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hématologie

Lundi 17 décembre 2012 1 17 /12 /Déc /2012 14:24

L'hémophilie est une anomalie de la coagulation sanguine en rapport avec un déficit d’un des facteurs de la coagulation: XII, XI, IX ou VIII, ou à la présence d'anticoagulants contre l'un de ces facteurs.

Les manifestations cliniques de la maladie sont proportionnelles au déficit du facteur de la coagulation.

Les manifestations cliniques correspondent aux hémorragies, en particulier des articulations (hémarthrose) et des muscles.

La maladie peut être sévère avec manifestations dès la première année de vie ou légère avec très peu de manifestations.

Il existe plusieurs types d’hémophilie en rapport avec le facteur de coagulation déficitaire :

  • l’hémophilie A (hémophilie classique) correspond à une mutation du gène du facteur VIII

  • l’hémophilie B (ou Christmas disease) correspond à une mutation du gène du facteur IX

  • l’hémophilie C (ou Maladie de Rosenthal) correspond à une mutation du gène du facteu

L' hémophilie A

Concerne une mutation du gène F8 sur le chromosome X.

1 sur 5 000 naissances de garçons

Elle peut être confondue avec une maladie de Willebrand (diminution du facteur VIII)

L'hémophilie B

Mutation du gène F9 du chromosome X.

1 sur 20 000 naissances de garçons

L'Hémophilie C

L'hémophilie C est un déficit en facteur XI . Elle atteint environ une personne sur 100 000 .

Il s'agit d'une forme légère d'hémophilie non liée au sexe.

Le plus souvent elle ne nécessite pas de traitement.

Hémophilies rares

Dans de très rares cas, des hémophilies plus spécifiques peuvent être observées, par exemple l'hémophilie B Leyden qui se résorbe progressivement à partir de la puberté .

Description:

L' hémophilie mineure

  • Peut ne jamais présenter de trouble de saignement

  • Risque de saignement prolongé après une intervention chirurgicale ou une lésion grave

  • Hémorragies rares.

L' Hémophilie modérée

   .Risque de saignement
        prolongé après une intervention chirurgicale, une lésion grave ou
        une intervention dentaire.
  • Peut présenter des épisodes de saignement environ une fois par mois.

  • Saigne rarement, voire jamais sans raison évidente.

L' Hémophilie sévère

  • Hémorragies fréquentes au niveau des muscles ou des articulations (principalement les genoux, les coudes et les chevilles).

  • Peut présenter des épisodes de saignement une ou deux fois par semaine.

  • Peut saigner sans raison évidente.

Diagnostic

Biologie : TCA augmenté – doser les facteurs VIII, IX, et XI, TP et plaquettes normaux

 

Transmission de la maladie

 

Les hémophilies A et B sont liées au chromosome X mais un tiers des hémophilies correspondent à une mutation de novo.


On observe donc qu'un homme qui porte le Xh est toujours atteint par la maladie alors que la femme n'est que porteuse (mais pourra la transmettre à ses descendants).


th.jpg

Des cas rares de femmes hémophiles (Xh/Xh) ont été répertoriés. Il pourrait s'agir de femmes issues de l'union d'un père hémophile (Xh Y) et d'une mère porteuse (X Xh), mais la probabilité d'une telle ascendance demeure faible.



Des cas ont également été répertoriés où la femme ne présente qu'un seul X touché (Xh X) et manifeste cependant une hémophilie sévère ; cela est dû à un trouble grave de l'inactivation du chromosome X sain.



Par ailleurs des femmes porteuses peuvent aussi présenter des symptômes plus ou moins graves ; on les appelle « porteuses à taux faible ».

Traitements

Les traitements actuels ne guérissent pas de l'hémophilie mais ils consistent en l'administration par voie intraveineuse de facteurs VIII ou IX.

Les traitements actuels sont soit issus du plasma sanguin, soit des produits synthétiques issus de biotechnologie, ayant partiellement ou totalement éliminé les traces de dérivés sanguins de leurs procédés de fabrication et dans le produit final.

