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psychiatrie

Mardi 21 août 2007

Docteur Mailler

LES ANTIDEPRESSEURS


Il faut prescrire un anti-dépresseur pour les épisodes dépressifs majeurs s'inscrivants dans la durée (+ de 14 jours) à l'origine d'une souffrance significative avec un retentissement fonctionnel au quotidien.

Le risque suicidaire doit être systématiquement recherché.

FACTEURS DE RESISTANCE AU TRAITEMENT
Personnalité pathologique
Environnement défavorable
Pathologie organique (dégénérescence neurologique , pathologie d'ordre vasculaire)

FACTEURS DU RISQUE SUICIDAIRE
Antécédents familiaux et/ou personnels
Projets suicidaires construits élaborés avec des moyens définis

TRAITEMENT
Toutes les molécules utilisées en médecine de ville sont efficaces. Il faut les prescrire en monothérapie. Les associations doivent être exceptionnelles et transitoires.

Cependant la Paroxétine est plus sédative. La fluoxétine est plus stimulante.
La Tianéptine a des effets stabilisants et réduit les phénomènes anxieux.

Il est recommandé de prescrire un antidépresseur qui s'est avéré efficace et bien toléré chez un patient lors d'un épisode antérieur.

Le Milnacipran a montré une action interessante dans la dépression avec douleurs somatiques (fibromyalgie).
La Venlafaxine peut apporter un plus dans les dépressions résistantes à d'autres antidépresseurs.

Le Dosulépine, Amitriptyline, Clomipramine (imipraminiques) sont des traitrements de 2ème , 3ème intention. On les réserve pour les formes plus sévères, les dépressions mélancoliques ou s'accompagnant de douleurs somatiques.

Les traitements par anti-dépresseurs ne doivent pas être d'une durée inférieure à 4 mois (risque de rechute).
En cas de rechutes, on peut proposer un traitement au long cours sur plusieurs années à visée prophylactique.
L'arrêt des traitements anti-dépresseur doit être progressif (Sd de Sevrage) sur 1 à 6 mois.
Par docteurmailler
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Mercredi 12 mars 2008

La méta-analyse de l’université de Hull publiée dans Plos Medicine du 26/02/08 remarque que les IRSS (inhibiteur sélectif de la recapture de la sérotonine) seraient à peine plus actifs que le placebo en cas de dépression légère et modérée.

Elle montre également une petite efficacité des IRSS dans les dépressions les plus sévères, qui serait due selon les auteurs « à une moindre réponse au placebo ».

Les IRSS sont ( fluoxétine, la venlafaxine, la paroxétine , la néfazodone) des inhibiteurs de la sérotonine. Ils sont prescrits dans les dépressions sévères, caractérisées, l’indication n’a jamais été l’état dépressif mineur.

L’épisode dépressif mineur est une dépression à bas bruit qui peut induire une véritable souffrance psychologique importante à ne pas sous évaluer.

L’épisode dépressif mineur peut évoluer vers une dépression majeure, parfois le recours aux anti-dépresseurs est bénéfique (antécédents de dépression majeure par exemple) associé ou non à une psychothérapie, parfois ils sont inutiles. On note un effet placébo très important en général dans les dépressions mineures

Dans tous les cas , il faut être prudent et évaluer le risque suicidaire qu'il ne faut surtout pas méconnaître, ni sous -estimer...

Par docteurmailler
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Dimanche 24 août 2008

Le traitement médicamenteux ne concerne que les troubles anxieux avec retentissement marqué sur la vie au quotidien du patient.

L’anxiété doit être excessive et envahissante, incontrôlable et persistante (sur plus de 6 mois).

Anxiété doit être à caractère durable, permanent et handicapant.


CLINIQUES

Irritabilité, agitation, difficultés à la concentration, tension musculaire intense, fatigue, troubles du sommeil…

Parfois : palpitations, sueurs, bouffées vasomotrices, douleurs abdominales, nausées, céphalées, tremblements…


Troubles Associés : Phobies, troubles obsessionnels compulsifs, addiction…


TRAITEMENT

Les antidépresseurs diminuent l’anxiété.

exemple : Paroxétine (20 mg/j), Effexor (75 mg/j) et Seroplex (10mg/j).

La durée du traitement est d’au moins 6 mois voir plus d’1 an.

La réponse complète au traitement est obtenue après 2 à 3 semaines de traitement.

L’arrêt des antidépresseurs doit être progressif (evite le Sd de sevrage).


Autres moyens : Relaxation, thérapies cognitivo-comportementales, soutien psychologique, Arrêt de l’alcool, limiter le tabac et le café, activité physique…


Par docteurmailler
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Samedi 1 novembre 2008
Ce sont des  Psychotropes prescrits essentiellement devant les troubles du sommeil et l’anxiété.

