Vendredi 2 mai 2008
CAUSES

Syndrôme canalaire (au niveau glutéal ou du canal d'alcock)

Post-traumatique (fracture de bassin, station assise prolongée)

Post-chirurgie du périnée

Obstéricale


CLINIQUE

Brûlures périnéales spontannées ou permanentes aggravées en position assise et se calmant en position couchée (ou sur le siège d'un WC).

Douleur non insomniante bilatérale ou unilatérale avec irradiations antérieures ou postérieures.

Brûlures , tiraillement, engourdissement, allodynie, sensation de corps étranger endocavitaire (vagin, rectum).

Douleurs apparaissant après la défecation, apparaissant pendant ou après l'éjaculation.

Parfois pollakiurie et/ou douleurs au remplissage vésicale

Dyspareunies et/ou douleurs après les rapport

Troubles de l'érection


Touché Rectal: reproduit la douleur en palpant l'épine ischiatique.


PARACLINIQUE

Scanner IRM et échographie éliminent une cause organique.

EMG périnéale: augmentation du temps de latence du nerf pudendal

Doppler pudendal: amortissement du flux artériel pudendal


L'EMG normal n'écarte pas le diagnostic.


TRAITEMENT

Anti-dépresseur tricyclique ou anti-convulsivant

Infiltration

Chirurgie

par docteurmailler publié dans : neurologie
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Vendredi 14 mars 2008
Le service médical rendu selon la commission de la Transparence de la Haute Autorité de Santé reste important.

Par contre, l’amélioration du service médical rendu est jugée mineure dans la prise en charge de la maladie…


4 Médicaments indiqués et remboursés :

Les anticholinestérasiques : Aricept, Reminyl et Exelon (pour les maladies non sévères)

La mémantine : Ebixa, indiqué dans les Alzheimer sévères et non sévères.

Dans la maladie d’Alzheimer, l’acétylcholine, neurotransmetteur est diminuée au niveau du cerveau. Les anticholinestérasiques bloquent la dégradation de l’acétylcholine et augmente ainsi son taux de présence.

La mémantine augmente un autre neurotransmetteur le glutamate.

Les effets symptomatiques des médicaments sont très modestes mais démontrés dans le cadre de leurs indications. Les effets sur les troubles de la cognition sont en effet très modestes. Les effets sur les troubles du comportement sont moins établis mais semblent encore plus modestes…

Les outils de mesure de l’efficacité des médicaments (scores, échelles) sont incertains.

L’efficacité des médicaments en pratique de ville est difficile à évaluer et elle reste imprévisible.

L’efficacité des médicaments après plusieurs années de traitement est incertaine.

Aucune étude ne permet de conclure à l'intérêt de débuter précocement un traitement médicamenteux au stade léger de la maladie.

En conclusion l’apport thérapeutique des médicaments anti-Alzheimer à la prise en charge globale des patients est mineur.

Ces médicaments n’ont aucun effet anti-dépresseur.

Cependant, ces médicaments, aux effets relatifs, restent aux yeux des experts de la HAS, un moyen de structurer la prise en charge médicopsycho-sociale d’un malade Alzheimer.

L’association Aricept + Ebixa serait plus bénéfique pour les formes modérément sévère à sévère que l’Aricept seul.

On note peu d’effets indésirables : troubles digestifs en première ligne.

L’évolution de la maladie reste en 2008 inexorable. Il n’est pas établi que ces médicaments ralentissent l’évolution de la maladie.

Le coût minimal pour ces médicaments annuel est estimé à 850 000 000 euros.

Article inspiré de la brochure d'information de la Haute Autorité de Santé - pour plus d'informations: www.has-sante.fr
par docteurmailler publié dans : neurologie
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Jeudi 26 avril 2007
Docteur Mailler

Ces troubles peuvent perturber le sommeil et altérer, de façon parfois importante, la qualité de vie.

CLINIQUE:
Besoin impérieux de bouger les membres inférieurs (signe constant), souvent associé à des sensations désagréables (dysesthésies) arrivant le plus souvent la nuit.
 
