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Vendredi 24 février 2012 5 24 /02 /Fév /2012 14:19

 

Ou Lentigo Malin

 

C'est une forme la moins grave qui touche le sujet âgé.

 

Ce mélanome apparaît sur le visage ou une autre zone cutanée exposée au soleil.

 

 C'est une grande tache sans signe fonctionnel, de 2 à 6 cm, plane, brune ou de coloration halée, avec des points de pigmentation plus foncée, brune ou noire irrégulièrement disposés à sa surface. Un placard pigmenté, souvent au niveau du visage, s'étend progressivement. La malignité est purement locale. Après une dizaine d'années, un nodule invasif peut se constituer.

 

Dans le lentigo malin (mélanome malin in situ) les mélanocytes restent localisés dans l'épiderme.

 

Lorsque le mélanome malin se développe sur la mélanose, les mélanocytes cancéreux envahissent le derme.

 

Le risque de transformation de lentigos malins en mélanomes malins est de 30 à 40%. L'excision précoce est recommandée avant l'envahissement.

 

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Par docteur mailler - Publié dans : dermatologie
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Jeudi 26 janvier 2012 4 26 /01 /Jan /2012 16:13

 

La lèpre (ou maladie de Hansen) est une maladie infectieuse chronique du à Mycobactérium leprae (une bactérie proche de la tuberculose, identifiée par le Norvégien Hnsen en 1873,touchant nerfs périphériques, la peau et les muqueuses.

Elle provoque des infirmités sévères.

 

 La lèpre est une maladie peu contagieuse.

La lèpre fut longtemps incurable et très mutilante, entraînant l'exclusion des lépreux  et leur regroupement dans des lèproserie comme mesure essentielle de prophylaxie.

Aujourd'hui elle est traitée par les antibiotiques. Des prothèses aident également les sujets guéris.

Ces vingt dernières année, plus de 12 millions d'individus ont été guéris de la lèpre. Sa prévalence a diminué de 90% et la lèpre a été éradiquée dans 108 des 122 pays touchés.

La lèpre n’est plus un problème de santé publique mondiale puisque sa prévalence mondiale est actuellement inférieure à 1 cas pour 100 000 habitants.

 Elle demeure un problème de santé publique dans 100 pays situés en majeure partie en Afrique, Asie (dont l'Inde) et Amérique du Sud (Brésil).

210 000 nouveaux cas ont été détectés dans le monde en 2010 et 1,5 millions de personnes sont atteintes.

 L'ordre de Malte consacre des fonds importants à cette maladie (léproserie et recherche médicale).

 De moins en moins de médecins connaissent cette maladie de la misère et des guerres, ce qui tend à augmenter la gravité des séquelles des personnes atteintes.

Cause et mécanisme

Jusqu'à récemment, l'être humain était le seul réservoir naturel, mais 15 % des tatous sauvages de Louisiane et du Texas ont été retrouvés porteurs de la maladie.

Mycobacterium leprae peut être également présent dans le sol.

La transmission de la maladie est mal connue. Elle remonte souvent à l'enfance par inhalation de « postillons » d'un lépreux contagieux. Elle se fait également par des mucosités de lépreux mises au contact d'ulcérations ou de plaies cutanées, enfin par l'intermédiaire d'objets souillés : linge, natte, oreillers… Tous ces modes impliquent les contacts étroits et durables d'une promiscuité de type familial. La transmission héréditaire n'existe pas mais une transmission congénitale semble possible.

 Le sol infecté et les insectes vecteurs (punaises, moustiques) pourraient jouer un rôle dans la transmission de la maladie. En 2011, la preuve est faite d'une transmission possible du tatou à l'être humain.

Les patients non traités atteints du type lépromateux hébergent un grand nombre de bactéries dans leur muqueuse nasale, les sécrétions nasales, la salive, les lésions cutanées.

La lèpre tuberculoïde, la forme la moins sévère, est généralement considérée comme non contagieuse.

