Dimanche 30 mars 2008

Le psoriasis est une maladie chronique qui ne guérit pas, mais qui se soigne. Le psoriasis évolue par poussées.


90% des patients sont soulagés par le soleil.


Facteurs favorisants : Stress, infections, médicaments (Béta-Bloquant, antipaludéens, anti-inflammatoires…).


TRAITEMENT

Il faut tenir compte de l’étendue du psoriasis. Au delà de 10 % de la surface cutanée du patient, il faut s’orienter sur les traitements systémiques (non locaux).


TRAITEMENTS LOCAUX

LES DERMOCORTICOIDES

Ont un effet vasoconstricteur (blanchissent donc). Attention aux effets secondaires, les réserver pour les traitements d’attaque et les arrêter de façon progressive afin d’éviter un effet rebond.


LES DERIVES DE LA VITAMINE D3 :

Décape les lésions. L’érythème persiste et l’action est plus lents.

L’association dermocorticoïde et dérivés de la vitamine D3 peut être intéressante.


LES DERIVES DE L’ACIDE RETINOIQUE
Décape les lésions également.


TRAITEMENTS NON LOCAUX

L’UVBTHERAPIE sélective semble prendre le pas sur la puvathérapie (carcinogène).

LES RETINOIDES
ont une action anti-inflammatoire et immuno-modulatrice. Ils sont fortement tératogènes et il est conseillé d’attendre 3 ans avant une conception de par cette effet.


LE METHOTREXATE
Est réservé pour les formes modérées à sévères avec ou non un rhumatisme psoriasique.


LA CICLOSPORIN
Surveiller fonction hépatique, rénale, la survenue d’infections, et d’hypertension artérielle.


LES ANTI-TNF alpha
Risques infectieux


Ces traitements présentent des effets secondaires parfois graves. Les risques sont hépatiques, rénaux, la survenue d’infections, d’insuffisance cardiaque décompensée…Une surveillance biologique est nécessaire. La contraception doit être efficace.


par docteurmailler publié dans : dermatologie
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Samedi 6 octobre 2007
  Docteur mailler 

L’urticaire concerne ou concernera 15 à 20 % de la population, c’est donc une affection fréquente qui parfois persiste des mois voire des années.

Les urticaires peuvent être physiques (dermographisme, solaire, à la pression…), alimentaires, médicamenteuses, de contact.
L’urticaire peut aussi être le signe d’autres pathologies (infection, affections systémiques…).
 
Si aucune cause n’est retrouvée on parle d’urticaire chronique idiopathique.

Les Urticaires Physiques :
Dermographisme
Urticaire retardée à la pression : pouvant s’accompagner de fièvre et d’arthralgies
Urticaire Cholinergique : à l’effort, la chaleur l’émotion
Urticaire au froid
Urticaire solaire
Formes Rares : angio-œdème vibratoire, urticaire aquagénique…


Allergies Alimentaires :

Lait de vache : les symptômes sont variés : vomissement, diarrhées, urticaire, angio-œdème, choc anaphylactique…Après substitution du lait par du lait à hydrolyse poussée, les symptômes disparaissent. Les laits HA sont interdits en cas d’allergie aux protéines de vache.
10 à 20% des allergies au lait sont définitives. L’acquisition d’autres allergie est fréquente.

Œufs de poule : plus souvent contre le blanc d’œuf. Guérison spontanée dans 75% de cas.

Sd Œuf-oiseau : au contact avec des oiseaux on peut développer une allergie alimentaire aux œufs. Il faut proscrire les oiseaux en cage dans les classes des écoles.

Poissons, Fruits de mer : attention aux fausses allergies : certains poissons sont riches naturellement en histamine (thon, poisson mariné…).
Anisakis simplex est un parasite des poissons de mer et des gastéropodes. Cette larve infeste l’homme consommant des poissons peu cuits ou crus qui présentera alors des symptômes d’allergie au parasite.

Arachide, Lentilles, Lupin
Noisette : allergie croisée au pollen de boulot.
Noix : les personnes allergiques au pollen de boulot présente une allergie aux noix et/ou à la cerise dans 25% des cas.
Noix du Brésil, noix de Pécan (cuite surtout)
Noix de cajou : responsable du syndrôme du babouin : éruption rouge violacée des régions génitales, des fesses, de la face interne des cuisses.
Pistache 

Fruits du groupe Latex : Avocat, banane, Chataîgne, Kiwi et melon.