L'élimination des dérivés sanguins permet de supprimer les risques de transmission de certaines maladies du donneur (SIDA, maladies virales).



Par docteur mailler - Publié dans : hématologie
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Vendredi 22 juin 2012 5 22 /06 /Juin /2012 16:39

Le purpura thrombopénique idiopathique (PTI) est dû à une destruction périphérique des plaquettes par un processus auto-immun via des auto-anticorps (AAC).

 

C'est une des hémopathies acquises non malignes les plus fréquentes.

 

Les problèmes physiopathologiques, diagnostiques et thérapeutiques posés par cette pathologie ne sont pas encore totalement résolus.

 

On parle de « PTI aigu (PTIA) » pour une évolution inférieure à 3 mois, « PTI persistant (PTIP) » pour une évolution allant de 3 à 12 mois, et « PTI chronique (PTIC) » pour une durée d'évolution dépassant 12 mois.

Physiopathologie

  • Les auto-anticorps responsables du PTI sont dirigés contre des antigènes situés sur les glycoprotéines plaquettaires.

  • La moelle osseuse cherche à compenser cette destruction périphérique en augmentant la production de plaquettes.

  • À noter que la tendance hémorragique, à numération plaquettaire égale, est très inférieure à celle observée dans les thrombopénies centrales, parce que dans le PTI, les plaquettes circulantes sont très jeunes et les fonctions plaquettaires sont d'autant plus actives que les plaquettes sont jeunes.

Épidémiologie

Le PTI s'observe :

  • chez les petits enfants : pic de fréquence entre 2 et 5 ans ;

  • chez les adolescents et les adultes jeunes : comme pour beaucoup de maladies auto-immunes, la maladie est, pour ces tranches d'âge, plus fréquente chez les sujets de sexe féminin et le risque d'entrée dans une "vraie" maladie auto-immune (lupus par exemple) est plus important 

  • à tout âge, y compris chez les sujets âgés.

La fréquence du PTI est augmenté chez les patients ayant un déficit immunitaire.

Le PTI s'observe souvent dans les suites d'une maladie virale. Il peut s'agir de viroses banales mais aussi d'infections virales bien caractérisées : varicelle, rougeole, rubéole, oreillons, VIH...

 

Il peut aussi s'observer après vaccination. Le vaccin le plus souvent incriminé est le ROR (MMR); il faut noter néanmoins que la fréquence des PTI post-vaccinaux est inférieure à celle observée après les infections « naturelles » contre lesquelles ce vaccin protège.

Enfin, de très nombreux médicaments peuvent induire la survenue d'un PTI et une prise médicamenteuse doit être systématiquement recherchée.

Signes cliniques

Purpura cutanéo-muqueux, éventuellement associé à des hémorragies viscérales.

Le tableau clinique associe ainsi des signes :

  • cutanés : pétéchies, vibices, ecchymoses, hématomes.

  • muqueux : bulles hémorragiques de la muqueuse buccale, gingivorragies, épistaxis, saignements des muqueuses génitales ou vésicales (hématurie) ;

  • ophtalmologiques : hémorragies rétiniennes 

  • viscérales : hémorragies digestives, hémorragies cérébrales.

En cas de traumatisme ou de geste traumatique (injection intramusculaire, extraction dentaire, coupure,...) peut également survenir une hémorragie excessive, extériorisée ou non.

 

En dehors du syndrome hémorragique, l'examen clinique est normal : pas de splénomégalie, pas de syndrome tumoral et pas d'argument en faveur d'une auto-immunité plus large.

Diagnostic

Il n'y a pas d'argument clinique ou biologique formel pour le diagnostic de PTI.

Pour cette raison celui-ci reste en partie un diagnostic d'élimination.