L'incubation, exceptionnellement longue (plusieurs années), explique que la maladie ne se développe que chez les jeunes adultes.

La lèpre se manifeste suivant deux tableaux :

1-      la forme lépromateuse

2-      la forme tuberculoïde

Épidémiologie

La lèpre touche de nos jours encore plus de 700 000 personnes par an dans le monde (la France compte 250 cas déclarés, tous originaires de l’outre-mer ou des zones endémiques)

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Diagnostic

Depuis les années 1960, afin de mieux standardiser et réglementer la thérapeutique, l’OMS a classé les formes cliniques de la lèpre en :

  • Formes multi-bacillaires, correspondant aux formes lépromateuse et intermédiaires, ayant plus de cinq lésions cutanées.
  • Formes pauci-bacillaires, correspondant essentiellement à la forme tuberculoïde.

Lèpre tuberculoïde

Cette forme de lèpre est la plus fréquente.

Elle associe :

De grandes taches dépigmentées sur la peau, qui est devenue insensible au toucher, à bords nets, uniques ou en petit nombre, contenant peu ou pas de bacilles. Les éruptions cutanées, comme dans toutes les formes de lèpre, sont non prurigineuses.

Des troubles nerveux touchant les membres, avec troubles de la sensibilité et anomalies cutanées : ulcères, maux perforants, mutilations, paralysies.

Lymphocytose

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Ces patients ne sont pas contagieux.

Lèpre lépromateuse

La lèpre lépromateuse est une maladie générale.

C'est une forme où les lésions cutanées et muqueuses prédominent :

L’atteinte cutanée prédomine, avec des macules hypochromiques (avec ou sans anesthésie) discrètes, à contours flous. Puis apparaissent les lésions typiques de cette forme, les lépromes qui sont des papules (nodules infiltrés) luisantes nodulaires de sensibilité normale, siégeant sur tout le corps, mais prédominant au visage avec épistaxis et congestion nasale.

L'atteinte des nerfs est moins sévère dans cette forme.

 

Ces patients sont contagieux.

 

Environ la moitié des patients présentant une lèpre lépromateuse développent un érythème noueux lépreux (ENL) au cours des toutes premières années d’antibiothérapie efficace. Cette réaction peut survenir spontanément avant le traitement, facilitant le diagnostic, où elle peut survenir jusqu'à 10 ans après le traitement.

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S’y associent des atteintes  ORL;Ophtalmologiques ,Nerveuses , Envahissement ganglionnaire, hépatosplénique, risque de stérilité.

Lèpre borderline

Entre ces deux formes bien caractérisées, se situe un véritable spectre de formes dites intermédiaires, pour lesquelles les réactions de défense sont instables et variables. Ce spectre est encore mal connu du milieu médical.

Diagnostic bactériologique

 

  • La bacilloscopie consiste en trois prélèvements : suc dermique des deux lobes d’oreille et un prélèvement au niveau d’une lésion.
  • Frottis nasal et PCR sont effectués selon les laboratoires.

Atteinte neurologique

Elle détermine le pronostic de la maladie. La lèpre touche principalement les nerfs périphériques.

Elle débute (dans la 1re année d’évolution de la maladie) par une hypertrophie des troncs nerveux à rechercher au niveau du cubital, du médian, de nerf sciatique poplité externe (SPE), tibial postérieur (TP), plexus cervical superficiel.

Puis au fil des années, apparition d’une mononévrite multiple douloureuse déficitaire.

Le déficit touche d’abord la sensibilité thermo-algique, puis la conduction motrice avec déficit moteur, une amyotrophie  et troubles trophiques….

