Mercredi 12 mars 2008

La méta-analyse de l’université de Hull publiée dans Plos Medicine du 26/02/08 remarque que les IRSS (inhibiteur sélectif de la recapture de la sérotonine) seraient à peine plus actifs que le placebo en cas de dépression légère et modérée.

Elle montre également une petite efficacité des IRSS dans les dépressions les plus sévères, qui serait due selon les auteurs « à une moindre réponse au placebo ».

Les IRSS sont ( fluoxétine, la venlafaxine, la paroxétine , la néfazodone) des inhibiteurs de la sérotonine. Ils sont prescrits dans les dépressions sévères, caractérisées, l’indication n’a jamais été l’état dépressif mineur.

L’épisode dépressif mineur est une dépression à bas bruit qui peut induire une véritable souffrance psychologique importante à ne pas sous évaluer.

L’épisode dépressif mineur peut évoluer vers une dépression majeure, parfois le recours aux anti-dépresseurs est bénéfique (antécédents de dépression majeure par exemple) associé ou non à une psychothérapie, parfois ils sont inutiles. On note un effet placébo très important en général dans les dépressions mineures

Dans tous les cas , il faut être prudent et évaluer le risque suicidaire qu'il ne faut surtout pas méconnaître, ni sous -estimer...

par docteurmailler publié dans : psychiatrie
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Mardi 21 août 2007

Docteur Mailler

LES ANTIDEPRESSEURS


Il faut prescrire un anti-dépresseur pour les épisodes dépressifs majeurs s'inscrivants dans la durée (+ de 14 jours) à l'origine d'une souffrance significative avec un retentissement fonctionnel au quotidien.

Le risque suicidaire doit être systématiquement recherché.

FACTEURS DE RESISTANCE AU TRAITEMENT
Personnalité pathologique
Environnement défavorable
Pathologie organique (dégénérescence neurologique , pathologie d'ordre vasculaire)

FACTEURS DU RISQUE SUICIDAIRE
Antécédents familiaux et/ou personnels
Projets suicidaires construits élaborés avec des moyens définis

TRAITEMENT
Toutes les molécules utilisées en médecine de ville sont efficaces. Il faut les prescrire en monothérapie. Les associations doivent être exceptionnelles et transitoires.

Cependant la Paroxétine est plus sédative. La fluoxétine est plus stimulante.
La Tianéptine a des effets stabilisants et réduit les phénomènes anxieux.

Il est recommandé de prescrire un antidépresseur qui s'est avéré efficace et bien toléré chez un patient lors d'un épisode antérieur.

Le Milnacipran a montré une action interessante dans la dépression avec douleurs somatiques (fibromyalgie).
La Venlafaxine peut apporter un plus dans les dépressions résistantes à d'autres antidépresseurs.

Le Dosulépine, Amitriptyline, Clomipramine (imipraminiques) sont des traitrements de 2ème , 3ème intention. On les réserve pour les formes plus sévères, les dépressions mélancoliques ou s'accompagnant de douleurs somatiques.

Les traitements par anti-dépresseurs ne doivent pas être d'une durée inférieure à 4 mois (risque de rechute).
En cas de rechutes, on peut proposer un traitement au long cours sur plusieurs années à visée prophylactique.
L'arrêt des traitements anti-dépresseur doit être progressif (Sd de Sevrage) sur 1 à 6 mois.
par docteurmailler publié dans : psychiatrie
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