 

On doit systématiquement exclure d'autres causes de thrombopénie :

  • thrombopénies centrales, par défaut de production des plaquettes par la moelle osseuse 

  • thrombopénies périphériques autres, en particulier les thrombopénies mécaniques : microangiopathie thrombotique (MAT) ou syndrôme hémolitique et urémique (SHU), et d'autres thrombopénies immunologiques s'intégrant dans un cadre potentiellement plus grave, maladies autoimmunes : lupus , syndrome d'Evans.., déficits immunitaires ;

  • thrombopénies médicamenteuses, toxiques ou immunologiques 

  • thrombopénies constitutionnelles, à évoquer surtout chez l'enfant.

 

Les examens utiles au diagnostic sont essentiellement :

  • la NFS, le dosage des réticulocytes 

  • le bilan d'hémostase

  • la recherche d'AAC dirigés contre les plaquettes

  • le Myèlogramme : non systématique. Dans le PTI, on observe une augmentation du nombre des mégacariocytes.

  • sérologies virales (VIH en particulier), bilan biochimique, sérologie lupique, groupes sanguins et recherche d'agglutinines irrégulières (RAI), tests génétiques...

  • épreuve isotopique permet de préciser la durée de vie des plaquettes (très diminuée en cas de PTI), le siège de destruction préférentiel des plaquettes (rate, rate+foie, ou vasculaire/diffus), et aussi le degré de production des plaquettes par la moelle osseuse (typiquement augmentée en cas de PTI). Son indication peut se discuter dans des cas de diagnostic difficile et avant splénectomie par exemple. Cet examen a une valeur diagnostique, mais aussi prédictive du succès de la splénectomie.

     

Évolution

Le risque hémorragique,est globalement faible, plusieurs facteurs interviennent :

  • l'âge du patient : le risque est plus faible chez les enfants que chez les sujets âgés ;

  • l'existence d'une lésion antérieure susceptible de saigner (ulcère gastrique par exemple) ;

  • la prise de médicaments intervenant sur la coagulation : aspirine, anti-inflammatoires non stéroïdiens, héparine,...

  • le type d'AAC : l'AAC peut,être aussi responsable d'un dysfonctionnement plaquettaire ajoutant une note thrombopathique à la thrombopénie ;

  • l'intensité de la thrombopénie

  • le risque hémorragique est propre à chaque patient . En pratique, il est surtout lié à la phase initiale de la maladie.

Traitement

Aucun traitement n'induit la guérison du PTI.

 

Les différents traitements utilisés ne font que remonter la numération plaquettaire.

La guérison se fait spontanément dans un délai variable.

 

Les évolutions chroniques sont plus rares chez l'enfant (de l'ordre de 20 % des cas) que chez l'adulte (de l'ordre de 50 %), et que les formes « réfractaires » au traitement initial ont plus souvent (mais pas systématiquement) une évolution prolongée.


L'objectif du traitement est de réduire le risque d'hémorragie sévère.


Un traitement est indiqué si les plaquettes sont entre 10 000 et 30 000 plaquettes/mm3 selon l'âge du patient, sa tendance hémorragique et le terrain.

 

Différentes approches sont possibles:

  • réduire la production d'autoanticorps : immunosuppresseurs, corticoïdes, médicaments détruisant les lymphocytes B, qui sécrètent les AAC (rituximab);

  • limiter la destruction des plaquettes, sensibilisées par les AAC, par les macrophages par des immunoglobulines intraveineuses (IgIV) , par splénectomie.

  • stimuler la production des plaquettes

Les vaccinations (autres que celles réalisées avant une splénectomie) sont temporairement contre-indiquées car elles pourraient stimuler le processus auto-immun.

Chez l'enfant on évite de faire une splénectomie avant l'âge de 5 ans. Cette intervention doit être précédée de vaccinations contre les pneumocoques, les méningocoques, et contre l'Haemophilus. Une antibiothérapie par oracilline ou amoxicilline pendant les 2 années qui suivent la splénectomie est préconisée chez l'adulte ; elle est souvent plus longue chez l'enfant.



