique, Asie (dont l'Inde) et Amérique du Sud (Brésil).

210 000 nouveaux cas ont été détectés dans le monde en 2010 et 1,5 millions de personnes sont atteintes.

 L'ordre de Malte consacre des fonds importants à cette maladie (léproserie et recherche médicale).

 De moins en moins de médecins connaissent cette maladie de la misère et des guerres, ce qui tend à augmenter la gravité des séquelles des personnes atteintes.

Cause et mécanisme

Jusqu'à récemment, l'être humain était le seul réservoir naturel, mais 15 % des tatous sauvages de Louisiane et du Texas ont été retrouvés porteurs de la maladie.

Mycobacterium leprae peut être également présent dans le sol.

La transmission de la maladie est mal connue. Elle remonte souvent à l'enfance par inhalation de « postillons » d'un lépreux contagieux. Elle se fait également par des mucosités de lépreux mises au contact d'ulcérations ou de plaies cutanées, enfin par l'intermédiaire d'objets souillés : linge, natte, oreillers… Tous ces modes impliquent les contacts étroits et durables d'une promiscuité de type familial. La transmission héréditaire n'existe pas mais une transmission congénitale semble possible.

 Le sol infecté et les insectes vecteurs (punaises, moustiques) pourraient jouer un rôle dans la transmission de la maladie. En 2011, la preuve est faite d'une transmission possible du tatou à l'être humain.

Les patients non traités atteints du type lépromateux hébergent un grand nombre de bactéries dans leur muqueuse nasale, les sécrétions nasales, la salive, les lésions cutanées.

La lèpre tuberculoïde, la forme la moins sévère, est généralement considérée comme non contagieuse.

L'incubation, exceptionnellement longue (plusieurs années), explique que la maladie ne se développe que chez les jeunes adultes.

La lèpre se manifeste suivant deux tableaux :

1-      la forme lépromateuse

2-      la forme tuberculoïde

Épidémiologie

La lèpre touche de nos jours encore plus de 700 000 personnes par an dans le monde (la France compte 250 cas déclarés, tous originaires de l’outre-mer ou des zones endémiques)

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Diagnostic

Depuis les années 1960, afin de mieux standardiser et réglementer la thérapeutique, l’OMS a classé les formes cliniques de la lèpre en :

  • Formes multi-bacillaires, correspondant aux formes lépromateuse et intermédiaires, ayant plus de cinq lésions cutanées.
  • Formes pauci-bacillaires, correspondant essentiellement à la forme tuberculoïde.

Lèpre tuberculoïde

Cette forme de lèpre est la plus fréquente.

Elle associe :

De grandes taches dépigmentées sur la peau, qui est devenue insensible au toucher, à bords nets, uniques ou en petit nombre, contenant peu ou pas de bacilles. Les éruptions cutanées, comme dans toutes les formes de lèpre, sont non prurigineuses.

Des troubles nerveux touchant les membres, avec troubles de la sensibilité et anomalies cutanées : ulcères, maux perforants, mutilations, paralysies.

Lymphocytose

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Ces patients ne sont pas contagieux.

Lèpre lépromateuse

La lèpre lépromateuse est une maladie générale.

C'est une forme où les lésions cutanées et muqueuses prédominent :

L’atteinte cutanée prédomine, avec des macules hypochromiques (avec ou sans anesthésie) discrètes, à contours flous. Puis apparaissent les lésions typiques de cette forme, les lépromes qui sont des papules (nodules infiltrés) luisantes nodulaires de sensibilité normale, siégeant sur tout le corps, mais prédominant au visage avec épistaxis et congestion nasale.

L'atteinte des nerfs est moins sévère dans cette forme.

 

Ces patients sont contagieux.

 

Environ la moitié des patients présentant une lèpre lépromateuse développent un érythème noueux lépreux (ENL) au cours des toutes premières années d’antibiothérapie efficace. Cette réaction peut survenir spontanément avant le traitement, facilitant le diagnostic, où elle peut survenir jusqu'à 10 ans après le traitement.

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S’y associent des atteintes  ORL;Ophtalmologiques ,Nerveuses , Envahissement ganglionnaire, hépatosplénique, risque de stérilité.

Lèpre borderline

Entre ces deux formes bien caractérisées, se situe un véritable spectre de formes dites intermédiaires, pour lesquelles les réactions de défense sont instables et variables. Ce spectre est encore mal connu du milieu médical.

Diagnostic bactériologique

 

  • La bacilloscopie consiste en trois prélèvements : suc dermique des deux lobes d’oreille et un prélèvement au niveau d’une lésion.
  • Frottis nasal et PCR sont effectués selon les laboratoires.

