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psychiatrie

Dimanche 8 janvier 2012 7 08 /01 /Jan /2012 18:36

LE SUBUTEX (buprénorphine) EN PRATIQUE

 Une substance psycho-active est une substance :

-         qui modifie les perceptions et l’état de conscience

-         qui a un effet addictogène

-         qui est nocive et toxique de façon immédiate ou différée.

 

230 000 usagers réguliers d’opiacés, de cocaïnes, d’amphétamines ont une consommation qualifiée de problématique.

Ces personnes sont souvent marquées par la précarité, des affections psychiatriques, et un usage de multiples substances : opiacés, traitements de substitution dans un cadre thérapeutique ou non, cocaïne, crack, somnifères, anxiolytiques, alcool, cannabis, Kétamine.

 Il existe de plus en plus de consommateurs insérés socialement et répartis dans tout le pays, notamment à cause de micro-trafics et l’achat sur internet.

 104 000 personnes ont eu une prescription de buprénorphine en 2007 avec environ 12% d’usage détourné.

 Ne pas oublier de dépister le VIH (6 à 8%) et surtout le VHC (40 à 50%).

 

Les décès par surdose sont en augmentation.

 

LES 3 PHASES DU COMPORTEMENT DE L’HEROINOMANE

- LA LUNE DE MIEL : prise contrôlée de la substance, apparition de la tolérance, il faut de plus en plus de substance pour avoir le même effet. La dépendance psychique survient.

- LA GESTION DU MANQUE : la poursuite du plaisir passe par une poly-consommation, souvent pour gérer le manque.

- LA GALERE : le manque est omniprésent, le plaisir n’existe plus…

 

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Le SUBUTEX permet de traiter pharmacologiquement le phénomène de dépendance, il ne se substitue pas réellement à l’héroïne. Il permet l’abstinence et de rester abstinent, il n’y a pas d’effet Flash, il offre une longue durée d’action d’environ 24 heures sans risque d’euphorie.

 L’objectif du traitement est de traiter le manque, de diminuer le besoin de consommer (craving) et de prendre en charge le patient de façon globale ( dimension somatique, psychologique et social) dans un contexte d’engagement réciproque entre le thérapeute et le patient.

 

Il existe 5 stades dans le processus de changement du comportement :

-         PRECONTEMPLATION : stade du consommateur heureux qui n’a pas l’intention de modifier son comportement dans les 6 mois et nie les conséquences négatives de son comportement.

-         CONTEMPLATION : stade du consommateur indécis qui a l’intention de changer de comportement dans les 6 mois, qui a conscience des avantages et des inconvénients liés au changement. 

-         PREPARATION : le consommateur veut passer à l’action dans un avenir proche, il est prêt à intégrer un programme de soin. 

-         ACTION : stade de l’arrêt 

-         MAINTENANCE : stade de la prévention de la rechute. 

 

Les rechutes sur le long terme sont fréquentes et font parties des processus de changement.

 

Il existe 3 étapes dans le traitement par SUBUTEX :

 A -  L’INDUCTION 

  Elle vise la suppression des symptômes de manque et la diminution du craving pour l’héroïne.

Avant la mise en route d’un traitement, il est conseillé de faire une évaluation globale de l’état de santé du patient. Un bilan biologique peut être prescrit : NFS plaquettes VS Créatininémie, Bilan hépatique, Sérologies VHB VHC VIH1 et 2  TPHA VDRL, qu’on peut compléter avec une radiographie pulmonaire, une IDR, une recherche de protéinurie ou d’hématurie ; voire un examen gynécologique avec prélèvements (chlamydiose…) chez les femmes.

 La posologie initiale est de 0,8 à 4 mg/j en une prise sublinguale.

 La première prise doit intervenir 4 heures après la dernière prise de stupéfiant ou des l’apparition des premiers signes de manque.

En cas de relais avec la méthadone, il faut d’abord réduire la dose de méthadone à un maximum de 30 mg/j.

 

Les signes de manque sont en premier lieu : l’anxiété, la rhinorrhée, l’hypersialorrhée, le larmoiement, l’irritabilité, l’hypersudation…puis en second lieu : une mydriase, une pilo-érection, des frissons, des tremblements, sensations de chaud et froid, une anorexie, un malaise général, une anxièté croissante, un syndrome pseudo-grippal…

 

Il est parfois nécessaire d’augmenter les posologies au cours du premier mois de traitement. La posologie moyenne est de 8 mg/j avec un maximum à 16 mg/j.

Attention, l’association avec les benzodiazépines est à éviter (décès possible par dépression respiratoire).

 

B- LA STABILISATION

 Le patient prend régulièrement une dose stable de médicament de substitution, n’a plus de craving et ne consomme plus de manière significative d’autres substances psycho-actives.

