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neurologie

Mercredi 3 avril 2013 3 03 /04 /Avr /2013 11:58

LE CANNABIS EN MEDICAMENT ?

 

 

Le cannabis et ses dérivés restent interdits en France dans le cadre d'un usage thérapeutique.

 

L'organisme secrète des substances cannabinoïdes endogènes. Cette secrétion peut être perturbée lors de certaines situations cliniques: douleurs, maladie neurodégénratives, diabète....

 

PROPRIETES
Antalgique: efficacité modeste – equivalent aux antalgiques de palier I

Antiémétique : lutte contre les nausées et les vomissements( postchimiothérapie, post-radiothérapie).

Action Orexigéne: cet effet disparait lorsque l'usage du cannabis se pérennise

Action Myorelaxante: lutte contre la spasticité(SEP, maladies neuromusculaires)

 

Les effets du cannabis sont peu sélectifs.

cannabis-fukushima.jpg

EFFETS SECONDAIRES

Nombreux mettant en péril le rapport bénéfice-risque.

 

Perturbation de la mémoire, de l'éveil, de l'attention

Développement de troubles anxieux, de dépression

Aggravation de la schizophrénie

Incitation à la consommation d'autres drogues

Dépression de l'immunité

Risque de cancers broncho-pulmonaires et ORL

Infarctus du myocarde

Artérites

Risque de dépendance psychique et physique

 

SCLEROSE EN PLAQUE

Le Sativex, spray à base de THC est disponible dans plusieurs pays européens pour soulager certains patients atteints de SEP: effets antalgiques, immunosuppresseurs et myorelaxantes. Il est encore interdit en France, où beaucoup voient l'usage thérapeutique du cannabis et de ses dérivés comme une porte ouverte à la dépénalisation....

 

NB: En france le Marinol, forme orale de THC de synthèse, peut être utilisé dans certaines indications dans le cadre d'une ATU (autorisation temporaire d'utilisation)

Par docteur mailler - Publié dans : neurologie
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Samedi 12 janvier 2013 6 12 /01 /Jan /2013 10:57

 

 

La paralysie faciale est une atteinte de la motricité des muscles du visage par atteinte du nerf facial (septième paire des nerfs craniens).

 

 

Les paralysies faciales sont le plus souvent unilatérales avec difficulté à la locution, à l'expression faciale et à la mastication.

On note une atténuation des rides du côté atteint, effacement du sillon naso-génien, chute de la commissure labiale, impossibilité de siffler ou de gonfler les joues, une bouche déviée du côté sain et une difficulté à montrer les dents.

 

 

 

PARALYSIE FACIALE PERIPHERIQUE

 

Elle concerne l'hémiface homolatérale à la lésion. La fermeture des yeux est impossible, découvrant la bascule physiologique du globe oculaire vers le haut (signe de Charles Bell). On note un effacement des rides du front.

 

bells-palsy.jpg

 

étiologie:

Paralysie faciale aigue idiopathique (pas de cause) = Paralysie de Bell

Paralysie faciale a frigore (supposé liée au froid) = la plus fréquente

Tumeur compriment le nerf

Otites

Fracture de l'os du rocher

Diabète (Neuropathie)

Zona (Sd de Ramsey-Hunt)

Méningoradiculite (Lyme)

Vascularite

Sarcoïdose

 

 

 

PARALYSIE FACIALE CENTRALE

 

Elle est plus limitée au territoire inférieur et l'hémiface controlatérale à la lésion. Le patient arrive à fermer les yeux, et il peut voir ses cils (signe des cils de Soucques).

Elle est accompagnée presque toujours d'un déficit moteur du membre supérieur homolatéral (hémiparésie homolatérale).