Atteinte neurologique

Elle détermine le pronostic de la maladie. La lèpre touche principalement les nerfs périphériques.

Elle débute (dans la 1re année d’évolution de la maladie) par une hypertrophie des troncs nerveux à rechercher au niveau du cubital, du médian, de nerf sciatique poplité externe (SPE), tibial postérieur (TP), plexus cervical superficiel.

Puis au fil des années, apparition d’une mononévrite multiple douloureuse déficitaire.

Le déficit touche d’abord la sensibilité thermo-algique, puis la conduction motrice avec déficit moteur, une amyotrophie  et troubles trophiques….

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Les nerfs les plus touchés sont :

  • Nerf V (anesthésie cornéenne),
  • Nerf VII (atteinte de l’orbiculaire des paupières ou des lèvres entraînant des difficultés pour l’alimentation, l’élocution et donc des difficultés d’ordre psychosocial)
  • Nerf ulnaire +++ (griffe cubitale, amyotrophie, hypoesthésie cutanée donc brûlures …)
  • Nerf médian (amyotrophie thénar, hypoesthésie cutanée ….)
  • Sont aperçues des paralysies mixtes cubito-médianes (« main de singe »), aucune préhension possible
  • Le radial, plus rarement
  • Le tibial postérieur (TP) +++,
  • Le SPE +++, pied tombant (steppage), pied en varus équin
  • Atteinte mixte SPE + TP

Invalidité

Ce sont les complications ultimes de toutes les formes de lèpre. Ces complications peuvent être invisibles (conséquences psychosociales, maladie tabou), et visibles (mutilations, déformations, paralysie

Traitement

Bien que non mortelle, la lèpre expose à des invalidités sévères et des handicaps permanents si elle n'est pas traitée à temps.

Le traitement comporte plusieurs antibiotiques, afin d'éviter de sélectionner des souches résistantes du germe, l’OMS recommande depuis 1981 une polychimiothérapie (PCT) comprenant trois médicaments : La dapsone, la rifampicine et le clofazimine.

Ces trois antibiotiques constituent le traitement de référence de l'OMS.

. La durée du traitement oscille entre 6 et 24 mois.

En cas de résistance et/ou allergie, on peut utiliser les cyclines, les fuoroquinolones, la clarythromycine…

Rechutes

Elles sont rares, 0,77% à 9 ans 

Immunité entre tuberculose et lèpre

Il y a une certaine immunité croisée entre la tuberculose et la lèpre.

Les pays où la tuberculose a sévi le plus anciennement sont depuis le plus longtemps débarrassés de la lèpre.

Le BCG aurait une efficacité protectrice vis-à-vis de Mycobacterium leprae. La vaccination faite avant l'âge de 15 ans, et la revaccination amélioreraient cette prévention.

Par docteur mailler - Publié dans : maladie infectieuse
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Mercredi 30 novembre 2011 3 30 /11 /Nov /2011 16:05

 

La leishmaniose est une maladie chronique à manifestation cutanée et/ou viscérale due à des protozoaires transmis par la piqûre de certaines espèces de phlébotomes.

La leishmaniose est une zoonose commune au chien et à l'homme.

[]La maladie est nommée Bouton d'Orient, Clou de Biskra, Bouton d'Alep, Kala-azar, la fièvre noire, la fièvre à phlébotome, la fièvre Dum-Dum ou espundia.

La leishmaniose viscérale est une forme sévère dans laquelle les parasites ont migré dans les organes vitaux.

Répartition géographique et épidémiologie

La leishmaniose peut être contractée dans de nombreux pays tropicaux et subtropicaux ainsi que sur le pourtour du bassin méditerranéen

Approximativement 350 millions de personnes vivent dans les zones d’endémie.

Plus de 90%  des cas mondiaux de leishmaniose viscérale se rencontrent en Inde, au Bangladesh, au Népal, au Soudan et au Brésil.

En France, la leishmaniose est présente dans tout le Sud du pays, plus particulièrement dans les régions du Sud Ouest mais aussi dans certains départements comme l'Ardèche ou la Côte d'Azure [] et elle tend à gagner en importance.

 []CYCLE PARASITAIRE

 

SIGNES CLINIQUES

La leishmaniose est une maladie à évolution habituellement lente qui peut revêtir plusieurs aspects.

Il existe deux grandes variétés de leishmaniose : la leishmaniose cutanéo-muqueuse et la leishmaniose viscérale.

La LEISHMANIOSE CUTANEE

C'est la forme la plus répandue.

Elle provoque des lésions ulcératives sur le corps qui apparaissent des semaines ou des mois après l'infestation. Elles guérissent habituellement en quelques mois laissant les cicatrices particulièrement inesthétiques.