Dans tous les cas, des mesures de prévention doivent être instituées afin de limiter le risque d'hémorragies provoquées :

  • utilisation de brosses à dents souples 

  • limitation des activités sportives à risque 

  • contre-indication à la prescription d'aspirine ou d'anti-inflammatoires non stéroïdiens 

  • prescription d'une pilule contraceptive pour bloquer les règles si celles-ci sont particulièrement abondantes.

À noter que, si le PTI peut avoir un impact notable sur la qualité de vie des patients, il reste, dans la très grande majorité des cas, une maladie qui est fondamentalement bénigne. La mortalité par accident hémorragique est en effet très faible et l'immense majorité des patients guérit spontanément au bout de quelques mois d'évolution.

Par docteur mailler - Publié dans : hématologie
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Dimanche 27 décembre 2009 7 27 /12 /Déc /2009 19:08

 

CONDUITE A TENIR

DEVANT

UN PIC MONOCLONAL



Il s'agit d'un clone lymphoïde devenant prépondérant et produisant une seule immunoglobuline (Ig) en grande quantité.


On note sur l'électrophorèse des protides sériques un pic aigu à base étroite , symétrique et homogène dans la région des gamma-globulines qui survient après 50 ans et augmentant avec l'âge (très banal après 85 ans).


Monoclonal_gammopathy_Multiple_Myeloma.png

La prescription de l'électrophorèse doit donc être limitée :

  • aux hépatopathies

  • aux néphropathies

  • aux augmentations de vs sans syndrôme inflammatoire

  • aux anémies inexpliquées

  • aux suspicions de déficit immunitaire

  • aux bilans de pathologies lymphoïdes ou auto-immunes.

;

La découverte d'un pic monoclonal fortuite chez une personne bien portante ne doit pas inquiéter, il s'agit le plus souvent d'une gammapathie monoclonale de signification indéterminée dont le risque d'évolution vers une hémopathie maligne est relativement faible (de l'ordre de 1%)


L'immunoélectrophorèse identifie l'Ig monoclonale. Le pic est souvent Ig G et Ig A (75%) ou Ig M (20%).


Il peut s'agir:

  • de gammapathies monoclonales de signification indéterminée (60%)

    de myélomes multiples symptomatiques ou non (30%)

  • de plasmocytomes solitaires, d'amyloses AL, d'hémopathies lymphoïdes, de maladies à dépôts de chaînes légères, de maladies des chaînes lourdes...


Il faut faire appel à l'hématologue


1- En cas de retentissement clinique : altération de l'état général, douleurs osseuses, adénopathies périphériques, hépato-splénomégalie, Hypercalcémie, insuffisance rénale ou protéinurie.


2- En cas de pic non IgG


3- Si le pic est supérieur à 20 g/l


4- Si l'âge du patient est inférieur à 60 ans.

 

 

 

 

 

 

 

Article inspiré par :

Découverte d'un pic monoclonal. Rev Prat 2009; N°830 T23 p: 733- 24/11/09

 

Par docteurmailler - Publié dans : hématologie
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Samedi 12 septembre 2009 6 12 /09 /Sep /2009 12:27

CONDUITE A TENIR DEVANT DES TRANSAMINASES

MODEREMENT ELEVEES* (en dehors de la grossesse).

 

 

*pas plus de 5 x la normale sur plusieurs semaines.

 

Les transaminases sont des enzymes intracellulaires. Il en existe 2 types les ASAT ou TGO et les ALAT ou TGP.

Les ASAT sont présentes dans le foie, le cœur , le muscle strié, les reins, le poumon, le pancréas et le cerveau.

Les ALAT sont relativement spécifiques du foie.

 

Le dosage de la ferritine, du coefficient de saturation de la transferrine (CST) doit être systématique.

 

Les efforts musculaires intenses (marathon), les traumatismes, le jeûne peuvent être responsable d’une élévation transitoire des transaminases.


 

OBESITE – STEATOSE NON ALCOOLIQUE

IMC supérieur à 25 (surpoids) ou 30 (obésité)

ALAT > ASAT

Hyperferritinémie possible avec CST normal

Echographie hépatique : foie stéatosique.