 

étiologie:

AVC

Tumeurs cérébrales

Sclérose en plaque

 

 

 

COMPLICATIONS

De la paralysie faciale a frigore :

Elles sont rares mais possibles (8%): persistance du déficit, hémispasme facial, mouvements syncinétiques (le gonflement de joues entraine la fermeture de l'oeil), syndrome des larmes de crocodiles (larmoiement lors du repas du à une réinnervation aberrante)

 

 

TRAITEMENT

Protéger la cornée: pansement oclusif nocturne, collyre antiseptique

Les corticoïdes peuvent être utilisés si la PF date de moins de 24H.

Guérison spontanée en quelques semaines pour la PF a frigore

Par docteur mailler - Publié dans : neurologie
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Samedi 22 septembre 2012 6 22 /09 /Sep /2012 14:36

LA MALADIE DE MOYA MOYA

OU SYNDROME DE MOYA MOYA

 

 

Il s’agit d’une maladie qui se caractérise par le rétrécissement progressif (voie l’obstruction) des artères de la base du crâne. L’organisme développe une microcirculation secondaire, donnant une image « en volute de fumée » sur l’angiographie (« moyamoya » en japonais).

 

 

Parfois elle est la conséquence d’une autre maladie (drépanocytose, trisomie 21, radiothérapie, maladie de Recklinghausen), on parle de syndrome de Moya moya.

 

moya2.png

 

ETIOLOGIE

Inconnue

1 cas sur 300 000 habitants en France. Plus fréquente dans les populations d’origine asiatique.

Il existe des cas familiaux (rare)

 

CLINIQUE

La clinique est variable d’une personne à l’autre.

AVC ischémiques ou hémorragiques (fragilité des micro-vaisseaux) - AIT

Hémiplégie, Hémiparesthésie

Maux de tête, vertiges, troubles de la mémoires, de l’apprentissage

Troubles de la vision

Troubles du langage

Crises d’épilepsie

 

PARACLINIQUE
IRM

Angiographie cérébrale

Biologie sanguine : déficit en protéine C, Drépanocytose…

Biologie urinaire : Homcystéinurie…

 

TRAITEMENT

Chirurgie de revascularisation

Anti-agrégants plaquettaires (efficacité ? risque d’hémorragie ?)

Inhibiteur des canaux calciques (vasodilatateurs)

Traitement anti-épileptique

Rééducation, Kinésithérapie en cas d’AVC

 

CONSEIL :

Ne pas fumer

Eviter la contraception oestro-progestative

Les risques anesthésiques sont importants

Contacter une association de malades 08 10 63 1920

 

Par docteur mailler - Publié dans : neurologie
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Samedi 28 avril 2012 6 28 /04 /Avr /2012 22:30

La maladie d'Arnold-Chiari est une malformation rare congénitale du cervelet.

 

le_cer11.jpg

 

Les tonsilles cérébelleuses sont anormalement basses et viennent s'engager au travers du foramen magnum, lui-même malformé. Parfois silencieuse, cette anomalie peut expliquer une hypertension intra-cranienne ou certains troubles neurologiques.

 

En effet,dans cette position trop basse, les amygdales cérébelleuses (partie inférieures du cervelet) se trouvent à entraver le passage du LCR. Avec le temps et la pression le LCR réussi à  s’infiltrer anormalement dans la moëlle épinière. On appelle ce phénomène hydrosyringomyélie et la cavité ainsi formée dans la moëlle, un syrinx.

 

L’hydrosyringomyélie peut entraîner des  lésions de la moëlle épinière et, par conséquant, des symptômes tels que des  troubles de motricité et de sensibilité des membres supérieurs et inférieurs pouvant aller jusqu’à la paralysie complète. Les manifestations dépendent du niveau d’atteinte et de la gravité de l’hydrosyringomyélie

 

elizab10.jpg

 

Il existe deux principaux types de malformations de Chiari appelés Chiari 1 et Chiari 2.

 

LE CHIARI I

On découvre généralement cette malformation à l’âge adulte bien qu’il arrive qu’on la détecte chez des adolescents. Il est suggéré que le Chiari I soit  dû à une fosse postérieure relativement trop petite pour le cervelet ce qui entraînerait son déplacement vers le canal rachidien.