Les membres supérieurs et les autres parties du corps sont parfois concernés

Ces symptômes apparaîssent ou s’aggravent lors des périodes de repos ou d’inactivité, ( position allongée ou assise).
Les mouvements, la marche , les étirements soulagent le patient.

Les formes les plus fréquentes du syndrome des jambes sans repos sont bénignes : syndrome léger (44 % des cas) ou modéré (35 %).

Les symptômes peuvent être considérés comme très sévères lorsqu’il existe des perturbations importantes du sommeil et/ou un retentissement marqué sur la vie quotidienne, familiale, sociale, professionnelle. Ces formes ne représentent que 4 % des cas.

Il faut rechercher les causes possibles : carence en fer, insuffisance rénale chronique, neuropathie (diabète), origine iatrogène (neuroleptiques, antidépresseurs ISRS ou tricycliques) ou grossesse.
Le traitement par ropinirole est réservé aux formes idiopathiques (sans causes).


DIAGNOSTIC DIFFERENTIEL:
insuffisance veineuse, artériopathie des membres inférieurs, neuropathies périphériques, affections articulaires,crampes...


TRAITEMENT
Conseils hygiéno-diététiques : éviter les excitants, activité physique modérée,
hygiène du sommeil.

Le ropinirole est un agoniste dopaminergique.  Il  est réservé aux formes d'intensité modérée à très sévère. Il doit être prescrit en premier lieu par un neurologue afin d'être remboursé.
 
Une prise par jour au coucher.
Dose initiale recommandée : 0,25 mg/jour les deux premiers jours. Si cette dose est bien tolérée, elle sera augmentée par paliers jusqu’à obtention d’une réponse thérapeutique optimale.
La dose moyenne est de 2 mg/jour.

Effets indésirables:
Nausées et vomissements,Accès soudains de sommeil ( rares à cette posologie),Somnolence, Phénomène d'aggravation des symptômes ....
Attention au risque d’hypotension artérielle.

Contre-indications:
Hypersensibilité au produit; insuffisance rénale sévère ; insuffisance hépatique

L’association à des neuroleptiques ou à d’autres antagonistes dopaminergiques d’action centrale (sulpiride, métoclopramide, etc) doit être évitée -

 
 
par docteurmailler publié dans : neurologie
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Dimanche 4 février 2007
 

Docteur Mailler
Il s'agit d'une maladie qui débute à 90% avant l'âge de 40 ans avec une prédominance féminine. On retrouve à 70% des antécédents familiaux de migraines.

CLINIQUE

LA MIGRAINE SANS AURA
Crise de céphalée durant de 4 à 72 heures avec une localisation unilatérale, un caractère pulsatile, aggravée par les activités physiques, s'accompagnant de nausées (et/ou vomissement), de photophobie et de phonophobie.

LA MIGRAINE AVEC AURA
Plus rare. Le plus souvent, il s'agit d'un trouble visuel s'étendant en tâche d'huile avec parfois des paresthésies (fourmillements) ou une aphasie (pas de parole). Ces symptômes durent entre 5 à 30 minutes et régressent totalement en moins d'une heure.
La céphalée peut débuter avant, pendant ou après l'aura. Parfois, il n'y a pas de céphalées (aura isolée).
Auras visuelles: scotome, hémianopsie latérale homonyme, scotome scintillant, lignes brisées,phosphènes...
Auras sensitives: engourdissements, paresthésie unilatérale s'étendant des doigts jusqu'à l'avant-bras...
Auras aphasiques: paraphasies, troubles de la compréhension...
Aura motrices


DIAGNOSTICS DIFFERENTIELS
Céphalées de tension, algies vasculaires de la face, Abus médicamenteux (chez un migraineux) par auto-médication.