Traitement : perdre du poids.

Ponction biopsie en cas de doute d’une stéato-hépatite avec risque d’évolution vers la cirrhose.

 

Recherche d’un syndrome métabolique : avec 3 critères présents sur 5:

1 augmentation du tour de taille (>102 pour l’homme et 88 pour la femme)

2 Triglycérides > 1.50g/l

3 HDL < 0.40 g/l pour l’homme et 0.50 pour la femme

4 Tension Artérielle > 130/85 mmHg

5 Glycémie à jeun > 1.10g/l


 

ALCOOLISME

Evaluer l’ancienneté, la régularité et l’importance de l’alcoolisme.

ASAT, ALAT, Gamma GT, CDT et Uricémie élevés, macrocytose

Ne pas méconnaître une cause associée.


 

 

DYSTHYTROIDIE

Hyperthyroïdie le plus souvent avec amaigrissement, diarrhée, tachycardie…

TSH abaissée

 

 

 

MALADIE VIRALE CHRONIQUE

HEPATITE B : y penser devant des populations à risque : homosexuels, toxicomanies, africains, asiatiques…

Demander les Ag HBs , Ac HBs et Ac HBc. La positivité des Ag HBs fait le diagnostic.

Ponction biopsie hépatique (Activité histologique ?fibrose ?)

Traitement : Interféron, Lamivudine, Entécavir, Adéfovir, Ténofovir…

 

HEPATITE C :Sérologie VHC

Ponction Biopsie Hépatique en cas de causes associées (alcool, VIH, VHB…) sinon tests comme fibrotest, fibromètre…pour évaluer la fibrose hépatique et l’activité histologique.

Traitement : Peg Interféron, ribavirine…mal toléré (anémie, troubles psychiques)

 

 

MALADIE GENETIQUE

HEMOCHOMATOSE

Asthénie, arthralgies périphériques distales

CST supérieur à 50%

Seule la mutation C282Y à l’état homozygote permet de porter le diagnostic d’hémochromatose génétique.

Lancer une enquête familiale.

Ferritine + IRM = évaluation de la surcharge ferrique.

Ponction Biopsie Hépatique en cas de pathologies associées (cirrhose ?)

Rechercher des signes d’hypogonadisme, de maladies cardiovasculaires, de troubles glycémiques.

Traitement : Saignées Hebdomadaires

 

MALADIE COELIAQUE

Formes paucisymptomatiques voire asymptomatiques (dyspepsies, diarrhées intermittentes)

Doser les Ac anti-endomysium, les IgA transglutaminases

Biopsies duodénales : atrophie villositaires, augmenation des lymphocytes intra-épithéliaux.

Rechercher une cirrhose biliaire primitive associée

Traitement : régime sans gluten.

 

MALADIE DE WILSON

Accumulation de cuivre dans l’organisme.

Tremblements, dysarthrie, incoordination, troubles psychiatriques possibles.

Formes asymptomatiques possibles.

Dosage urinaire du cuivre sur 24h (cuprurie >100µg/j)

 

DEFICIT EN alpha1-anti-trypsine

Taux < 1g/l

Déclencher une enquête familiale.

 

HEPATITES AUTO-IMMUNES

Avec en biologie une hypergammaglobulinémie et la présence d’auto-anticorps (Ac antinoyaux, Ac enti-muscle-lisse, Ac anti-LKM1

 

INSUFFISANCE SURRENALIENNE

 

 

 

IATROGENIE

Une augmentation de plus de 3x la normale doit faire arrêter le traitement.

A suspecter chez les « polymédicamentés » et les personnes âgées.

Rechercher l’automédication.

Tout médicament peut être responsable.

Il faut simplifier l’ordonnance et supprimer tout médicament peu utile.

 

En cas de cirrhose :

Recherche de signes d’hypertension portale (ascite, CVC)

Fibroscopie OGD : Varices oesophagiennes ?