 Le Subutex doit être pris une fois par jour par voie sub-linguale avec un temps de dissolution compris entre 5 et 10 minutes.

Le fractionnement de la prise par le patient peut traduire une pratique addictive, telle que l’injection ou les consommations annexes. La monoprise est garante d’une stabilisation du patient avec l’évitement au cours de la journée d’alternance d’effets euphorisant/manque.

 

C- L’ARRET

 Une diminution progressive après un certain temps est possible soit par une demande du patient lui-même, soit parce que la qualité de vie, l’état physique est favorable.

Par docteur mailler - Publié dans : psychiatrie
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Mercredi 17 juin 2009 3 17 /06 /Juin /2009 22:33

Les POPPERS


Les poppers sont des préparations contenant des nitrites dissous dans des solvants.


Il sont présentés comme euphorisants, dilatateurs musculaires et aphrodisiaques.


Les poppers sont des vasodilatateurs initialement utilisés en médecine pour le soin de certaines maladies cardiaques, qui se présentent généralement sous la forme d'un liquide très volatil contenu dans une fiole de 8 à 15 ml.

Les poppers sont donc présentés sous forme de flacon ou d'ampoules qu' il faut briser pour inhaler le produit.


Auparavant, les ampoules contenant ces substances produisaient à l'ouverture un bruit pop qui a donné le nom au produit.


Compte tenu de leurs qualités vasodilatatrices, les poppers ont la réputation d'aider à relaxer le sphincter anal et de faciliter la pénétration. C'est cet usage qui fait des poppers un produit destiné à la vente en sexshop.


Le poppers est une substance très inflammable (risque d'explosion).


Les poppers au nitrite de pentyl ou de butyle, dangereux, sont interdits en France(1990).



EFFETS:

Les effets seraient brefs et fugaces:

Euphorie

Dilatation intense des vaisseaux,- accélération du rythme cardiaque.

Vertiges - maux de tête

Dépression respiratoire- Asthme - Bronchite

Anémie par hémolyse

Dermatose faciale


L'association de poppers et de Viagra peut entraîner des accidents cardio-vasculaires parfois fatals par accumulation de monoxyde d'azote.


Il franchit également la barrière placentaire. Il peut être responsable de certains syndromes du bébé bleu(méthémoglobinémie).


Dans les études sur les animaux, les poppers se sont révélés être mutagènes et cancérigènes



AUTRES SOLVANTS



Les solvants sont très toxiques.


Les solvants organiques les plus connus sont l'éther, le trichloréthylène et l'acétone.


On les trouve dans les colles, les solvants, les détachants, les vernis, les gaz propulsés des bombes aérosols....


EFFETS:

Euphorie

Ivresse

Hallucinations, somnolence voire coma.


L'asphixie lors d'une inhalation dans un sac en plastic, les explosions par chauffage des solvants volatils sont fréquentes.


L'arret cardiorespiratoire est possible.


Des pathologies des reins, du foie, des voies respiratoire et du systéme digestif, des troubles du comportement sont le lot des consommateurs à long terme.


 

Par docteurmailler - Publié dans : psychiatrie
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Samedi 14 mars 2009 6 14 /03 /Mars /2009 17:38

LES ANTIDEPRESSEURS


Il faut prescrire un anti-dépresseur pour les épisodes dépressifs majeurs s'inscrivants dans la durée (+ de 14 jours) à l'origine d'une souffrance significative avec un retentissement fonctionnel au quotidien.


Le risque suicidaire doit être systématiquement recherché.


La duée moyenne d'un épisode dépressif est de 6 mois cependant 20% des dépressions durent plus de 2 ans.


FACTEURS DE RESISTANCE AU TRAITEMENT

Personnalité pathologique

Environnement défavorable

Pathologie organique (dégénérescence neurologique , pathologie d'ordre vasculaire)


FACTEURS DU RISQUE SUICIDAIRE

Antécédents familiaux et/ou personnels

Projets suicidaires construits élaborés avec des moyens définis


TRAITEMENT


3 Phases:

Une phase d'attaque (rémission des symptômes), Une phase de maintenance (prévention des récidives), et une phase de consolidation (prévention des rechutes).


Toutes les molécules utilisées en médecine de ville sont efficaces. Il faut les prescrire en monothérapie. Les associations doivent être exceptionnelles et transitoires.


Cependant la Paroxétine est plus sédative. La fluoxétine, l'Ixel sont plus stimulantes.

Le stablon a des effets stabilisants et réduit les phénomènes anxieux.


Il est recommandé de prescrire un antidépresseur qui s'est avéré efficace et bien toléré chez un patient lors d'un épisode antérieur.