 Lorsqu'elle est diffuse, la leishmaniose produit des lésions cutanées étendues qui ressemblent à celles de la lèpre et sont particulièrement difficiles à traiter.

Elles sont toutes transmises par la piqûre de phlébotomes infectés, et les réservoirs sont divers et pas toujours bien connus: certaines espèces de rongeurs, de chiens, etc.

Le Bouton d'Orient est une lésion d'inoculation du parasite par le phlébotome. Après 2 semaines d'incubation, apparaît une papule prurigineuse qui s'ulcère puis prend l'aspect d'une furonculose localisée. Cette lésion est indolore et siège sur les parties découvertes du corps (le front par exemple). Le parasite est retrouvé dans le fond des ulcérations, il doit faire l'objet d'une recherche au microscope. Le traitement est local, il consiste en l'injection de Glucantime tout autour de la lésion. Ces injections sont parfois renouvelées une deuxième fois si la lésion est profonde. Elles n'empêchent cependant pas la constitution, plusieurs semaines, mois ou années après, d'une leishmaniose viscérale.


La leishmaniose cutanéo-muqueuse  s'étend aux muqueuses comme la bouche ou les narines.

 

LA LEISHMANIOSE VISCERALE

C'est la forme la plus grave de la maladie.

Elle est habituellement secondaire à une leishmaniose cutanée ou être primitive d'emblée.

 Elle est alors due à deux sous-espèces de Leishmania donovani : L. d. infantum et L. d. donovani, et décrite sous le nom de kala-azar.

Les réservoirs de L. infantum sont le chien, le renard et des autres membres de la famille des canidae; l'homme est le réservoir unique de L. d. donovani. La transmission est essentiellement effectuée par la piqûre de phlébotomes infectés.

 

 La leishmaniose est l'une des causes connue de splénomégalie

.Le tableau clinique caractéristique de la maladie est celui d'une splénomégalie majeure anémiante avec teint cireux et fièvre, qui se constitue en quelques mois d'évolution.

Le diagnostic de certitude est affirmé par l'identification du parasite dans les tissus.

 Plusieurs méthodes sérologiques sont disponibles.

Traitement

Glucantim et Pentostam contiennent de l’antimoine.

Ambisome  en zone de résistance.

La co-infection avec le VIH ou la tuberculose complique la guérison de leishmaniose viscérale

L’Impavido semble également très efficace même en cas de résistance

.La leishmaniose résistante aux médicaments peut répondre favorablement à l'immunothérapie (inoculation d’antigènes du parasite associés à un adjuvant) qui vise à stimuler le système immunitaire du malade pour éliminer le parasite.[]

Aucun vaccin n'est encore disponible en date de 2010

 

La leishmaniose chez le chien

La leishmaniose est une maladie commune au chien et à l'homme.

La transmission du chien à l'homme est possible par l'intermédiaire du phlébotome.

La maladie peut être grave chez l'animal mais certaines espèces vivant en zone d'endémie ont développé une résistance à la maladie et sont des porteurs.

Les symptômes de la maladie dépendent des organes atteints

Les principaux signes qui doivent attirer l'attention chez un chien dont ont sait qu'il a séjourné dans des zones d'endémicité sont :[]

  • Un amaigrissement progressif
  • des lésions cutanées ulcérantes principalement au niveau de la truffe, des oreilles et des coussinets ou une simple dermatite sèche (pellicules) avec chute des poils,
  • Des griffes anormalement longues,
  • Des épistaxis répétées et parfois impressionnantes. Ce sont elles qui amènent généralement le propriétaire à consulter.

Le vétérinaire constatera une augmentation du volume des ganglions, de la rate (splénomégalie) et/ou du foie (hépatomégalie).

D'autres signes sont inconstants :[]

  • Fièvre,
  • Atteinte oculaire avec des yeux rouges, larmoyants et douloureux (kératite, conjonctivite, Kérato-conjonctivite, uvéite)
  • Atteinte rénale particulièrement grave qui se manifeste par une propension de l'animal à boire beaucoup (polydipsie) et, par voie de conséquence, à uriner exagérément (polyurie).

Le diagnostic est confirmé par la découverte du protozoaire dans un prélèvement fait dans le fond des lésions cutanées ou par la sérologie.[]

Le pronostic vital est toujours réservé car le traitement est long, parfois mal supporté par le chien et pas toujours efficace.[]

Le laboratoire Virbac commercialise depuis octobre 2011 CaniLeish ND, vaccin qui confère une protection optimale contre la leishmaniose. La primo vaccination se fait à l'âge de 6 mois et comporte trois injections, toutes les trois semaines, puis un rappel annuel. L'efficacité du vaccin est de 90%.

Par docteur mailler - Publié dans : maladie infectieuse
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