PARACLINIQUE
Inutile si crise typique.
Sinon: TDM (scanner)

TRAITEMENT

TRAITEMENT DE LA CRISE:
AINS: diclofénac, ibuprofène, naproxène, kétoprofène
DERIVES ERGOT DE SEIGLE: attention si artérite, IDM, Sd de raynaud, macrolides, propanolol...
TRIPTANS: efficaces à 80%

TRAITEMENT DE FOND
Si les crises sont fréquentes avec une altération de la qualité de la vie.
Délai d'action: 2 à 3 mois
Continuer pendant 12 mois puis décroitre progressivement en vue d'arreter.
Le but est de diminuer la fréquence et l'intensité des crises.
Propanolol, métoprolol, oxétérone, amitriptyline puis gabapentin, dérivés de l'ergot de seigle, indoramine, pizotifène....
par docteurmailler publié dans : neurologie
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Mardi 19 décembre 2006

A QUOI CA SERT?

A maintenir la vigilance à l'état de veille

A rétablir les stocks énergétiques des cellules musculaires et nerveuses

A produire des hormones de croissance chez l'enfant

A réguler le métabolisme (notament la glycémie)

A éliminer des toxines du systéme cardio-respiratoire et endocrinien

A stimuler les défenses immunitaires

A réguler l'humeur et le stress

A favoriser l'apprentissage et la mémorisation


Les STADES du sommeil:

Un cycle de sommeil dure 90 minutes, il est fait de sommeil léger (stade1 et 2), de sommeil profond (stade 3 et 4) et de sommeil paradoxal.

Le sommeil paradoxal est une phase plus agitée où les rêves sont possibles

Entre les cycles de sommeil est une période qu'on nomme sommeil intermédiaire.


SOMMEIL CHEZ LE NOURRISSON

Le nouveau-né dort entre 16 et 17h sur 24 heures.

Le sommeil paradoxal se met en place à l'âge de 3 mois.

Entre 9 mois et 6 ans: on observe une disparition progressive des siestes. Le sommeil lent occupe une bonne partie de la nuit favorisant les terreurs nocturnes , le somnambulisme ou les pipi au lit, ces troubles sont en général sans gravités.


CHEZ l'ADULTE

La durée de sommeil varie entre 6 et 10 heures de sommeil.



LES PATHOLOGIES DU SOMMEIL


L'INSOMNIE

Elle touche 9% des français.On note un sommeil de mauvaise qualité, des difficultés d'endormissement, des réveils multiples dans la nuit ou un réveil précoce le matin.

Il faut rechercher une dépression , un reflux gastro-oesophagien ou un asthme nocturne à l'origine d'une insomnie.


LE SYNDROME DES JAMBES SANS REPOS

De mécanisme inconnu, il se manifeste par des impatiences ou des douleursdes membres inférieurs le soir ou la nuit. Ses douleurs sont favorisées par l'immobilité et soulagées en partie par les mouvements.

On observe des mouvements involontaires et périodiques pendant le sommeil des patients.


LES APNEES DU SOMMEIL

Il existe une obstruction du pharynx empêchant le passage de l'air. Cette obstruction provoque un arrêt respiratoire entrainant des micro-réveils très fréquents (de 10 à 300), des ronflements importants, des troubles de la mémoire et de l'attention, une irritabilité, une baisse de la libido....

Les facteurs favorisants sont le surpoids et/ou une morphologie particulière (menton court rejeté vers l'arrière), l'alcool, certains médicaments.

On propose une lutte contre les afcteurs de risques et surtout porter un masque nasal en pression positive la nuit.


LA NARCOLEPSIE

Elle fait partie des hypersomnies.Les endormissements sont incontrôlables. Peuvent survenir un relachement musculaire brusque à l'émotion (rare), des paralysies du sommeil, des hallucinations ( au réveil ou à l'endormissement), et des perturbations du sommeil nocturne.

On propose de gérer au mieux le sommeil, de stimuler la vigilance (médicaments).


L'HYPERSOMNIE IDIOPATHIQUE

Allongement pathologique du temps de sommeil,somnolence, dommeil non récupérateur, l'Hypersomnie reste rare.

Les causes sont multiples: psychiatriques, neurologiques , endocriniennes, infectieuses...


par docteurmailler publié dans : neurologie
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