 

Chez certaines personnes, la malformation n’entraîne aucun symptôme et est découverte fortuitement lors d’une IRM.

D’autres, vont présenter des symptômes tels que  céphalées, douleur à la nuque, douleur aux bras, hoquet, vision double, difficulté à avaler, vomissements.  Parfois, lorsqu’il y a une hydrosyringomyélie associée, une scoliose accompagne le Chiari.

 

Il peut arriver que certaines personnes acquièrent un Chiari suite à des problèmes ou des interventions au niveau de la moëlle épinière et/ou du canal rachidien. On parle à ce moment de « Chiari acquis »

 

Le traitement est chirurgical. Il est indiqué chez les personnes présentant une hydrosyringomyélie progressive et/ou des symptômes cliniques.

 

LE CHIARI II  

Il serait associé à la non-fermeture du tube neural durant la période fœtale. Le drainage anormal du LCR qui en résulterait entraînerait le collapsus des ventricules primitifs ce qui aurait pour effet le développement d’une fosse postérieure anormalement petite. L’espace restreint obligerait donc l’herniation  du cervelet et du tronc cérébral à travers le foramen magnum (trou occipital).

 

Comme le Chiari II est une malformation due  à une anomalie de la  fermeture de la moëlle épinière, il est habituel de le retrouver associé à une myéloméningocèle (spina bifida). La  myéloméningocèle  se caractérise par la position anormale des méninges à l’extérieur de la moëlle épinière.

 

De plus, en raison de la mauvaise circulation du LCR, la majorité de ces patients souffrent d’hydrocéphalie qui peut entraîner de l’hypertension intracrânienne.

 

Le Chiari II est majoritairement diagnostiqué chez des jeunes enfants ou des bébés.

 

Ses symptômes sont en fonction du niveau  de déplacement du cervelet et de la pression qu’il exerce sur les structures nerveuses adjacentes dont le tronc cérébral et les nerfs crâniens. L’hydrocéphalie peut  aussi provoquer ou aggraver les symptômes.

 

Parmis les symptômes les plus courants liés au Chiari II, on retrouve : difficulté à avaler, cyanose durant l’alimentation, régurgitation par le nez , périodes d’apnée, stridor , aspiration , faiblesse des muscles du visage et des membres supérieurs, nystagmus, faiblesse ou absence de pleurs, torticoli.

 

Les manifestations du Chiari sont  donc grandement en lien avec les fonctions des nerfs crâniens comprimés, en particulier les nerfs crâniens inférieurs (surtout les nerfs 9,10,11 et 12).

 

0363.jpg

 

EVOLUTION GRAVE

Atteinte sévère des nerfs crâniens et du bube rachidien entraînant le décès par arrêt de la commande respiratoire.

 

TRAITEMENT

Le traitement est avant tout chirurgical. Il a pour but de stopper la croissance de la cavité médullaire et de faire régresser les signes neurologiques du patient.

 Le but de la chirurgie est de créer un espace afin de décomprimer la région cervicale et de permettre à nouveau la circulation normale du LCR à cet endroit.

 

 

 

Source :Wikipedia et  http://www.chu-sainte-justine.org/documents/Pro/pdf/Chiari.pdf

 

Par docteur mailler - Publié dans : neurologie
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Lundi 26 mars 2012 1 26 /03 /Mars /2012 19:02

neuropticomyélite - maladie de Devic

La neuromyélite optique de Devic (DNMO) est une affection inflammatoire démyélinisante du système nerveux central, qui touche préférentiellement la moelle épinière et les nerfs optiques.



Il s'agit d'une pathologie rare. Il existe des zones à plus forte incidence: Antilles françaises, Asie et notamment Japon.