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Les nerfs les plus touchés sont :

  • Nerf V (anesthésie cornéenne),
  • Nerf VII (atteinte de l’orbiculaire des paupières ou des lèvres entraînant des difficultés pour l’alimentation, l’élocution et donc des difficultés d’ordre psychosocial)
  • Nerf ulnaire +++ (griffe cubitale, amyotrophie, hypoesthésie cutanée donc brûlures …)
  • Nerf médian (amyotrophie thénar, hypoesthésie cutanée ….)
  • Sont aperçues des paralysies mixtes cubito-médianes (« main de singe »), aucune préhension possible
  • Le radial, plus rarement
  • Le tibial postérieur (TP) +++,
  • Le SPE +++, pied tombant (steppage), pied en varus équin
  • Atteinte mixte SPE + TP

Invalidité

Ce sont les complications ultimes de toutes les formes de lèpre. Ces complications peuvent être invisibles (conséquences psychosociales, maladie tabou), et visibles (mutilations, déformations, paralysie

Traitement

Bien que non mortelle, la lèpre expose à des invalidités sévères et des handicaps permanents si elle n'est pas traitée à temps.

Le traitement comporte plusieurs antibiotiques, afin d'éviter de sélectionner des souches résistantes du germe, l’OMS recommande depuis 1981 une polychimiothérapie (PCT) comprenant trois médicaments : La dapsone, la rifampicine et le clofazimine.

Ces trois antibiotiques constituent le traitement de référence de l'OMS.

. La durée du traitement oscille entre 6 et 24 mois.

En cas de résistance et/ou allergie, on peut utiliser les cyclines, les fuoroquinolones, la clarythromycine…

Rechutes

Elles sont rares, 0,77% à 9 ans 

Immunité entre tuberculose et lèpre

Il y a une certaine immunité croisée entre la tuberculose et la lèpre.

Les pays où la tuberculose a sévi le plus anciennement sont depuis le plus longtemps débarrassés de la lèpre.

Le BCG aurait une efficacité protectrice vis-à-vis de Mycobacterium leprae. La vaccination faite avant l'âge de 15 ans, et la revaccination amélioreraient cette prévention.

Par docteur mailler - Publié dans : maladie infectieuse
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Vendredi 20 janvier 2012 5 20 /01 /Jan /2012 15:54

 

Le traitement médicamenteux d’une maladie de Parkinson repose sur les traitements antiparkisoniens propres, les psychotropes, les anxiolytiques, les  anti-dépresseurs, les myorelaxants, les antalgiques…

 Les troubles digestifs induits par Lévodopa seront corrigés par dompéridone, à arrêter 8 semaines plus tard.

 Il ne faut jamais interrompre de façon brutale un traitement pro-dopaminergique, par risque de syndrome malin des neuroleptiques.

 

A- PHASE PRECOCE

 A1- Retentissement moteur =nul

Pas de traitement spécifique.

 A2- Retentissement moteur modéré

Retarder autant que possible la prise de dopamine.

Patient < 60 ans : agoniste dopaminergique ou anticholinergique (si tremblements importants).

Patient > 60 ans avec troubles cognitifs : dopathérapie

 A3-Retentissement moteur important

Patient < 60 ans : agoniste dopaminergique

Patient > 70 ans : dopathérapie

 

B- PHASE EVOLUEE

 La stabilisation « lune de miel » dure entre 5 et 10 ans avec des fluctuations motrices, des effets on/off, des dyskinésie

 Il faut fractionner les doses sur la journée, associer Lévodopa à un médicament pro-dopaminergique ( agoniste dopaminergique, inhibiteur de la catéchol-o-méthyl transférase, inhibiteur de la monoamine oxydase)

 En cas de tremblements handicapants : utiliser un anticholinergique.

 En cas de dyskinésies résistantes, l’amantadine (Symmetrel) est parfois efficace.

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C- PHASE D’ECHAPPEMENT

 En cas d’akinésie sévère : utiliser l’apomorphine en sous cutanée par pompe.

La neurostimulation profonde améliore les tremblements, l’akinésie et la rigidité.