Groupe des rosacées : Amande, Cerise, Fraise (histamino-libérateur), Pêche, la pomme.
Groupe des crucifères : responsable d’allergie alimentaire mais aussi d’allergie de contact : moutarde, cresson, chou, navet, radis, colza, raifort.

Carotte : association possible avec boulot/pomme/pomme de terre ou céleri/boulot/armoise/épices.
Célerie : associations possible notamment avec le persil.

Allergie au blé 
Allergie au chocolat : aliment riche en tyramine (fausse allergie)- dermatite atopique possible

Allergies aux épices : moutarde, fenouil, coriandre, cumin, curcuma, paprika, sésame, canelle, anis, clou de girofle, gingembre.

Allergie au sésame : association possible sésame/kiwi/noisette/seigle/pavot.
 
Allergie à la papaye
Allergie à la tomate : attention aux fausses allergie (riche en histamine)
 
Allergie au vin

Allergies aux conservateurs :
Aux benzoates (E210 à E220), aux anti-oxydant E321 et E322, aux nitrites E250, à l'erythrosine E127, aux sulfites (E220 221 228) (notament chez l'asthmatique), au carmin E120, au rouge cochenille (E124).

Allergie aux Médicaments:

Aspirine
Héparine
Pénicilline: le diagnosic doit être formellement confirmé par des tests cutanés.
Colorants pharmaceutiques, Eugénol, les gélatines

Allergies aux amalgames dentaires, au Formol, au latex

ALLERGIE DUES AUX ANIMAUX
Chat: existence du syndrôme Porc-Chat: symptomes d'allergie chez les sujets sensibilisés au chat consommant de la viande de porc.
Chien
Cheval, bovins, chèvre, porc...
Allergie aux hyménoptères: une réaction inflammatoire locale est normale, il ne s'agit pas d'une allergie.
Allergies aux moustiques, simulies, taons, phlébotomes, puces, punaises, poux et tiques.
Allergie aux vers de vase, aux chenilles processionnaires du pin

ALLERGIES VEGETALES
Cactus de noêl (contact)
Gland
Graminées: 8000 espèces, herbes des prairies, céréales, bambous, canne à sucre – rhinite allergique ou urticaire de contact.
Jasmin de Madagascar
Oeillets

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Dimanche 22 juillet 2007

 Docteur Mailler

LE MELANOME


Le mélanome est un cancer peu fréquent.
 Il métastase facilement.

Au stade métastatique, les traitements sont inefficaces.
Au stade in situ (ou si le mélanome est de faible épaisseur), les traitements diminuent la mortalité liée à ce cancer.

LES DIFFERENTS TYPES DE MELANOME
Le mélanome à extension superficielle : contours irréguliers polycycliques, couleur inhomogène (polychromie), à croissance lente (mois à année), 75% des mélanomes.

Le mélanome nodulaire : nodule noir, parfois achromique, ferme, arrondi pouvant s’ulcérer, se recouvrir d’une croûte, suinter ou saigner, à croissance rapide, 15% des mélanomes.

Le mélanome de Dubreuilh : tâche pigmentée, inhomogène sur une zone photo-exposée (sujet âgé)

Le mélanome acral-lentigineux : au niveau de la paume ou de la plante, des ongles, les zones cutanées non exposées au soleil.

FACTEURS DE RISQUES
Naevus communs nombreux, naevus atypiques
Exposition solaire intense, ATCD de coups de soleil (+absence de bronzage)
ATCD personnels ou familiaux de mélanome
Peau claire, cheveux clairs, éphélides

DEPISTER
Méthode ABCDE : 2 critères doivent être retenus.
A : Asymetrie, B : Bord irrégulier, C : Couleurs inhomogènes, D : Diamètre, E : Evolutivité.

Un naevus est considéré comme suspect si il apparaît comme différent par rapport aux autres naevi chez une personne donnée.

par docteurmailler publié dans : dermatologie
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