L'Ixel a montré une action interessante dans la dépression avec douleurs somatiques (fibromyalgie) et maintenant peut-etre aussi le Cymbalta.

L'Effexor peut apporter un plus dans les dépressions résistantes à d'autres antidépresseurs.


Le Prothiaden, Laroxyl, Anafranil (imipraminiques) sont des traitrements de 2ème , 3ème intention. On les réserve pour les formes plus sévères, les dépressions mélancoliques ou s'accompagnant de douleurs somatiques.


Les traitements par anti-dépresseurs ne doivent pas être d'une durée inférieure à 4 mois (risque de rechute).

En cas de rechutes, on peut proposer un traitement au long cours sur plusieurs années à visée prophylactique.

L'arrêt des traitements anti-dépresseur doit être progressif (Sd de Sevrage) sur 1 à 6 mois.

Par docteurmailler - Publié dans : psychiatrie
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Samedi 1 novembre 2008 6 01 /11 /Nov /2008 18:08
Ce sont des  Psychotropes prescrits essentiellement devant les troubles du sommeil et l’anxiété.

Il faut respecter au mieux les durées d’administration recommandées afin d’éviter la dépendance (et le syndrome de sevrage).

 Indications :

En « URGENCE »:
Dans les  accès anxieux aiguës ou les crises d’angoisses survenant au cours de troubles psychiatriques.
 Dans les états anxieux aiguës accompagnant des décompensations organiques (douleurs, sevrage alcoolique…)
 Dans des états anxieux durables et non systématisés.
Dans les attaques de panique
Dans les réactions anxieuses.

 Il  ne pas oublier de traiter la cause du trouble anxieux. Conseiller de respirer avec le ventre tranquillement.
La voie orale garantit l’absorption la plus rapide.

Indications « PROLONGEES » :
Les troubles de l’adaptation avec anxiété réactionnelle sur plusieurs jours , plusieurs semaines.
L' exacerbation ponctuelle d’un trouble anxieux généralisé.
L'anxiété non spécifique associée à un trouble psychiatrique.
L'anxiété non spécifique associée à une affection organique.



Effets secondaires :
Bonne tolérance en général
 Phénomènes de dépendance et de sevrage.
Il n’y a pas d’escalade des doses, pas de troubles du comportement ni de recherche compulsive du produit.
Sédation excessive
Troubles mnésiques
Troubles de l’équilibre

Effets paradoxaux :
agitation, activités automatiques (rares)

Contre-indications :
Insuffisance respiratoire décompensée
 Insuffisance hépatique sévère
Syndrome d’apnée du sommeil
Allergie
Myasthénie.

Attention Aux sujets âgés

Aux antécédents d’addiction

Aux femmes enceintes ou allaitantes.

ANXIETE TRANSITOIRE
La prescription repose sur l’intensité des troubles et la nécessité d’un soulagement rapide. Privilégier l’accompagnement psychologique.
Commencer par une posologie faible à révaluer plus tard.
Préférer les doses fixes à doner sur 7/14 jours
Durée de traitement maximale : 12 semaines.
Arrêt progressif.(sur 7 jours) Il faut choisir une molécule à pic d’effets plutot lent et/ou à demi-vie plutot longue.
Par docteurmailler - Publié dans : psychiatrie
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Dimanche 24 août 2008 7 24 /08 /Août /2008 12:48

Le traitement médicamenteux ne concerne que les troubles anxieux avec retentissement marqué sur la vie au quotidien du patient.

L’anxiété doit être excessive et envahissante, incontrôlable et persistante (sur plus de 6 mois).

Anxiété doit être à caractère durable, permanent et handicapant.


CLINIQUES

Irritabilité, agitation, difficultés à la concentration, tension musculaire intense, fatigue, troubles du sommeil…

Parfois : palpitations, sueurs, bouffées vasomotrices, douleurs abdominales, nausées, céphalées, tremblements…


Troubles Associés : Phobies, troubles obsessionnels compulsifs, addiction…


TRAITEMENT

Les antidépresseurs diminuent l’anxiété.

exemple : Paroxétine (20 mg/j), Effexor (75 mg/j) et Seroplex (10mg/j).

La durée du traitement est d’au moins 6 mois voir plus d’1 an.

La réponse complète au traitement est obtenue après 2 à 3 semaines de traitement.

L’arrêt des antidépresseurs doit être progressif (evite le Sd de sevrage).


Autres moyens : Relaxation, thérapies cognitivo-comportementales, soutien psychologique, Arrêt de l’alcool, limiter le tabac et le café, activité physique…


Par docteurmailler - Publié dans : psychiatrie
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