 

D- GLOSSAIRE

 AKINESIE : lenteur d'initiation des mouvements avec tendance à l'immobilité (mouvements volontaires, mouvements associés, mouvements d'ajustement postural, mouvements d'expression gestuelle et émotionnelle)

DOPATHERAPIE : Lévodopa : efficace sur les tremblements l’akinésie, la rigidité ; augmente l’espérance de vie. Donne des troubles du comportement (compulsions, jeu pathologique, exhibitionnisme, hypersexualité),  digestifs, cardiovasculaires et des fluctuations motrices.

A prescrire avec des inhibiteurs de son métabolisme ( Comtan, Azilect, Eldepryl) : diminue les doses et les effets indésirables. Il existe des associations Lévodopa + inhibiteurs comme : Stalevo.

 

INHIBITEURS CENTRAUX DU METABOLISME DE LA DOPAMINE : Comtan, Azilect, Eldepryl, ont une activité faible prescrits seuls. Ils sont utilisés en début de maladie.

 

AGONISTES DOPAMINERGIQUES : Parlodel, Requip, Mirapex,Dostinex, stimulent de façon plus régulière, permet de réduire la dose de Lévodopa, mêmes effets indésirables que Lévodopa. Il y a un risque de fibrose pleuropulmonaire, rétro-péritonéale, péricardique, ou de valvulopathies avec les dérivés ergotés.

 

ANTICHOLINERGIQUES :Akineton, Cogentin, Parsitan, Bénadryl, présentent des effets indésirables importants : constipation, sécheresse de bouche, confusion, rétension urinaire… A utiliser dans les situations spécifiques (tremblements invalidants).

Par docteur mailler - Publié dans : neurologie
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Jeudi 19 janvier 2012 4 19 /01 /Jan /2012 15:00

  

Le rôle du médecin généraliste est primordial dans la prise en charge d’un patient Alzheimer.

 Il diagnostique la maladie, dépiste et suit le déclin cognitif, prévient la dénutrition, les chutes, adapte les aides possibles, prépare l’entrée en EHPAD.

 Il prend en charge également l’entourage du patient Alzheimer…

 

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L’acétylcholine est un  neurotransmetteur impliqué dans les processus cognitifs. Une détérioration du système cholinergique est observé chez les patients Alzheimer.

L’efficacité des traitements est relative, cependant il semblerait qu’ils permettraient de retarder l’institutionnalisation des patients. Ils semblent que les inhibiteurs de l’acétylcholinestérase soient efficaces, de façon toute relative, sur la cognition, l’état fonctionnel du patient, l’impression clinique globale, les troubles du comportement et la qualité de vie, selon la méta-analyse Cochrane.

Par docteur mailler - Publié dans : neurologie
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Dimanche 8 janvier 2012 7 08 /01 /Jan /2012 18:36

LE SUBUTEX (buprénorphine) EN PRATIQUE

 Une substance psycho-active est une substance :

-         qui modifie les perceptions et l’état de conscience

-         qui a un effet addictogène

-         qui est nocive et toxique de façon immédiate ou différée.

 

230 000 usagers réguliers d’opiacés, de cocaïnes, d’amphétamines ont une consommation qualifiée de problématique.

Ces personnes sont souvent marquées par la précarité, des affections psychiatriques, et un usage de multiples substances : opiacés, traitements de substitution dans un cadre thérapeutique ou non, cocaïne, crack, somnifères, anxiolytiques, alcool, cannabis, Kétamine.

 Il existe de plus en plus de consommateurs insérés socialement et répartis dans tout le pays, notamment à cause de micro-trafics et l’achat sur internet.

 104 000 personnes ont eu une prescription de buprénorphine en 2007 avec environ 12% d’usage détourné.

 Ne pas oublier de dépister le VIH (6 à 8%) et surtout le VHC (40 à 50%).

 

Les décès par surdose sont en augmentation.

 

LES 3 PHASES DU COMPORTEMENT DE L’HEROINOMANE

- LA LUNE DE MIEL : prise contrôlée de la substance, apparition de la tolérance, il faut de plus en plus de substance pour avoir le même effet. La dépendance psychique survient.