L'âge moyen de début est estimé à 40 ans mais des formes pédiatriques sont possibles. Le sex-ratio penche très nettement vers une prédominance féminine.



Depuis sa première description en 1894 par Eugène Devic, sa relation avec la sclérose en plaques (SEP) reste controversée. Pendant très longtemps, la maladie de Devic a été considérée comme une forme particulière de SEP. Cependant, des travaux récents ont mis en évidence des différences sur le plan clinique, épidémiologique, immunologique et anatomopathologique (Wingerchuck et al., Neurology 1999; Luchinetti et al., Brain 2002; De Seze et al., J Neurol 2003; Cree et al., Semin. 2002 et pour revue Jacob et Boggild, JNNP 2006).



CLINIQUE

 

Sur le plan clinique, la maladie de Devic se caractérise par des poussées évolutives de :

  • Névrites optiques rétro-bulbaires (NORB) uni- ou bilatérales, souvent plus sévères que celles décrites dans la SEP

  • Myélites transverses aiguës (MTA) s'exprimant cliniquement par l'association de troubles moteurs, de troubles sensitifs et de troubles sphinctériens, là aussi parfois extrêmement sévères, pouvant engager le pronostic vital.

Parfois le tableau est incomplet et l'on parle alors de syndrome "à haut risque" pour la maladie de Devic :

  • NORB isolée bilatérale simultanée

  • NORB unilatérales isolées récidivantes, éventuellement alternantes

  • MTA extensive isolée (extensive correspond à une lésion médullaire qui s'étend sur au moins trois segments vertébraux à l'IRM médullaire)

  • MTA extensives récidivantes

L'intervalle entre les différentes poussées évolutives est très variable, parfois de plusieurs années.

Classiquement, la présence d'une atteinte neurologique autre que ces deux items est un critère d'exclusion pour le diagnostic de maladie de Devic (Wingerchuck et al., Neurology, 1999).



PARACLINIQUE

 

L'imagerie encéphalique doit être normale, tout du moins au départ.

L'élément le plus caractéristique sur l'IRM médullaire est la présence d'une lésion qui s'étend longitudinalement sur 3 segments vertébraux ou plus, lésion en hyposignal T1/ hypersignal T2, avec, à la phase aiguë, une possible prise de gadolinium.

Beaucoup plus rarement des lésions diencéphaliques ou périacqueducales ont été décrites et pourraient être assez spécifiques de la maladie de Devic (Pittock et al., Archives Neurology 2006).

A noter: des images évocatrices de SEP ont été retrouvées chez des patients présentant par ailleurs toutes les caractéristiques d'une maladie de Devic.

 

A la phase aiguë d'une poussée, une pléïocytose à polynucléaires neutrophiles est classiquement décrite dans le LCR.

 

La présence d'auto-anticorps circulants (antinucléaires, anti-thyroïdiens essentiellement) dans le sang n'est pas rare (de 30 à 40% selon les séries) et peut parfois être à l'origine de difficultés diagnostiques. Ces anomalies doivent être considérées plus comme le reflet d'une perturbation dysimmune que comme véritablement pathogènes (Jacob et Boggild, JNNP 2006).

01f1.jpg

Principes thérapeutiques

Sans traitement adapté, l'évolution est le plus souvent rapidement péjorative et conduit à la cécité et/ou à un handicap moteur majeur (pour la moitié des patients après 5 ans d'évolution en moyenne).

La maladie de Devic est désormais considérée comme une maladie auto-immune.

 

Le traitement à la phase aiguë repose sur la corticothérapie à forte dose voire aux échanges plasmatiques en cas d'échappement.

 

La prévention des récidives repose sur une immunosuppression prolongée avec des résultats encourageants (Mandler et al., Neurology 1998 ; Cree et al., Neurology 2005).

 

En revanche, les interférons ainsi que l'acétate de glatiramer, traitements de référence dans la SEP, semblent inefficaces.

Par docteur mailler - Publié dans : neurologie
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