Echographie hépatique de surveillance, Dosage des alphaFoetoProteines (évolution vers un hépatocarcinome ?).

 

Par docteurmailler - Publié dans : hématologie
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Dimanche 8 mars 2009 7 08 /03 /Mars /2009 18:12
La thrombopénie est définie par le nombre de plaquettes
inférieur à 150 000 par mm3.


Les thrombopénies aigues et sévères sont urgentes.
Elles sont brutales, accompagnées d'un syndrôme
hémorragique cutanéo-muqueux et parfois viscéral
(cérébral).


Les thrombopénies chroniques ou asymptomatiques
peuvent être prise en charge en ville.


Devant une thrombopénie isolée, il faut rechercher
une prise de médicament, une vaccination récente,
une maladie virale (rubéole, parvovirus B19, VIH...),
ou une maladie immunologique type
Lupus erythémateux disséminé.



CRITERES D'HOSPITALISATION:
signes hémorragiques buccaux, rétiniens au FO,
thrombopénie sévère (inférieure à 10 000 par mm3),
le contexte(comorbidité,prise d'anticoagulants,
d'antiagrégants plaquettaires,fièvre).




CONDUITE A TENIR DEVANT UNE THROMBOPENIE

1-VERIFIER l

a réalité de la thrombopénie (frottis, tube citraté).


2-ELIMINER LES URGENCES VITALES
Le Syndrôme de Moschowitz, SHU ou purpura fulminans
Une CIVD
Signes de bulles hémorragiques buccales ou rétinienne
au FO et/ou nombre de plaquettes inférieur à
10 000/30 000 /mm3


Le syndrôme de Moschowitz: fiève, signes neurologiques, insuffisance rénale, anémie hémolytique...

3- RECHERCHER UN CONTEXTE
de thrompbopénie chronique:
éthylisme, hypersplenisme, hémopathies, chimiothérapies,
infections virales, paludisme, toxiques....


ETIOLOGIES:

THROMBOPENIES CENTRALES:

Envahissement tumoral:
Hémopathies malignes (leucoses,lymphomes...),
cancers avec infiltrations médullaires.


Insuffisance médullaire:
Toxiques (benzène...), iatrogénie, chimiothérapie,
radiothérapie,infection (VIH,Parvovirus B19), aplasie médullaire,
carence en vitamine B12, carence en folate,
causes génétiques (Fanconi),
Myélofibrose, myélodysplasies, Hémoglobinurie Paroxystique Nocturne.



THROMBOPENIES PERIPHERIQUES

CIVD: par infections (purpura fulminans),
paranéoplasiques (leucémie aigue promyèlocytaire),
toxiques (morçure de serpents)...


Syndrôme de Moschowitz
ou Purpura thrombopénique thrombotique,
Par SHU (syndrome hémolytique et urémique),
à cauuse de valves mécaniques (syndrôme de heydes),
à cause de vascularites...


Isolée sans atteinte des autres lignées sanguines:
Purpura Thrombopénique Immunologique,
Purpura Post-transfusionnel,
Purpura auto-immun Transplacentaire,
Purpura Néonatal auto-immun,
Thrombopénies médicamenteuses allergiques...


Syndrôme de Kasabach

Hypersplénisme et transfusions ou remplissage massif.





EXAMEN COMPLEMENTAIRE

MYELOGRAMME:
différencie la thrombopénie centrale de la périphérique.



TRAITEMENT:

En cas de thrombopénie isolée: corticoïdes,
Immunoglobulines polyvalentes intraveineuses,
abstension thérapeutique..., Splénectomie.

Danazol ou Dapsone en 2eme intention.


L'objectif est un taux supérieur à 30 000 par mm3.

Pour le Purpura Thrombopénique Immun chronique réfractaire,
le rituximab semble prometteur
comme les facteurs de croissance plaquettaire
(AMG531-Eltrombag).




Par docteurmailler - Publié dans : hématologie
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