- LA GESTION DU MANQUE : la poursuite du plaisir passe par une poly-consommation, souvent pour gérer le manque.

- LA GALERE : le manque est omniprésent, le plaisir n’existe plus…

 

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Le SUBUTEX permet de traiter pharmacologiquement le phénomène de dépendance, il ne se substitue pas réellement à l’héroïne. Il permet l’abstinence et de rester abstinent, il n’y a pas d’effet Flash, il offre une longue durée d’action d’environ 24 heures sans risque d’euphorie.

 L’objectif du traitement est de traiter le manque, de diminuer le besoin de consommer (craving) et de prendre en charge le patient de façon globale ( dimension somatique, psychologique et social) dans un contexte d’engagement réciproque entre le thérapeute et le patient.

 

Il existe 5 stades dans le processus de changement du comportement :

-         PRECONTEMPLATION : stade du consommateur heureux qui n’a pas l’intention de modifier son comportement dans les 6 mois et nie les conséquences négatives de son comportement.

-         CONTEMPLATION : stade du consommateur indécis qui a l’intention de changer de comportement dans les 6 mois, qui a conscience des avantages et des inconvénients liés au changement. 

-         PREPARATION : le consommateur veut passer à l’action dans un avenir proche, il est prêt à intégrer un programme de soin. 

-         ACTION : stade de l’arrêt 

-         MAINTENANCE : stade de la prévention de la rechute. 

 

Les rechutes sur le long terme sont fréquentes et font parties des processus de changement.

 

Il existe 3 étapes dans le traitement par SUBUTEX :

 A -  L’INDUCTION 

  Elle vise la suppression des symptômes de manque et la diminution du craving pour l’héroïne.

Avant la mise en route d’un traitement, il est conseillé de faire une évaluation globale de l’état de santé du patient. Un bilan biologique peut être prescrit : NFS plaquettes VS Créatininémie, Bilan hépatique, Sérologies VHB VHC VIH1 et 2  TPHA VDRL, qu’on peut compléter avec une radiographie pulmonaire, une IDR, une recherche de protéinurie ou d’hématurie ; voire un examen gynécologique avec prélèvements (chlamydiose…) chez les femmes.

 La posologie initiale est de 0,8 à 4 mg/j en une prise sublinguale.

 La première prise doit intervenir 4 heures après la dernière prise de stupéfiant ou des l’apparition des premiers signes de manque.

En cas de relais avec la méthadone, il faut d’abord réduire la dose de méthadone à un maximum de 30 mg/j.

 

Les signes de manque sont en premier lieu : l’anxiété, la rhinorrhée, l’hypersialorrhée, le larmoiement, l’irritabilité, l’hypersudation…puis en second lieu : une mydriase, une pilo-érection, des frissons, des tremblements, sensations de chaud et froid, une anorexie, un malaise général, une anxièté croissante, un syndrome pseudo-grippal…

 

Il est parfois nécessaire d’augmenter les posologies au cours du premier mois de traitement. La posologie moyenne est de 8 mg/j avec un maximum à 16 mg/j.

Attention, l’association avec les benzodiazépines est à éviter (décès possible par dépression respiratoire).

 

B- LA STABILISATION

 Le patient prend régulièrement une dose stable de médicament de substitution, n’a plus de craving et ne consomme plus de manière significative d’autres substances psycho-actives.

 Le Subutex doit être pris une fois par jour par voie sub-linguale avec un temps de dissolution compris entre 5 et 10 minutes.

Le fractionnement de la prise par le patient peut traduire une pratique addictive, telle que l’injection ou les consommations annexes. La monoprise est garante d’une stabilisation du patient avec l’évitement au cours de la journée d’alternance d’effets euphorisant/manque.

 

C- L’ARRET

 Une diminution progressive après un certain temps est possible soit par une demande du patient lui-même, soit parce que la qualité de vie, l’état physique est favorable.

Par docteur mailler - Publié dans : psychiatrie
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