Il faut respecter au mieux les durées d’administration recommandées afin d’éviter la dépendance (et le syndrome de sevrage).

 Indications :

En « URGENCE »:
Dans les  accès anxieux aiguës ou les crises d’angoisses survenant au cours de troubles psychiatriques.
 Dans les états anxieux aiguës accompagnant des décompensations organiques (douleurs, sevrage alcoolique…)
 Dans des états anxieux durables et non systématisés.
Dans les attaques de panique
Dans les réactions anxieuses.

 Il  ne pas oublier de traiter la cause du trouble anxieux. Conseiller de respirer avec le ventre tranquillement.
La voie orale garantit l’absorption la plus rapide.

Indications « PROLONGEES » :
Les troubles de l’adaptation avec anxiété réactionnelle sur plusieurs jours , plusieurs semaines.
L' exacerbation ponctuelle d’un trouble anxieux généralisé.
L'anxiété non spécifique associée à un trouble psychiatrique.
L'anxiété non spécifique associée à une affection organique.



Effets secondaires :
Bonne tolérance en général
 Phénomènes de dépendance et de sevrage.
Il n’y a pas d’escalade des doses, pas de troubles du comportement ni de recherche compulsive du produit.
Sédation excessive
Troubles mnésiques
Troubles de l’équilibre

Effets paradoxaux :
agitation, activités automatiques (rares)

Contre-indications :
Insuffisance respiratoire décompensée
 Insuffisance hépatique sévère
Syndrome d’apnée du sommeil
Allergie
Myasthénie.

Attention Aux sujets âgés

Aux antécédents d’addiction

Aux femmes enceintes ou allaitantes.

ANXIETE TRANSITOIRE
La prescription repose sur l’intensité des troubles et la nécessité d’un soulagement rapide. Privilégier l’accompagnement psychologique.
Commencer par une posologie faible à révaluer plus tard.
Préférer les doses fixes à doner sur 7/14 jours
Durée de traitement maximale : 12 semaines.
Arrêt progressif.(sur 7 jours) Il faut choisir une molécule à pic d’effets plutot lent et/ou à demi-vie plutot longue.
Par docteurmailler
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Samedi 14 mars 2009

LES ANTIDEPRESSEURS


Il faut prescrire un anti-dépresseur pour les épisodes dépressifs majeurs s'inscrivants dans la durée (+ de 14 jours) à l'origine d'une souffrance significative avec un retentissement fonctionnel au quotidien.


Le risque suicidaire doit être systématiquement recherché.


La duée moyenne d'un épisode dépressif est de 6 mois cependant 20% des dépressions durent plus de 2 ans.


FACTEURS DE RESISTANCE AU TRAITEMENT

Personnalité pathologique

Environnement défavorable

Pathologie organique (dégénérescence neurologique , pathologie d'ordre vasculaire)


FACTEURS DU RISQUE SUICIDAIRE

Antécédents familiaux et/ou personnels

Projets suicidaires construits élaborés avec des moyens définis


TRAITEMENT


3 Phases:

Une phase d'attaque (rémission des symptômes), Une phase de maintenance (prévention des récidives), et une phase de consolidation (prévention des rechutes).


Toutes les molécules utilisées en médecine de ville sont efficaces. Il faut les prescrire en monothérapie. Les associations doivent être exceptionnelles et transitoires.


Cependant la Paroxétine est plus sédative. La fluoxétine, l'Ixel sont plus stimulantes.

Le stablon a des effets stabilisants et réduit les phénomènes anxieux.


Il est recommandé de prescrire un antidépresseur qui s'est avéré efficace et bien toléré chez un patient lors d'un épisode antérieur.


L'Ixel a montré une action interessante dans la dépression avec douleurs somatiques (fibromyalgie) et maintenant peut-etre aussi le Cymbalta.

L'Effexor peut apporter un plus dans les dépressions résistantes à d'autres antidépresseurs.


Le Prothiaden, Laroxyl, Anafranil (imipraminiques) sont des traitrements de 2ème , 3ème intention. On les réserve pour les formes plus sévères, les dépressions mélancoliques ou s'accompagnant de douleurs somatiques.


Les traitements par anti-dépresseurs ne doivent pas être d'une durée inférieure à 4 mois (risque de rechute).

En cas de rechutes, on peut proposer un traitement au long cours sur plusieurs années à visée prophylactique.

L'arrêt des traitements anti-dépresseur doit être progressif (Sd de Sevrage) sur 1 à 6 mois.

Par docteurmailler
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